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Le terme "vierge" retiré des certificats de mariage au Bangladesh

Employées du textile à Dhaka, au Bangladesh, le 12 septembre 2012.

Le terme "vierge" devra être retiré des certificats de mariage musulmans, selon un jugement de la Cour suprême, qualifié d'important par les organisations qui ont milité pour la suppression de cette disposition "humiliante et discriminatoire".

En vertu des lois régissant le mariage musulman au Bangladesh, la fiancée doit choisir entre trois options pour le certificat, "kumari" (vierge), veuve ou divorcée.

Or dans un jugement rendu le 25 août, la Cour suprême a ordonné au gouvernement de retirer le mot "vierge" pour le remplacer par l'expression "non mariée", a déclaré le procureur général adjoint Amit Talukder.

Le jugement ordonne également aux autorités d'introduire les options "non marié, veuf ou divorcé" pour le futur marié sur les certificats.

Le texte complet du jugement sera publié d'ici octobre, et sa mise en application devrait intervenir aussitôt.

"C'est un jugement important", estime Aynun Nahar Siddiqua, avocat des organisations qui avaient saisi dès 2014 la juridiction la plus haute du pays pour faire retirer cette disposition.

Les organisations de défense des droits humains estiment que l'obligation de préciser si la mariée est vierge ou non, figurant sur les certificats de mariage depuis qu'ils ont été introduits en 1961, est "humiliante et discriminatoire" et porte atteinte à la vie privée de la femme qui se marie tout en étant sexiste.

Près de 90% des 168 millions d'habitants du Bangladesh sont musulmans.

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Indonésie: au moins 174 morts après un mouvement de foule dans un stade

Du gaz lacrymogène lors d'un match de football qui a dégénéré à Malang, en Indonésie, le 1er octobre 2022. Au moins 174 personnes sont mortes dans une bousculade, selon les autorités.

"Des policiers ont projeté du gaz lacrymogène, et les gens se sont aussitôt précipités pour sortir en se poussant les uns les autres et ça a provoqué beaucoup de victimes".

L'Indonésie s'est réveillée dimanche endeuillée par l'une des pires tragédies jamais survenues dans un stade. Au moins 174 personnes sont mortes dans un mouvement de foule quand des milliers de fans ont envahi un terrain de football et ont été aspergés de gaz lacrymogène.

Le drame, qui s'est déroulé samedi soir dans la ville de Malang, à l'est de l'île de Java, a aussi fait plus d'une centaine de blessés dans cet archipel d'Asie du Sud-Est où les rivalités entre supporters virent souvent à la catastrophe.

Des fans de l'équipe locale du Arema FC ont pénétré sur le terrain du stade Kanjuruhan, dans la ville de Malang, après la défaite de leur équipe 3 à 2 contre celle de Persebaya Surabaya. C'était la première fois en plus de vingt ans que l'Arema FC perdait face à sa grande rivale de la ville voisine de Surabaya.

Le bilan, initialement de 127 morts, est monté à 174 morts, a annoncé à la mi-journée Emil Dardak, le vice-gouverneur de la province de Java Est, sur la chaîne de télévision Kompas TV.

La police, qui a qualifié cet incident d'"émeutes", a tenté de persuader les fans de regagner les gradins et a tiré des gaz lacrymogènes après la mort de deux policiers. De nombreuses victimes ont été piétinées mortellement.

Des survivants ont décrit des spectateurs pris de panique, bloqués par la foule, quand la police a lancé des gaz lacrymogènes.

Grandes quantités de lacrymogène

Des images capturées à l'intérieur du stade montrent une énorme quantité de gaz lacrymogène et des personnes s'agrippant aux barrières, tentant de s'échapper. D'autres portaient des spectateurs blessés, se frayant un chemin à travers le chaos.

"Des policiers ont projeté du gaz lacrymogène, et les gens se sont aussitôt précipités pour sortir en se poussant les uns les autres et ça a provoqué beaucoup de victimes", a indiqué à l'AFP Doni, un spectateur de 43 ans, qui n'a pas voulu donner son nom de famille.

"Il n'y avait rien, pas d'émeutes. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, il sont soudainement envoyé du gaz lacrymogène", a-t-il déclaré. "Ce qui m'a choqué c'est qu'ils ont pas pensé aux femmes et aux enfants?"

