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Les Britanniques découvrent mercredi le visage du bébé royal

Le prince Harry et Meghan Markle après leur mariage, à Windsor Castle, à Windsor, près de Londres, en Angleterre, le 19 mai 2018.

Les Britanniques vont découvrir mercredi le visage du petit garçon du prince Harry et de son épouse Meghan, né lundi et septième dans l'ordre de succession au trône britannique.

Une naissance royale suscite toujours beaucoup d'engouement au Royaume-Uni mais celle-ci a particulièrement attisé la curiosité, les parents voulant se tenir à l'abri des regards pendant la grossesse et au moment de la naissance, dont le lieu n'a pas été communiqué.

La nouvelle a toutefois été annoncée devant les caméras, et avec entrain, par le prince Harry lui-même lundi après-midi. Le nouveau père de 34 ans a confié être "aux anges" et déjà conquis par son premier enfant "absolument irrésistible", un garçon de 3,260 kilos.

Malgré une autre annonce sur le compte Instagram du couple, aucune image du nourrisson n'a filtré.

Nombreux sont donc les Britanniques à spéculer avant cette présentation à la presse, prévue mercredi au château de Windsor. Aura-t-il les cheveux roux de Harry? Les yeux chocolat de Meghan?

Zahra Kibue, 34 ans, est surtout "curieuse de voir à quoi il ressemble" du fait de son métissage. Pour cette femme originaire de Bristol, au sud de l'Angleterre, c'est "très important" que sa mère soit métisse et compte parmi ses ancêtres des esclaves qui travaillaient dans des plantations de coton en Géorgie. "Cela montre que nous sommes tous un", a-t-elle dit à l'AFP, voulant y lire un message d'ouverture de la monarchie.

La présentation est d'autant plus attendue que les Britanniques "verront très peu cet enfant", selon Penny Junor, auteur d'une biographie intitulée "Prince Harry: Frère, soldat, fils". Le prince Harry, dont la mère Diana est tragiquement décédée dans un accident de voiture en 1997 alors qu'elle était suivie par des paparazzis, "voudra protéger l'enfant", a-t-elle dit à l'AFP. Avant de nuancer: "il se pourrait que Meghan apprécie de le montrer", l'ancienne actrice américaine "aimant beaucoup être sous les feux des projecteurs".

- Pas encore d'indice sur le prénom -

Le prénom de l'enfant n'a pas encore été révélé, le prince Harry ayant indiqué lundi encore y réfléchir avec son épouse, malgré le retard de la venue de son enfant qui était annoncée fin avril ou tout début mai.

Les Britanniques ont l'habitude: ils avaient dû patienter une semaine avant de connaître celui de William et un mois pour celui de Charles. Alors en attendant de découvrir le choix des nouveaux parents, ils jouent aux devinettes. Alexander, James et Arthur figurent parmi les prénoms favoris des parieurs.

A Windsor, les commerçants ne vendent pas encore de souvenirs. "Sans le prénom, on a rien", a justifié l'un d'entre eux. De son côté, Jeanelle Schultz, une touriste américaine originaire du Nebraska, se permet quelques conseils: "Je pense qu'elle devrait l'appeler Spencer, d'après Diana", la mère du prince Harry, tragiquement décédée dans un accident de voiture en 1997 et dont c'était le nom de jeune fille. Meghan pourrait aussi choisir un prénom rendant hommage à son héritage familial, outre-Atlantique.

Avec AFP

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Législatives allemandes: le parti de Merkel en 2e position

German Finance Minister, vice-chancellor and the Social Democrats (SPD) candidate for Chancellor Olaf Scholz waves on the stage after the estimates were broadcast on TV, in Berlin, Sept. 26, 2021.

Les sociaux-démocrates allemands sont sortis dimanche de peu en tête des élections législatives marquant la fin de l'ère Merkel, selon de premières estimations, mais les conservateurs de la chancelière entendent malgré tout leur disputer la formation du prochain gouvernement.

Le SPD et leur chef de file Olaf Scholz devancent très légèrement, avec entre 24,9% et 25,8%, l'union conservatrice CDU-CSU menée par Armin Laschet, deuxième avec entre 24,2 et 24,7%, selon ces estimations diffusées par les chaînes de télévision.

Olaf Scholz a parlé d'un "grand succès" et s'est présenté comme le "prochain chancelier".

Mais malgré leur résultat "décevant", les conservateurs entendent bien former eux aussi le prochain exécutif, a prévenu dans la foulée, Armin Laschet, qui s'est exprimé au côté de Mme Merkel.

Cette compétition qui se profile risque de plonger la première économie européenne dans une longue période de paralysie politique et de tractations entre partis.

