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Le tireur fou de Munich avait préparé sa tuerie depuis un an

Les policiers des forces spéciales attendent dans le hall de la gare, après la fusillade à Munich, Allemagne, le 22 juillet 2016.

Le jeune forcené auteur de la tuerie de Munich en Allemagne, qui a semé la panique dans la ville, avait préparé son acte depuis un an et acheté son arme sur internet, mais il n'a pas choisi spécifiquement ses victimes.

La police de la capitale de Bavière (sud) a levé une partie du voile dimanche sur la manière dont David Ali Sonboly, un Germano-Iranien de 18 ans qui souffrait de troubles psychiatriques et était fasciné par les tueries de masse, s'y est pris pour planifier son passage à l'acte.

Il "a préparé son geste depuis un an, c'est-à-dire qu'il a planifié son geste depuis l'été dernier", a déclaré le chef de la police bavaroise, Robert Heimberger, lors d'une conférence de presse sur cette tuerie qui a fait neuf morts, la plupart des adolescents ou de jeunes adultes, ainsi que 35 blessés dont 11 graves.

Outre la fascination qu'il portait à Anders Behring Breivik, auteur du massacre de 77 personnes en Norvège - la fusillade de Munich a eu lieu exactement cinq ans après ce carnage -, la police estime que David Ali Sonboly a été influencé par une autre crise de folie meurtrière en Allemagne: à Winnenden (sud-ouest), en mars 2009, un jeune homme de 17 ans avait tué 15 personnes dans son ancien collège, avant de se suicider.

"Les premières observations aboutissent à la conclusion qu'il s'est intéressé à cet acte" en allant visiter la ville et y prendre des photos il y a un an, puis qu'il a "planifié ensuite son propre acte" de tuerie, a précisé le chef de la police. Des clichés en ce sens, datés, ont été retrouvées sur son appareil photo.

D'après l'enquête, l'auteur de la fusillade a tiré au hasard vendredi et n'a pas choisi à l'avance ou ciblé spécifiquement ses victimes aux abords du centre commercial munichois.

En particulier, "il n'y a ici rien contre les étrangers", contrairement à ce qu'ont envisagé plusieurs médias du fait de l'origine de nombreuses victimes, a déclaré le procureur de Munich Thomas Steinkraus-Koch.

"Phobie sociale"

Le chef de la police a fait valoir que le restaurant McDonald's et le quartier où a eu lieu la fusillade étaient fréquentés surtout par des étrangers ou des Allemands d'origine immigrée, ce qui explique la présence de beaucoup d'entre eux parmi les victimes.

Parmi les morts figurent un Turc, deux Germano-Turcs, deux Allemands, un Hongrois, un Kosovar, un Grec et un apatride.

Cependant, le jeune homme avait au moins cherché à tendre un piège: il a créé un faux compte Facebook en mai dernier, reprenant des photos et des données du compte existant d'une jeune fille, et peu avant les faits posté un message promettant d'offrir le jour même repas et boissons gratuites dans le McDonald's.

Il n'est pas établi malgré tout que les victimes dénombrées aient répondu à l'invitation.

Fils d'Iraniens arrivés en Allemagne comme demandeurs d'asile à la fin des années 1990, David Ali Sonboly souffrait de troubles psychiatriques. Il a effectué un séjour de deux mois dans une clinique en 2015 pour "phobie sociale" et crises d'angoisse. Il suivait depuis un traitement comme en attestent des médicaments trouvés dans sa chambre.

Il est aussi établi qu'il a été victime de harcèlement de la part d'autres jeunes.

Au total, 58 balles ont été retrouvées sur les lieux de la tuerie. Le tueur a utilisé pour cela un pistolet Glock 17 acheté sur le "Darknet", cet ensemble de sites internet secrets et préservant l'anonymat, sur lesquels peuvent se dérouler des transactions illégales.

Quelque 300 autres munitions ont été trouvées dans son sac à dos après qu'il se fut suicidé en voyant la police venir l'interpeller, suggérant que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd.

Un débat s'est déjà engagé en Allemagne sur la nécessité de durcir la législation sur les armes. "Nous devons examiner avec beaucoup de soin si et où il nous faut le cas échéant légiférer", a déclaré M. de Maizière, dans l'édition dominicale du quotidien Bild.

Le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, a aussi appelé à tout faire "pour restreindre l'accès aux armes létales et le contrôler strictement".

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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