Interrogé par l'AFP, Sam Gilang, un survivant, qui a perdu trois amis, écrasés par la foule, a évoqué un incident "terrifiant, absolument choquant".

"Les gens se poussaient (...) et beaucoup ont été piétinés en allant vers la sortie. Mes yeux brûlaient à cause des gaz lacrymogènes. Heureusement, j'ai réussi à grimper sur une clôture et j'ai survécu".

Le président indonésien Joko Widodo a ordonné dimanche "une évaluation complète des matchs de football et des procédures de sécurité", après cet incident.

Il a demandé à l'Association nationale du football de suspendre tous les matchs jusqu'à des "amélioration de la sécurité".

"Je regrette profondément cette tragédie et espère que cette tragédie liée au football sera la dernière dans notre pas", a-t-il déclaré dans un discours télévisé.

Le directeur d'un hôpital a indiqué sur une chaîne de télévision locale qu'une des victimes n'avait que cinq ans.

Le stade contenait 42.000 personnes et était au complet selon les autorités. Quelque 3.000 d'entre eux ont envahi le terrain en signe de colère après le match.

Désolation

Un spectacle désolant devant le stade témoignait dimanche matin des agitations de la veille: des véhicules calcinés, dont un camion de police, jonchaient les rues. La police a fait été de 13 véhicules brûlés.

Le gouvernement indonésien a présenté ses excuses pour cet incident.

"Nous sommes désolés pour cet incident (...) C'est un incident regrettable qui +blesse+ notre football à un moment où les supporters peuvent assister à un match dans un stade" après une longue interruption pendant la pandémie de Covid-19, a déclaré le ministre indonésien des Sports et de la Jeunesse Zainudin Amali à la chaîne Kompas.

Mea culpa aussi du côté de l'Association de Football d'Indonésie (PSSI), qui a suspendu tous les matches prévus cette semaine.

"Nous sommes désolés et nous présentons nos excuses aux familles des victimes et à toutes les parties pour cet incident", a dit le président de PSSI, Mochamad Iriawan.

La violence des supporters est un problème en Indonésie, où les rivalités de longue date se sont transformées en affrontements mortels.

Certains matches --le plus important étant derby entre Persija Jakarta et Persib Bandung-- sont si tendus que les joueurs des équipes de haut niveau doivent s'y rendre sous haute protection.

Les fans de Persebaya Surabaya n'avaient pas été autorités à acheter des billets pour le match, de crainte d'incidents.

Le secrétaire général de l'Association nationale de football PSSI, Yunus Yussi, a indiqué avoir communiqué avec la FIFA sur cet incident dramatique et espère éviter des sanctions de l'organe international.

Il a expliqué que la police avait utilisé des gaz lacrymogènes à l'intérieur du stade car "elle devait prendre des mesures pour empêcher" les fans d'envahir le terrain au cours d'une conférence de presse.

Le chef de la Confédération asiatique du football, a exprimé ses regrets face aux pertes humaines.

"Je suis profondément choqué et attristé d'apprendre des nouvelles aussi tragiques venant d'Indonésie, un pays où l'on aime le football", a déclaré Salman bin Ebrahim Al Khalifa dans un communiqué.

L'Indonésie doit accueillir l'an prochain la Coupe du Monde U-20 dans plusieurs stades du pays, mais celui de Malang n'en fait pas partie.

En 1989, un mouvement de foule au stade de Hillsborough en Grande-Bretagne avait causé la mort de 97 fans de Liverpool et en 2012, le stade de Port Said en Egypte avait connu une autre tragédie avec 74 morts.

In 1964, 320 personnes sont mortes et plus d'un millier a été blessé dans un mouvement de foule au stade national de Lima au cours d'un match de qualification entre le Pérou et l'Argentine.

La vice-présidente américaine Kamala Harris boucle sa tournée asiatique par la Corée du Sud

La vice-présidente américaine Kamala Harris boucle sa tournée asiatique par la Corée du Sud
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La vice-présidente américaine Kamala Harris a achevé jeudi une visite en Corée du Sud avec pour objectif de solidifier les liens avec Séoul en matière de défense. Elle s’est notamment rendue à la frontière sud-coréenne, lourdement fortifiée.

