Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

Les arbitres égyptiennes de football, pionnières en quête de reconnaissance

Des fans réclamant l'accès des Iraniennes aux stades, lors du match entre l'Iran et le Maroc, Coupe du monde, Saint-Pétersbourg, Russie, 15 juin 2018.

Mona Atalla arbore fièrement son maillot rose frappé du logo "Fifa" sur le bord du terrain: pour cette arbitre égyptienne de 37 ans, il constitue un trophée dans sa lutte face aux préjugés qui dominent dans le milieu profondément masculin du football en Egypte.

Dans les années 1990, l'arrivée de joueuses égyptiennes sur les terrains avait suscité les critiques des plus conservateurs.

Celle de femmes arbitrant des matches a bien davantage marqué les esprits. Certains ont jugé "étrange" de voir des femmes arbitrer des hommes, constate Mona Atalla, arbitre de touche, en marge d'un match féminin à l'Université cairote d'Ein Shams.

Mais "lorsque cette tâche est effectuée à la perfection par des femmes, les gens sont fiers de leur présence sur le terrain", assure cette femme aux cheveux courts, le sourire aux lèvres.

Désormais reconnue et licenciée de la Fédération internationale de football (Fifa), elle s'est rendue mi-juin en Ethiopie pour arbitrer un match de qualifications pour la Coupe d'Afrique des nations (CAN) féminine.

En avril, la commission des arbitres de la fédération égyptienne l'a aussi autorisée, avec sa collègue Poussy Said, à arbitrer des matches de seconde et troisième divisions masculines.

Avec des frères arbitres et un père entraîneur, Mme Atalla a évolué dans un univers qui l'a portée et aidée à figurer en 1998 parmi les premières femmes à exercer en Egypte. Son mari, lui aussi, est arbitre.

La jeune femme ne vit toutefois que partiellement de cette activité: elle est avant tout professeure de gymnastique dans une école du Caire. L'arbitrage vient en plus, par passion.

- Désamorcer la violence ? -

Non loin d'elle, sur le terrain, Hanane Hassan, 37 ans, une autre arbitre officielle de la fédération égyptienne, met en avant l'idée d'une approche féminine: selon elle, la présence d'une femme sur le terrain lors d'un match masculin peut contribuer à désamorcer la violence.

"C'est naturel pour moi de rendre mes décisions avec le sourire, afin d'absorber la colère de la personne en face de moi", dit-elle.

Mais des joueuses rejettent encore l'idée d'être arbitrées par d'autres femmes, relève le responsable de la commission des arbitres au sein de la Fédération, Azab Haggag. Certaines vont jusqu'à se plaindre à la fédération, affirmant que les femmes réalisent des performances moins satisfaisantes que les hommes à un tel poste.

Certaines femmes se laissent emporter par les émotions et peuvent s'avérer partiales dans leur arbitrage, estime ainsi Norhan Hamdy, 21 ans, l'une des joueuses du match placé sous la houlette de Mmes Hassan et Atalla.

"En tant que femme joueuse, je préfère qu'un homme arbitre mes matches", dit-elle.

Consciente des défis qui restent à relever, Mme Atalla se dit déterminée à "se battre" pour gagner davantage de reconnaissance et de présence sur les terrains.

Reste encore aux femmes égyptiennes à accéder à la première division masculine, réservée aux hommes arbitres.

"Mes collègues à l'étranger ont déjà arbitré des matches masculins (de première division) dans leurs pays, donc pourquoi pas en Egypte?", s'interroge Mona Atalla, qui peut faire valoir son expérience acquise lors de compétitions internationales.

"La loi est la même (pour les hommes et les femmes) et devrait être appliquée à tous. Et nous l'avons bien étudiée", argue-t-elle.

Pour Azab Haggag, il n'y a aucune de raison de priver les arbitres femmes de matches de première division masculine. Mais il faut les introduire sur les terrains "graduellement, afin que les fans soient mieux préparés et l'acceptent", suggère-t-il.

Selon lui, l'Egypte compte actuellement une soixantaine d'arbitres femmes licenciées, mais seulement 15 sont actives, dont six qui disposent d'une licence internationale.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

NBA - Golden State reprend la main, Houston en playoffs

Stephen Curry, Oakland, Californie, le 10 mars 2019

Le double-champion NBA Golden State a repris les commandes de la conférence Ouest grâce à sa victoire face à Détroit, dimanche, tandis que Houston a validé son ticket pour les playoffs en s'imposant face à La Nouvelle-Orléans.