"Pertes amères"

Pour les chrétiens-démocrates, les "pertes sont amères", a toutefois admis Paul Ziemak, numéro deux de la CDU. Jamais le parti n'était tombé sous le seuil de 30%. En 2017, il avait encore enregistré 32,8% des suffrages.

Quoi qu'il arrive, les résultats qui se profilent en Allemagne marquent une renaissance inattendue du parti social-démocrate, donné moribond il y a encore quelques mois. Les sondages ont été accueillis par une clameur de joie au siège berlinois du parti.

Une part importante des électeurs ayant voté par correspondance, cette première tendance pourrait cependant être corrigée au fil de la soirée après les premiers dépouillements.

Les chrétiens-démocrates sont eux assurés de subir un revers sans précédent, qui va entraîner des remous en interne et promet une succession compliquée d'Angela Merkel.

Le score inférieur à 30% est une "catastrophe", selon le quotidien populaire Bild.

Ce revers jette une ombre sur la fin de règne de Mme Merkel, dont la popularité reste au zénith au terme de quatre mandats mais qui s'est avérée incapable de préparer sa succession.

Les Verts et leur candidate Annalena Baerbock, un temps favoris du scrutin, manquent le coche avec 14,8%, selon ces estimations. Maigre motif de satisfaction: ils battent leur record de 2009, quand ils avaient obtenu 10,7% des voix, et progressent de six points par rapport à 2017.

Les libéraux du FDP, quatrième avec environ 11,5%, apparaissent comme les "faiseurs de rois" incontournables pour bâtir une future coalition.

L'extrême droite de l'AfD, dont l'entrée au Bundestag avait été le fait saillant du précédent scrutin de 2017, confirme son enracinement dans le paysage politique allemand. Mais avec entre 10 et 11%, ce parti islamophobe miné par des conflits internes, est en léger recul par rapport à il y a quatre ans (12,6%).

Si la tendance se confirme, Olaf Scholz, vice-chancelier austère et ministre des Finances du gouvernement sortant, semble avoir les meilleures chances de succéder à Angela Merkel, chancelière depuis 16 ans, et d'enclencher le "changement" promis en fin de campagne.

Ce social-démocrate tendance centriste va cependant devoir bâtir une coalition à trois partis, une première dans l'histoire contemporaine allemande.

Les Verts, qui n'ont pas caché durant la campagne leur disponibilité pour entrer dans un gouvernement social-démocrate, devraient faire partie de l'attelage.

Départ retardé de Merkel?

L'identité de la troisième force d'appoint reste elle totalement incertaine. Les libéraux du FDP, clairement marqués à droite, sont un partenaire possible dans le cadre d'une coalition dite "feu tricolore".

Autre partenaire possible, la gauche radicale de Die Linke, qui rassemble selon ces sondages, environ 5%, mais qui n'est pas assurée de passer la barre des 5% et d'ainsi sauver son groupe au Bundestag.

Olaf Scholz s'est montré ouvert à des discussions avec ces deux formations en désaccord sur pratiquement tous les sujets.

Les tractations risquant de durer plusieurs mois, elles pourraient retarder le départ effectif de Mme Merkel, 67 ans dont plus de 30 passés en politique.

Après une campagne chaotique marquée par ses erreurs et insuffisances, M. Laschet, le grand perdant de la soirée à ce stade, va cependant devoir se montrer très persuasif. Comme un acte manqué, en votant il a enfreint la règle du secret du bulletin, en laissant apparaître son choix devant les caméras.

L'après Merkel risque au final de donner lieu à une nouvelle guerre des chefs au sein de la droite allemande, où la question de l'avenir de M. Laschet à la tête de la CDU est posée, huit mois après son élection.

Les Allemands aux urnes pour choisir le successeur d'Angela Merkel

Panneaux de campagne des candidats à la chancellerie allemande: Annalena Baerbock des Verts, Olaf Scholz des sociaux-démocrates et Armin Laschet du CDU à Berlin, samedi 25 septembre 2021.

Quelque 60 millions d'électeurs allemands sont attendus aux urnes ce dimanche pour renouveler leur Parlement qui à son tour va déterminer qui va succéder à la chancelière Angela Merkel.

Mme Merkel, 67 ans, est aux commandes de la plus grande économie d'Europe depuis 2005.

L’élection s’annonce serrée et pourrait déboucher sur un gouvernement de coalition. Durant la campagne, deux candidats semblaient sortir du lot.

Il s’agit d’une part d’Armin Laschet de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de Mme Merkel dont il est le président en exercice. A 60 ans, il est aussi le Premier ministre de l'État le plus peuplé d'Allemagne, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

En face, il y a Olaf Scholz du Parti social-démocrate (SPD). A 63 ans, cet ancien ministre des finances est actuellement vice-chancelier.

