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Les supportrices algériennes restent à la porte des stades de foot

L'Algérien Yacine Brahimi (D) et le Russe Igor Denisov lors du match Algérie/Russie de la coupe du Monde au Brésil, 26 juin 2014.

Les femmes n'ont "pas leur place" dans un stade de foot, assène comme une évidence un jeune supporteur algérien, résumant l'opinion qui domine dans les tribunes. Aucune loi n'en interdit l'accès aux Algériennes, mais le stade de footbal est un territoire exclusivement masculin en Algérie.

Jusque dans les années 1980, elles étaient nombreuses dans les gradins avec les hommes. C'était "la belle époque", quand la mixité était la norme dans la société algérienne, se souvient Djahida, une esthéticienne sexagénaire.

Les naissances successives de ses deux enfants ont éloigné des stades cette fan de football. Puis vinrent les années de guerre civile (1992-2002), durant lesquelles on évitait tout lieu public.

Aujourd'hui, plus question pour Djahida d'y retourner: elle a peur d'être insultée voire agressée, dans des tribunes désormais accaparées par des hommes, majoritairement jeunes, qui font la loi et disent ouvertement que les femmes n'y sont pas les bienvenues.

"Si les femmes veulent voir un match de foot, qu'elles aillent voir jouer les footballeuses et nous laissent entre nous", lance Sid Ali, un chômeur de 22 ans, approuvé par ses copains hilares, regroupés devant le stade de leur club préféré, l'USMA (Union sportive de la Médina d'Alger).

"On a besoin de se défouler entre garçons", poursuit le jeune homme, coiffé d'une iroquoise décolorée, sous-entendant que la présence de femmes les mettrait mal à l'aise, notamment au moment de se joindre aux torrents d'insultes à caractère sexuel que s'échangent les supporteurs.

Des femmes au stade? Kamel, 20 ans et également chômeur, est tout aussi catégorique: "C'est pas leur place!"

"Pourquoi nous envahir alors qu'elles ont leurs feuilletons à la télévision?", poursuit-il dans son haut de survêtement rouge et noir aux couleurs de l'USMA, "elles sont déjà partout, au moins le stade est à nous".

Largement cantonnées à l'espace privé durant des années de montée de l'islamisme et de guerre civile, les Algériennes ont ensuite reconquis partiellement l'espace public. En ville, les femmes et les adolescentes ont regagné la rue, abandonnée durant les "années noires", mais se sont aussi approprié des endroits jadis exclusivement masculins, tels que cafés ou restaurants.

Pour certains hommes, le stade de football en Algérie s'impose ainsi comme un ultime bastion de virilité à défendre.

Il est surtout devenu un exutoire au malaise des jeunes hommes, souvent chômeurs et sans perspective d'avenir, explique à l'AFP la sociologue Yamina Rahou, du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) d'Oran.

Le stade leur semble le seul lieu où, entre hommes, il leur est possible d'exprimer colère et frustrations sans retenue, dans une société aux multiples tabous, où les loisirs manquent quand on n'a pas d'argent.

Le football passionne pourtant aussi de nombreuses Algériennes, en témoignent toutes celles qui, lors des victoires de l'équipe nationale, sillonnent Alger assises aux portières des voitures, en groupe ou en famille.

Elles assistent sans problème aux matches d'autres sports tels que le handball ou le basket. Mais "c'est un suicide" pour une femme d'aller à un match de foot estime Samia Brahimi, une étudiante de 25 ans passionnée de ballon rond.

Les tribunes sont régulièrement bombardées de projectiles divers et les abords du stade sont souvent le théâtre d'affrontements entre supporteurs ou avec les forces de l'ordre.

Les stades de foot restent en outre peu accueillants: gradins de béton inconfortables et sales, WC nauséabonds et absence de sanitaires réservés aux femmes... "On ne demande pas à être comme dans les gradins des courts de tennis de Roland-Garros, mais (il faut) un minimum de dignité", explique Djahida.

Présidente de l'Association de promotion du sport féminin, Dounia Hadjeb dénonce l'absence de volonté politique de changer cet état de fait. Dans les tribunes d'honneur, les responsables politiques et les dirigeants du football algérien ou de clubs ne viennent jamais avec leurs épouses et leurs filles, souligne-t-elle.

Leur présence au stade ou celle des femmes des joueurs pourrait être une image forte et agir comme un "déclic", reconnaît Yamina Rahou.

