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Le prince Harry et sa femme Meghan parents d'un petit garçon

Le prince Harry s'exprime au château de Windsor en Angleterre le 6 mai 2019.

Le prince Harry et son épouse Meghan ont accueilli lundi un petit garçon "absolument irrésistible", une naissance très attendue au Royaume-Uni et annoncée par le nouveau père.

"Je suis très heureux d'annoncer que Meghan et moi avons eu un bébé ce matin, un bébé en très bonne santé", a déclaré le duc de Sussex, très souriant, aux caméras de télévision devant le château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Londres.

Il s'est dit "incroyablement fier de (sa) femme", ancienne actrice américaine de 37 ans qu'il a épousée en mai 2018, et sous le charme de son premier enfant : "cette petite chose est absolument irrésistible et je suis aux anges".

Le premier enfant du couple prend la septième place dans l'ordre de succession au trône britannique.

La nouvelle a aussi été annoncée via Instagram, une première pour la famille royale. "It's a BOY!" ("C'est un garçon!") ont annoncé sur le réseau social le duc et de la duchesse de Sussex, un message qui a reçu plus de 750.000 "likes" en moins d'une heure.

"Nous sommes tous les deux absolument ravis et reconnaissants pour tout l'amour et le soutien de tous", a dit le nouveau père de 34 ans aux médias.

Bien que le bébé soit né avec "un peu de retard", il a affirmé que son épouse et lui réfléchissaient "toujours à un prénom".

Le couple pourrait attendre plusieurs jours avant d'annoncer le prénom et présenter le nourrisson au public. "Je pense que nous vous verrons probablement dans deux jours", a lancé en guise d'indice le prince Harry aux journalistes.

3,260 kilos

La Première ministre britannique Theresa May a félicité les nouveaux parents, leur souhaitant "le meilleur".

Le bébé est le huitième arrière-petit-enfant de la reine Elizabeth II, 93 ans, et du prince Philip, 97 ans.

Le palais de Buckingham a précisé que la naissance avait eu lieu à 05H26 locales (04H26 GMT), en présence du prince Harry, et que le bébé pesait 3,260 kilos. "Son Altesse Royale et son enfant se portent bien", a ajouté le palais.

La reine et son mari le duc d'Édimbourg, le prince de Galles et la duchesse de Cornouailles, grands-parents de l'enfant, ainsi que le duc et la duchesse de Cambridge, l'oncle et la tante du nouveau-né, ont été prévenus.

Lady Jane Fellowes et Lady Sarah McCorquodale, les soeurs de Lady Di - la mère de Harry décédée dans un accident de la circulation à Paris en 1997 -, ainsi que son frère le comte Spencer ont aussi été informés et sont "enchantés de la nouvelle", selon le palais de Buckingham. Le comte a félicité le couple, se réjouissant qu'il y ait "un autre Taureau dans la famille".

La mère de Meghan, Doria Ragland, "qui est folle de joie de l'arrivée de son premier petit-enfant, est avec leurs Altesses Royales au Frogmore Cottage", où vivent le duc et la duchesse de Sussex, dans l'enceinte du château de Windsor, a aussi indiqué le palais.

Ces derniers jours, la naissance avait semblé imminente, le palais de Kensington, qui gère sa communication, ayant annoncé vendredi que le prince Harry annulait une partie d'une visite prévue cette semaine aux Pays-Bas.

James ou Arthur ?

Les Britanniques attendent maintenant de connaître le prénom de l'enfant, Alexander, Arthur, ou James figurant parmi les favoris des bookmakers.

Une naissance royale suscite toujours énormément de spéculations au Royaume-Uni, mais celle-ci a particulièrement attisé la curiosité car le couple royal voulait se tenir le plus possible à l'abri des regards.