Selon les analystes, la formation du prochain gouvernement pourrait prendre des semaines voire des mois.

Elections en Allemagne: qui succèdera à Angela Merkel?
Attendez s'il vous plaît

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Elections en Allemagne: qui succèdera à Angela Merkel?

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La "liste rouge" décourage les candidats africains au vaccin

Un panneau de signalisation pour les voyages en Eurostar, à Londres, le 21 décembre 2020.

La Grande-Bretagne, qui a placé sur "liste rouge" de nombreux pays africains, imposant aux voyageurs arrivant de ces pays de strictes quarantaines, risque de décourager les efforts de vaccination sur le continent le plus en peine, a dénoncé jeudi l'autorité sanitaire de l'Union africaine.

Ces voyageurs, même inoculés des mêmes vaccins qui sont administrés en Europe, doivent subir une quarantaine de dix jours dans un hôtel choisi par le gouvernement britannique.

"Nous regrettons cette position du Royaume-Uni et nous les appelons vivement à la revoir", a déclaré le directeur des Centres africains de Contrôle et de Prévention des maladies (Africa CDC), John Nkengasong, lors de son point de presse hebdomadaire.

La Grande-Bretagne a donné plus de cinq millions de vaccins à l'Afrique, selon l'ONU. Mais "si vous nous envoyez des vaccins tout en disant nous ne reconnaissons pas ces vaccins, cela envoie un message très compliqué, qui crée de la confusion au sein de notre population (...) suscitant davantage de réticence face au vaccin", a-t-il ajouté.

Les Africains vont se demander pourquoi ils devraient se vacciner, si certains pays en Europe refusent de reconnaître la validité de ces vaccins, a-t-il souligné.

"C'est clairement inacceptable. Nous devons élever nos voix contre ces pratiques, ce n'est pas ce qu'il faut pour mettre fin à cette pandémie", a insisté M. Nkengasong.

Ecarter des pays qui vaccinent leurs populations "crée un stigmatisation", va entraver les efforts de lutte contre la pandémie et "finira par nuire aux efforts que nous déployons en Afrique", a-t-il ajouté.

Certains pays africains sont confrontés à une résurgence du Covid car le continent est à la traîne dans la campagne mondiale de vaccination, avec seulement 4% de sa population de 1,3 milliard vaccinés.

La chasse au loup désormais interdite dans toute l'Espagne, malgré l'opposition de certaines régions s’estimant pénalisées

Un loup ibérique (Canis lupus signatus) s'exerce au refuge animalier Basondo, à Kortezubi, en Espagne, le 8 février 2021.

Chasser le loup est désormais interdit dans toute l'Espagne depuis mercredi 23 septembre 2021. La décision ravit certains, mais désole d'autres, comme dans la Sierra de la Culebra, paradis à la fois du loup ibérique et de l'élevage extensif.

"Il y a toujours eu des loups, mais à présent, ils nous dévorent".

Le 4x4 s'avance sur un chemin de terre accidenté, la bergère en descend et, d'un pas robuste, se dirige vers un petit fossé. "C'est là", dit Ana Vega, éleveuse à Ungilde, pointant le sol.

De la carcasse du veau tué deux jours plus tôt, il ne reste rien. "Ils ont tout emporté".

Dans la Sierra de la Culebra, une zone de quelque 70.000 hectares située dans la Castille-et-Léon (nord-ouest de l'Espagne), les loups sont partout, sur les panneaux ou les T-shirts dans les magasins de souvenirs. On en parle au singulier, comme dans un conte.

"Ici, ça a toujours été le paradis des loups", confirme Carlos Zamora derrière ses jumelles, à l'affût d'un spécimen dans le soleil rasant de l'aube.

L'agent forestier explique qu'il y a environ huit meutes d'une dizaine de canidés dans la zone, plus quelques spécimens errants, un chiffre qui, selon lui, n'a pas changé depuis une vingtaine d'années.

"Il y a trois acteurs dans la tragédie du loup: les éleveurs, les écologistes et les chasseurs. Chacun a sa solution", analyse Carlos Zamora. A cela s'ajoutent les touristes, "qui viennent d'Europe pour le voir comme on va voir le lion en Afrique".

- Uniformisation -

Jusqu'ici, les régions au nord du fleuve Duero traitaient le loup comme une espèce cynégétique, ce qui permettait d'en abattre un certain pourcentage, à l'instar de la Cantabrie, où a été décrétée fin juillet l'élimination en 2021 de 34 loups (20% de la population).