Japon: controverse autour des funérailles de Shinzo Abe

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L'ex-Premier ministre Shinzo Abe laisse derrière lui un héritage qui ne fait pas l'unanimité dans son propre pays.

Échange de prisonniers entre Washington et les talibans

Chef de guerre proche des talibans, Bashar Noorzaï (à droite) a été emprisonné aux Etats-Unis pour trafic d'héroïne.

Les Etats-Unis et le régime taliban ont procédé lundi à un échange de prisonniers, entre un ancien combattant de la marine américaine et un soutien clé du mouvement islamiste détenu depuis 17 ans par les Américains, accueilli avec ferveur à Kaboul.

L'Américain Mark Frerichs, enlevé en 2020 en Afghanistan, a été échangé contre Bashar Noorzaï, un chef de guerre proche des talibans emprisonné aux Etats-Unis pour trafic d'héroïne.

"Après de longues négociations, le citoyen américain Mark Frerichs a été remis à une délégation américaine et cette délégation nous a remis (Bashar Noorzaï) aujourd'hui (lundi) à l'aéroport de Kaboul", a indiqué le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, lors d'une conférence de presse dans la capitale.

"Aujourd'hui, nous avons obtenu la libération de Mark Frerichs et il rentrera bientôt chez lui", a confirmé Joe Biden dans un communiqué. "La réussite des négociations ayant conduit à la libération de Mark a exigé des décisions difficiles, ce que je n'ai pas pris à la légère".

Décisions "difficiles"

Le président américain n'a pas précisé quelles décisions il avait dû prendre, mais un haut responsable américain a cité sous le couvert de l'anonymat la grâce accordée à Bashar Noorzaï, arrêté en 2005 et condamné en 2009 aux Etats-Unis à la prison à vie.

Ancien de l'US Navy, Mark Frerichs travaillait en tant qu'ingénieur civil sur des projets de construction en Afghanistan lorsqu'il a été pris en otage, selon le département d'Etat américain. Il se trouvait lundi à Doha dans un état de santé "stable", a précisé le haut responsable américain.

Le 31 janvier, Joe Biden avait demandé aux talibans de libérer "immédiatement" Mark Frerichs "avant de pouvoir espérer une quelconque prise en compte de leurs aspirations à la légitimité". "Ce n'est pas négociable", avait-il insisté à propos du nouveau gouvernement afghan, qui n'a été reconnu par aucun pays au monde.

Le prisonnier afghan libéré, Bashar Noorzaï, n'occupait aucune position officielle au sein des talibans, a précisé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid. Il a néanmoins "apporté un soutien important, y compris en armes", lors de l'émergence du mouvement islamiste dans les années 1990, a-t-il ajouté.

Proche collaborateur de feu le mollah Omar, fondateur mythique des talibans, Bashar Noorzaï a combattu l'occupation soviétique avec les forces moudjahidines soutenues par les Etats-Unis. Lors de son procès, les procureurs américains avaient déclaré qu'il dirigeait un "réseau mondial de stupéfiants" et qu'il avait soutenu le premier régime des talibans entre 1996 et 2001.

"Source de paix"

"Si l'EIA (Emirat islamique d'Afghanistan) n'avait pas montré sa forte détermination, je ne serais pas ici aujourd'hui", a déclaré aux journalistes Bashar Noorzaï lors de son arrivée à Kaboul. "Ma libération en échange d'un Américain sera une source de paix entre l'Afghanistan et les Américains", a-t-il ajouté.

Son retour a été célébré en fanfare par le régime taliban. Des photos postées sur les réseaux sociaux montrent des combattants talibans masqués lui mettant des colliers de fleurs autour du cou.

Bashar Noorzaï est le deuxième détenu afghan libéré par les Etats-Unis au cours des derniers mois. En juin, Assadullah Haroon Gul a été libéré après 15 ans de détention dans la prison de Guantanamo. M. Haroon avait croupi, sans chef d'inculpation, pendant des années dans le centre de détention américain de Cuba après avoir été arrêté en 2006 alors qu'il travaillait comme négociant en miel entre le Pakistan et l'Afghanistan.