Harry et Meghan avaient prévenu début avril qu'ils "partageraient la bonne nouvelle" de la naissance après l'avoir célébrée "en privé et en famille", prenant ainsi le contrepied du prince William et de son épouse Kate qui ont présenté leurs trois enfants immédiatement après leurs naissances à la presse internationale.

Le lieu de la naissance n'a pas été précisé. Selon plusieurs médias britanniques, Meghan aurait accouché à domicile, rompant avec la tradition qui veut que les enfants royaux soient mis au monde dans l'aile privée de l'hôpital St Mary à Londres.

Pour fêter l'événement, le London Eye, la grande roue de Londres située au bord de la Tamise, s'illuminera en rouge, blanc et bleu. Dans la capitale, le message "It's a baby boy !" défilait déjà lundi après-midi en haut de la tour de télécommunications BT Tower.

"Je suis très heureuse !" se réjouissait Giulia Silvestri, une touriste italienne, devant le palais de Buckingham dans la cour duquel la proclamation de la naissance signée des médecins royaux a ensuite été placée sur un chevalet. Les Britanniques Linda Stokes et Samantha Smith ont souhaité "Bonne chance !" aux nouveaux parents.

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Un clan mafieux nigérian démentelé en Italie

La police italienne réalisé une perquisition à Gattinara dans le Piémont.

La police italienne a annoncé jeudi l'arrestation de 19 personnes soupçonnées d'appartenir à un clan mafieux nigérian dont les responsables ont fait preuve d'une rare violence.

Plus de 300 agents ont participé aux arrestations et perquisitions dans neuf villes du nord de l'Italie, entre Bergame, Modène et Parme.

Après deux années d'enquête, facilitée par un informateur au sein du clan, la police estime avoir détruit l'essentiel de ce clan aux allures sectaires.

Parmi les personnes arrêtées figurent "ceux qui décidaient des nouvelles initiations, qui dirigeaient les réseaux de prostitution, qui dominaient par la force d'autres organisations criminelles, qui organisaient le trafic de drogue", assure-t-elle dans un communiqué.

Pour garder le contrôle de son territoire, le clan recourait à "la guérilla urbaine pendant plusieurs jours d'affilée", a-t-elle ajouté.

Selon la police, il s'inscrit dans la série de ces organisations criminelles étrangères qui ont adopté les codes de la mafia italienne mais restent "profondément rivaux".

Le clan, surnommé Maphite, a été créé dans les années 1980, tout comme d'autres gangs nigérians comme le Black Ax et les Vikings, et est devenu une véritable organisation criminelle dans les années 1990. Il est désormais implanté dans de nombreux pays à travers le monde.

Des figures surnommées Main Chief (le principal chef), Deputy Don (Don l'adjoint), Checker (le trésorier) et Fire (le feu) dirigeaient le clan, tandis qu'un comité se chargeait d'exécuter les ordres.

Les membres du clan, initiés selon des rites précis, devaient respecter un code de conduite très strict décrit dans une "bible verte", sous peine de punitions corporelles ou de mort.

Et les liens étroits que le clan gardait avec le Nigeria faisaient craindre aux récalcitrants des mesures de rétorsion non seulement en Italie mais aussi au pays, a ajouté la police.

Selon Paolo Borgna, procureur adjoint à Turin, ces mafias étrangères "naissent et se développent en offrant une protection à leurs concitoyens et en développant une sorte de justice parallèle impitoyable".

"C'est une caractéristique commune à toutes les mafias : on propose une protection, on exige une compensation, on impose la protection et finalement ceux qui refusent sont punis", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), qui fustige régulièrement les criminels étrangers en Italie, a salué l'opération en répétant : "Nous n'avons pas besoin de ce type d'immigration. Les ports sont fermés, les prisons ouvertes".

Opération anti-mariages forcés dans les aéroports britanniques

Campagne contre les mariages forcés en 2009 en France.

A l'aéroport londonien de Heathrow, une famille indienne est interceptée par des officiers britanniques, qui la soupçonnent de venir à Londres pour marier de force deux jeunes femmes.