Mais afin d'unifier les règles dans le pays, le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez a interdit sa chasse dans toute la péninsule, comme c'est déjà le cas en France ou en Italie. Publié mardi au Journal officiel, le décret est entré en vigueur mercredi.

"Lorsqu'il s'agit d'une espèce rare comme le loup ibérique, la responsabilité de sa conservation doit reposer sur tout le territoire", affirme à l'AFP le secrétaire d'Etat à l'Environnement, Hugo Morán.

Mais la décision a provoqué l'ire de la Cantabrie, des Asturies, de la Galice et de la Castille-et-Léon, régions qui concentrent l'immense majorité de la population de loups et qui promettent de déposer un recours en justice.

Pendant que les écologistes saluent "cette avancée importante", des associations d'éleveurs, comme l'Union des paysans de Castille-et-Léon (UCCL), jugent "incompréhensible que des régions sans loups imposent leur écologisme radical".

- "Concurrence déloyale" -

Ana Vega se souvient de l'époque où les villageois se faisaient justice eux-mêmes quand un mouton était tué par un loup: "s'ils l'attrapaient, ils le tuaient".

Son téléphone regorge de clichés macabres de ses bêtes dévorées, certaines sanglantes où le tronc de l'animal est à moitié déchiqueté.

"Je ne dis pas qu'on doit tous les tuer, mais on doit tous pouvoir vivre", poursuit-elle, réclamant des aides.

Car l'élevage extensif, où les bêtes paissent à l'air libre, implique de lourds investissements face aux prédateurs.

Il faut nourrir et vacciner les anges-gardiens du troupeau, une quinzaine de mastiffs: des chiens géants aussi hauts que des poneys, qui engloutissent des kilos de croquettes.

Ana a aussi payé de sa poche les tracteurs pour arracher les herbes hautes, où les loups aiment se cacher, sur vingt hectares de pâturages.

Les 450 moutons de José Castedo broutent, eux, dans des zones sécurisées par des enclos électriques.

"Des exploitations comme celle-ci, il y en a peu", signale l'éleveur de 62 ans, plus dépité que fier, qui reste circonspect sur la nouvelle législation, notamment en ce qui concerne le montant de l'indemnité en cas d'attaque de loup et les délais de paiement.

Il évoque la "concurrence déloyale" d'autres régions, où "on s'occupe deux heures par jour des moutons avec une barrière d'un mètre de haut".

Sans les chiffrer, le ministère de la Transition promet des "ressources financières": "l'éleveur qui vit avec des grands carnivores exige un traitement particulier", assure Hugo Morán.

Mais cette cohabitation peut s'avérer un mariage heureux, voire une aubaine, comme pour les éleveurs Rosi González et son mari Alberto, qui en ont fait un argument commercial avec leur marque de viande "Paître avec les loups" (pastandoconlobos), dont le logo mêle les profils d'un mouton et d'un loup.

Certaines régions s’estiment pénalisées par la nouvelle loi car protéger leurs exploitations agricoles du prédateur coûte cher. Elles réclament des aides.

Contraste avec les Etats-Unis

La décision de l'Espagne contraste avec celle de l'administration de Donald Trump qui, fin octobre 2020, avait confirmé que les loups ne seraient dorénavant plus une espèce protégée aux Etats-Unis. Elle révoquait ainsi une classification en place depuis 1978 après leur quasi-extinction, et ouvrant la voie à ce qu'ils soient davantage chassés.

L'annonce était intervenue quelques jours avant l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que de nombreux élus républicains du Midwest, terre électorale cruciale, réclamaient le retrait du loup de la liste protégée.

"Après plus de 45 ans sous un statut d'espèce protégée, le loup gris a excédé tous les objectifs de préservation en vue de son rétablissement", avait déclaré le secrétaire à l'Intérieur David Bernhardt (les premières protections ont commencé en 1974).

La population de loups (Canis lupus) aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) est remontée à 6.000, contre moins de 1.000 en 1967, selon le département de l'Intérieur.

Sous la présidence de Barack Obama, le loup avait déjà perdu son statut protégé dans l'Idaho et le Montana.

Il revient désormais aux Etats de décider comment gérer les populations de loups, en autorisant ou non la chasse et les pièges. La mesure était réclamée par des éleveurs. Seul le "loup mexicain", présent dans le Sud-Ouest, restera protégé au niveau fédéral.

La communauté scientifique et un grand nombre d'élus, de citoyens et de militants s'opposaient à la révocation, car le loup n'a pas encore regagné tout son habitat historique.

L'ONG Earthjustice avait promis de contester la décision en justice, accusant l'agence fédérale chargée de la protection des animaux de ne pas avoir suivi les procédures scientifiques normales.

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