La libération de Noorzaï marque le début d'un "nouveau chapitre" dans les relations entre l'Afghanistan et les Etats-Unis, a souligné le ministre des Affaires étrangères.

"Succès majeur"

Sa libération est un "succès majeur" pour les talibans, selon Hekmatullah Hekmat, analyste afghan spécialisé dans la sécurité, interrogé par l'AFP. "Les talibans peuvent dire à leurs fantassins et aux Afghans qu'ils sont capables de ramener leurs ressortissants détenus par des groupes d'opposition."

En août 2021, les talibans ont repris le pouvoir après 20 ans d'occupation du pays par les Etats-Unis et leurs alliés de l'Otan. La guerre a coûté la vie à plus de 2.400 soldats américains et à plus de 3.500 des autres pays de l'Otan, selon l'armée américaine. Des dizaines de milliers d'Afghans ont aussi péri.

Malgré la fierté des talibans d'avoir reconquis le pouvoir, le pays de 38 millions d'habitants doit faire face à l'une des pires crises humanitaires sur la planète, selon les Nations unies. La situation n'a fait qu'empirer quand les versements de milliards de dollars d'aide étrangère, qui ont soutenu l'économie afghane pendant des décennies, ont soudainement été interrompus lors du retrait des Etats-Unis. Quelque 7 milliards de dollars de réserves ont été gelés par Washington.

Le premier samouraï noir du Japon bientôt à l’écran avec Omar Sy

L'acteur Omar Sy (à dr.) pose pour des selfies avec des fans avant la première du film 'Inferno' à Berlin, lundi 10 octobre 2016.

L’acteur français d’origine sénégalo-mauritanienne sera à l’affiche du prochain biopic consacré par Netflix à Yasuke, premier guerrier étranger de l’histoire nipponne. Une nouvelle consécration pour cet acteur qui ne cesse de crever l’écran.

À en croire le magazine cinématographique américain The Hollywood Reporter, Netflix a choisi Omar Sy pour incarner Yasuke, le personnage principal de sa prochaine biographie dédiée au premier samouraï noir et étranger du Japon.

La même source indique que l’acteur français de père sénégalais et de mère mauritanienne sera à la coproduction de cette série de cinq épisodes en compagnie de Nick Jones Jr, un des scénaristes de la version animée disponible sur la plateforme de streaming américain depuis avril 2021.

Une légende célébrée

Mais contrairement à la série d’animation de genre fantastique, Netflix entend reproduire aussi fidèlement que possible, avec Omar Sy, la vie du personnage à la fois mystérieux, légendaire et fascinant que fut Yasuke.

Il s’agit, en effet, d’un homme passé de la condition d’esclave à celle d’honorable guerrier au pays du Soleil-Levant, loin de sa terre natale de Makua, dans la région Est de l’Afrique. Plus précisément au Mozambique, affirme le journaliste franco-ivoirien Serge Bilé qui lui a notamment consacré « Yasuke, le samouraï noir » aux éditions Owen Publishing en 2018.

La trajectoire singulière de Yasuke est celle d’un personnage qui aura su se faire un nom grâce à la bravoure, dans le contexte peu favorable du Japon féodal. Des siècles plus tard, son histoire suscite, de ce point de vue, bien des fantasmes.

Notoriété croissante

Le film représente une nouvelle occasion pour Omar Sy de démontrer ses talents d’acteur, lui qui a débuté à la télévision française en qualité d’humoriste au début des années 2000. Sa notoriété a, par la suite, traversé les frontières françaises pour s’installer sur les rives américaines. Aujourd’hui, de nombreuses firmes de production cinématographique semblent se l’arracher.

Depuis octobre 2021, Omar Sy est en collaboration avec Netflix pour « la production de contenus exclusifs », fort de sa performance dans Lupin, une adaptation du célèbre roman éponyme de Maurice Leblanc. La série, qui prépare sa troisième saison, compte parmi les plus regardées de l’histoire du géant du streaming.

L’acteur Sy s’est également allié à HBO Max, concurrent de Netflix, en mai dernier. « Il faut du cran pour raconter l’histoire du samouraï noir. Je suis extrêmement chanceux d’être de ce voyage avec Omar Sy », a notamment réagi le scénariste Nick Jones Jr, le 8 septembre 2022 à propos de Yasuke.

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