Ce sont les bleus aux bras de la première, apparemment majeure, et le comportement perçu comme craintif de l'adolescente de 13 ans qui leur ont mis la puce à l'oreille. Mais les bleus sont dus à un accident de la route et la famille a atterri à Londres mardi pour un enterrement.

En discutant avec les proches, les officiers apprennent toutefois que les parents ont récemment trouvé un fiancé à la plus âgée des deux : un homme vivant dans l'état indien du Kerala, qui pourrait déménager au Royaume-Uni.

L'équipe, composée de policiers, d'agents d'immigration et de membres d'associations, explique alors ses droits à la jeune Indienne. "Elle est désormais au courant de (la notion du) consentement" et qu'elle a le droit de "le retirer à n'importe quel moment", estime après l'échange l'inspectrice Kate Bridger, qui participe à cette première journée d'opération de sensibilisation contre les mariages forcés lancée dans les aéroports britanniques.

Les adolescents "savent-ils qu'ils ne sont pas obligés de se marier?", poursuit Kate Bridger en s'adressant à ses coéquipiers, qui interrogeront 72 des 250 voyageurs du vol Air India en provenance de Bangalore. "L'objectif est d'avoir une conversation".

- Sept ans de prison -

Le Royaume-Uni a criminalisé en 2014 les unions forcées, en faisant de cette pratique une infraction pénale passible de sept ans de prison.

La plupart de cas de mariages forcés implique des Britanniques mariés à l'étranger, dans 110 pays, avec une concentration en Inde, au Pakistan et au Bangladesh, d'où l'intérêt particulier porté, au cours de l'opération, aux vols reliant ces pays au Royaume-Uni.

"Mais ce n'est pas qu'un problème d'Asie du Sud", dit à l'AFP Trudy Gittins, inspectrice de la police des Midlands de l'Ouest qui participe aussi à l'opération d'Heathrow. "Cela concerne de nombreuses cultures et communautés différentes".

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 1.764 cas ont été signalés en 2018, un bond de 47% sur un an. Un tiers des victimes étaient mineures, et trois quarts, des femmes. Un signalement impliquait un homme de 80 ans marié à un bébé de deux ans.

Trudy Gittins pointe aussi le cas de victimes LGBT, comme ces hommes homosexuels obligés de se marier à des personnes de sexe opposé pour satisfaire les exigences de familles conservatrices.

Selon la loi britannique, il est interdit d'exercer une pression physique, psychologique, financière, sexuelle ou émotionnelle dans le but d'aboutir à un mariage - civil ou religieux - non consenti par l'un des époux ou les deux.

Quant aux personnes inaptes à consentir elles-mêmes à un mariage, toute incitation, même sans violence et sans pression, est perçue comme un délit.

- Comme "être enterrées vivantes" -

Une première condamnation d'emprisonnement a été prononcée l'année dernière à l'encontre d'une mère, dont l'enfant de 13 ans a été violée par son prétendu "fiancé" au Pakistan.

Mais "notre objectif n'est pas de criminaliser les parents ou les membres de la famille élargie", a indiqué Parm Sandhu, officier de la police londonienne. "Notre objectif est de protéger les jeunes".

Des victimes ont décrit le mariage forcé comme "être enterrées vivantes", rappelle de son côté Trudy Gittins à ses troupes. "Je veux que vous ressentiez ces mots aujourd'hui".

A l'aéroport d'Heathrow, l'opération reçoit le soutien de certains voyageurs. "Nous avons été très surpris, nous n'avons jamais vu ça avant", dit à l'AFP Karan Shah, 31 ans, en voyage de trois semaines au Royaume-Uni avec sa femme. Eux se sont mariés à l'issue d'une union arrangée, mais consentie, souligne-t-il. Alors Karan Shah "lève très haut (s)on pouce" pour cette opération.

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