Golden State et Denver jouent au chat et à la souris en tête de la conférence Ouest: après avoir brièvement abandonné aux Nuggets leur siège de leader samedi, les Warriors ont retrouvé le haut du classement à la faveur de leur succès contre les Pistons (121-114).

Stephen Curry, de retour dans l'effectif des Warriors après un match de repos, a inscrit 26 points, et son acolyte Klay Thompson en a ajouté 24.

Grâce à la lourde défaite de Denver à Indiana (124-88) les Warriors affichent seuls le meilleur bilan de la conférence Ouest avec 50 victoires et 23 défaites.

De son côté, Houston a assuré sa place en playoffs en venant à bout de La Nouvelle-Orléans 113 à 90.

Les Rockets, troisièmes de la conférence Ouest avec 47 victoires et 27 défaites, sont certains de terminer à l'une des huit premières places du classement, qualificatives pour les playoffs.

Les coéquipiers de James Harden atteignent ce stade de la compétition pour la septième année consécutive.

"On a été professionnels dès le début du match", s'est félicité Harden, qui n'a passé que 29 minutes sur le parquet, mais inscrit 28 points.

"Il y a eu des matches où on s'est relâchés, face à un adversaire moins fort, et on s'est fait rattraper. Ce soir, on a fait du bon boulot du début à la fin en prenant les choses en main", a ajouté le barbu le plus célèbre de la NBA, qui affiche une moyenne de 36,4 points par match cette saison.

Meilleure équipe de la saison régulière en 2017-2018, Houston avait atteint la finale de la conférence Ouest, s'inclinant face au futur champion NBA Golden State.

Les Los Angeles Clipers ont fait un pas supplémentaire vers les playoffs en disposant de New York 124 à 113 grâce à Lou Williams (29 pts), Danilo Gallinari (26 pts) et Montrez Harrell (24 pts). Après une série de cinq victoires consécutives, ils grimpent à la 5e place à l'Ouest (44v-30d).

Dans la conférence Est, rien ne va plus pour Boston qui a subi une quatrième défaite de suite face à San Antonio (115-96).

Les Spurs ont étouffé les Celtics grâce aux 48 points et 13 rebonds du pivot LaMarcus Alridge.

Boston (43v-31d), 5e à l'Est, n'est toujours pas officiellement qualifié pour les playoffs, tandis que San Antonio (43v-31d) reste 8e à l'Ouest.

Milwaukee (55v-19d) a conforté sa place de leader de la conférence Est en s'imposant facilement face à Cleveland, 127 à 105.

Giannis Antetokounmpo, favori pour le titre de meilleur joueur de la saison ("MVP"), a terminé la rencontre avec 26 points, 10 rebonds et 7 passes décisives.

Le "Greek Freak" n'a pas semblé gêné par sa récente entorse à la cheville droite, qui l'avait tenu éloigné des parquets pendant deux matches en début de semaine.

Les Bucks comptent désormais quatre matches d'avance sur Toronto (51v-23d), qui s'est fait surprendre à la dernière seconde par Charlotte (115-114).

Les Hornets se sont imposés grâce à un "buzzer beater" miraculeux de Jeremy Lamb, un panier marqué depuis sa moitié du terrain.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches disputés dimanche:

Boston - San Antonio 96 - 115

LA Lakers - Sacramento 111 - 106

La Nouvelle-Orleans - Houston 90 - 113

Toronto - Charlotte 114 - 115

Golden State - Detroit 121 - 114

Indiana - Denver 124 - 88

Milwaukee - Cleveland 127 - 105

New York - LA Clippers 113 - 124

Avec AFP

Un freestyler polonais de basket talentueux

Un freestyler polonais de basket talentueux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:25 0:00

Votre page des sports

Votre page des sports
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:02:24 0:00

Libération de 20 joueurs de l'équipe de football de l'université de Buea

Libération de 20 joueurs de l'équipe de football de l'université de Buea
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:45 0:00

L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Voir plus

XS
SM
MD
LG