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Le rugby ghanéen rêve de jouer dans la cour des grands

Lucky Sithole, joueur zimbabwéen durant un match

Certaines portent le hijab, d'autres courent pieds nus sur un terrain de fortune, dont les lignes de but ont été tracées au charbon. Des conditions loin d'être optimales, mais les 14 joueuses rêvent d'être les futures stars du rugby ghanéen.

Rafatu Inusah fut l'une des premières femmes de ce pays d'Afrique de l'Ouest à se mettre au rugby en 2009. Elle est désormais entraîneuse et surveille les progrès de ses protégés, garçons et filles, dans cette école en banlieue d'Accra.

Elle est chargée de populariser ce sport pour la fédération nationale et d'aider à mettre en place le programme "Mets-toi au rugby" lancé par le World Rugby, l'organe suprême du rugby mondial.

Le Ghana, qui compte seulement 13 clubs membres de la Ghana Rugby Football Union (GRFU), s'est fixé pour objectif la création de 120 écoles mixtes de rugby avec quelque 1.500 joueurs d'ici 2020.

"J'ai décidé d'aller d'abord dans les écoles islamiques afin de changer leur perception", raconte la jeune femme de 28 ans, qui porte elle-même le hijab.

"Ils pensent que le rugby n'est pas pour les filles. Mais ce sport est pour tout le monde - et ce, que l'on soit chrétien, musulman, hindou. Tout le monde peut jouer au rugby."

Maimuna Dawda a longtemps regardé des matches derrière son poste de télévision avant de toucher un ballon ovale pour la première fois en 2016. Aujourd'hui, l'adolescente de 14 ans joue trois matches par semaine.

"Je veux jouer dans une équipe nationale et être la meilleure joueuse de rugby du Ghana", explique-t-elle fièrement à l'AFP en marge d'un tournoi inter-écoles de rugby à VII.

Reste encore à mettre sur pied une telle équipe féminine nationale.

- 'Les Aigles du Ghana' -

Son pendant masculin existe depuis 2003, "les Aigles du Ghana", qui se sont qualifiés pour le Tournoi Coupe d'Afrique de rugby à VII en octobre à Kampala, la capitale de l'Ouganda. Et même s'ils n'ont décroché que la 9e place sur 10, grâce aux entraînements menés dans les écoles, les joueurs ghanéens rêvent de jeux Olympiques et de Coupe du monde, en particulier pour le rugby à VII.

Selon World Rugby, il y avait environ 8,5 millions joueurs inscrits et non-inscrits dans 121 pays à travers le monde en 2016, mais la moitié d'entre eux se concentrent dans seulement neuf pays (ceux des "Six Nations", Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Irlande, France et Italie, ainsi qu'en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande).

L'Afrique, avec ses 770.000 joueurs, est en première ligne de l'effort mondial pour développer le rugby et en 2016, près de 400.000 jeunes ont participé à des programmes d'initiation.

L'Afrique du Sud, géant historique du ballon ovale, et le Kenya -notamment réputé pour le rugby à VII- restent les leaders sur le continent.

- 'Tenter l'impossible' -

Mais le président de la fédération ghanéenne GRFU, Herbert Mensah, est convaincu que le Ghana - surtout connu pour les exploits de ses footballeurs internationaux, les Black Stars - a tous les atouts pour devenir un compétiteur sérieux.

Il concède toutefois que son travail revient parfois à "tenter l'impossible". Il faut déjà démocratiser le rugby dans son pays, en en faisant un sport aussi inclusif et accessible que possible. "Si on peut jouer au football partout, on peut jouer au rugby aussi dans la rue", lance-t-il.

Herbert Mensah a parcouru le pays à la recherche de nouveaux talents pour modeler les Aigles du Ghana. L'équipe a d'ailleurs sa propre version du haka, le rituel guerrier maori chanté et dansé par les All Blacks néo-zélandais avant les matchs internationaux pour impressionner les adversaires.

"Avec cette nouvelle équipe, et en partant de zéro, nous avons remporté le tournoi d'Afrique de l'Ouest en 2017.

Le manque de moyens est toutefois un lourd frein à l'expansion du sport, et le président de la GRFU doit souvent puiser dans ses économies personnelles pour payer les factures médicales ou le logement de l'équipe, et donner de son temps libre pour aller démarcher des sponsors, encore réticents.

"Maintenant nous devons former un nouveau groupe de joueurs prometteurs, qui ont aujourd'hui 10, 11, 12 ans et qui auront appris à jouer dès le plus jeune âge", explique M. Mensah.

Il se donne quelques années pour y arriver.


Avec AFP

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Qualifs Euro-2020: l'Italie veut renaître, l'Espagne se requinquer

La Ligue A du Championnat d'Italie

L'Italie, absente du dernier Mondial, et l'Espagne, décevante depuis deux grandes compétitions internationales, lancent samedi leurs éliminatoires de l'Euro-2020 avec l'envie de retrouver confiance.

La claque de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie est-elle digérée ? Roberto Mancini et sa Nazionale veulent le prouver sur le terrain, à Udine contre la Finlande.