Samia voudrait, elle, que les femmes s'organisent: en venant à une centaine, "on se fera moins embêter" au stade, assure-t-elle.

En attendant, elle suit les matches à la télévision, à l'instar de Lamia et de son mari Lyes, des quadragénaires mordus de football qui ne conçoivent leur passion qu'en famille.

Comme Lyes, de nombreux Algériens se privent de stade faute de pouvoir y emmener leur épouse et leurs enfants. "On ne peut pas aller en famille au stade", assure Lamia: "Comment expliquer à mon fils que des hommes (...) insultent sa mère dans des termes très vulgaires ?"

Avec AFP

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Le foot, pour lutter contre la stigmatisation

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Alain Giresse n'est plus sélectionneur de la Tunisie

Alain Giresse lors d'un match entre le Sénégal et l'Algérie, Guinée Equatoriale, le 27 janvier 2017

La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé mercredi avoir mis fin "à l'amiable" à son contrat avec l'entraîneur français Alain Giresse, ancien joueur star des années 1970-80, qui occupait le poste de sélectionneur depuis moins d'un an.

Dans un bref communiqué publié sur sa page Facebook, la FTF ne précise pas les raisons de cette décision, ni le nom du nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage.

En décembre 2018, M. Giresse avait signé un contrat de 18 mois renouvelable pour entrainer l'équipe nationale tunisienne en remplacement du Tunisien Faouzi Benzarti.

Après des débuts chaotiques, la Tunisie s'est, cette année, hissée en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations, où elle a été battue par le Sénégal.

Giresse, 67 ans, a longtemps été un pilier des Girondins de Bordeaux et de l'équipe de France (47 sélections). Comme entraîneur, il a successivement dirigé le Gabon (2006-2010), le Mali (2010-2012) et le Sénégal (2013-2015), avant de retourner au Mali entre 2015 et 2017.

Il a démissionné en septembre 2017, à la suite des mauvais résultats de la sélection lors des qualifications pour le Mondial-2018 en Russie, auquel elle n'a pas participé.

La Kényane Hellen Obiri s'alignera sur 5.000 et 10.000 m aux Mondiaux d'athlétisme

Hellen Onsando Obiri lors du 5.000 m des jeux olympiques d'été, Rio de Janeiro, le 16 aout 2016

La spécialiste kényane du demi-fond Hellen Obiri a annoncé mercredi qu'elle allait s'aligner à la fois sur le 5km et sur le 10km aux Mondiaux de Doha (28 septembre-6 octobre).

Disposant d'une wild card pour le 5.000 m dont elle est la tenante du titre, elle s'est qualifiée pour le 10.000 m en terminant deuxième de la course qualificative de la fédération kényane mercredi, derrière la médaillée de bronze aux Mondiaux de 2017 Agnes Tirop.

Obiri ambitionne de devenir l'une des rares athlètes à gagner sur les deux distances lors d'un même championnat. "Le temps humide m'a été favorable les trois fois où j'ai couru à Doha", a justifié la coureuse de 29 ans à l'AFP.

"Je sais que la mission sera dure mais je compte augmenter mon entraînement les cinq prochaines semaines avant de partir à Doha".

La Fifa nomme un comité de normalisation à la fédération égyptienne

Mohamed Salah remporte le match de qualification à la CAN 2019 entre l’Egypte et le Niger, Egypte, le 8 septembre 2018.

Un comité de normalisation a été nommé par la Fifa pour gérer la Fédération égyptienne de football (EFA), à la suite de la démission de son président durant la Coupe d'Afrique des Nations, a annoncé mardi l'instance.

Le président de la Fédération égyptienne, Hani Abou Rida, avait présenté "sa démission" et "limogé" toute l'équipe technique de la sélection nationale après son élimination surprise début juillet en 8e de finale de la CAN, disputée en Egypte.

Tous les membres du conseil d'administration de la fédération avaient également été invités à présenter leur démission.

"Conformément à ses statuts", la FIFA a nommé un comité de normalisation qui devra notamment "assurer la gestion des affaires courantes" et "organiser des élections pour tous les membres de l'EFA", a indiqué l'instance dans un communiqué.

Ce comité, composé de cinq personnes, est présidé par Amr Youssef Hassan El Ganainy.

La mission de ce comité expirera au plus tard au 31 juillet 2020.

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