Ce sera sans Mario Balotelli, qui "n'a pas encore atteint sa forme optimale" malgré ses bons débuts à Marseille selon son sélectionneur. Le technicien a préféré appeler le vétéran Fabio Quagliarella, 36 ans et 21 buts en Serie A au compteur cette saison sous le maillot de la Sampdoria de Gênes.

Pour l'Espagne, véritable machine à éliminatoires depuis plus d'une décennie, l'accueil de la Norvège à Valence doit être l'occasion de laisser loin derrière elle le catastrophique Mondial. Éviction du sélectionneur Julen Lopetegui, à quelques jours du premier match de la Roja, élimination en 8e de finale par la Russie, deux ans après une élimination au même stade à l’Euro : lourd à digérer.

C'est aussi l'heure de retrouver en Espagne le prometteur milieu de terrain du Real Madrid Martin Odegaard, annoncé comme futur crack à son arrivée en 2015 à 17 ans. Décevant, il a depuis été prêté à des clubs néerlandais.

Le sélectionneur Luis Enrique a rebattu les cartes en convoquant plusieurs novices, et en rappelant certains anciens comme le Parisien Juan Bernat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", a-t-il prévenu.

Enfin, la Suisse fera elle aussi ses débuts dans ces éliminatoires, en Géorgie. Les Helvètes, qui ont créé la surprise en Ligue des nations à l'automne en se qualifiant pour le "Final Four" aux dépens des Belges, sont attendus.

Programme des matches de samedi (heures GMT) :

Groupe D

(14h00, à Tbilissi) Géorgie - Suisse

(17h00, à Gibraltar) Gibraltar - Irlande

Groupe F

(17h00, à Solna) Suède - Roumanie

(à Ta' Qali) Malte - Îles Féroé

(19h45, à Valence) Espagne - Norvège

Groupe J

(19h45, à Vaduz) Liechtenstein - Grèce

(à Udine) Italie - Finlande

(à Sarajevo) Bosnie-Herzégovine - Arménie

NBA: Golden State reste sous la menace de Denver

DeMarcus Cousins, à gauche, alors avec Sacramento, contre Enes Kanter d'Oklahoma City Thunder, Sacramento, Californie, le 15 janvier 2017.

Golden State a corrigé Indiana 112 à 89, mais le double champion NBA en titre et leader de la conférence Ouest reste sous le menace de Denver qui s'est imposé à Washington 113 à 108, jeudi.

A quatre semaines du début des play-offs, Golden State et Denver sont toujours dos à dos pour le statut de meilleure équipe de l'Ouest.

Cette première place est cruciale, puisqu'elle garantit à son titulaire de commencer chaque série des play-offs par deux matches à domicile et de disputer, si besoin, le match N.7 décisif devant son public.

Avec encore onze matches de saison régulière à disputer, Golden State (49 v-22 d) ne dispose que d'une demi-victoire d'avance sur Denver (48 v-22 d) qui a encore douze rencontres à son calendrier.

Les Warriors n'ont pas tremblé face à Indiana, mais ils ont attendu la 3e période pour assurer leur victoire.

Stephen Curry n'a marqué "que" 15 points, dont 12 dans la 3e période.

C'est DeMarcus Cousins qui a fini meilleur marqueur des Warriors avec ses 19 points, agrémentés de onze rebonds.

- Durant endeuillé -

Kevin Durant a inscrit de son côté 15 points (6 sur 9 au tir) dans un contexte difficile alors que l'un de ses meilleurs amis était décédé dans la matinée à Atlanta d'une blessure par balles.

La rencontre marquait le retour de l'Australien Andrew Bogut sous le maillot de Golden State, après des passages par Dallas, les Lakers et Cleveland, et un retour dans le Championnat d'Australie.

Le pivot, sacré champion NBA en 2015, a marqué quatre points et capté sept rebonds en neuf minutes.

Les Pacers restent 4e de la conférence Est et n'ont plus besoin que d'une victoire pour officialiser leur qualification pour les play-offs (44 v-29 d).

Denver a enchaîné une cinquième victoire de suite à Washington et ne s'est pas relâché, trois jours après avoir composté son billet pour les play-offs en battant Boston.

Nikola Jokic a marqué 15 points et un total de huit joueurs des Nuggets a dépassé le seuil des dix points.

"Je redoutais que l'équipe ait la gueule de bois après sa qualification, mais elle est allée chercher cette victoire, même si tout n'a pas été très beau", a souligné l'entraîneur de Denver, Michael Malone.

- Batum sur le banc -

A l'Ouest toujours, pas moins de quatre équipes affichent le même bilan, après la surprenant défaite d'Utah à Atlanta (117-114).

Ce revers, dont l'artisan a été le "rookie" des Hawks Trae Young (23 pts), pourrait coûter cher au Jazz.

La franchise de Salt Lake City qui avait remporté ses cinq précédents matches, est à la lutte pour la 5e place avec Oklahoma City, San Antonio et les Clippers qui ont le même bilan de 42 victoires et 30 défaites.

Le grand perdant de cette course dans la course aux play-offs finira 8e et pourrait affronter au 1er tour l'ogre Golden State.

"C'est une défaite particulièrement difficile à digérer", a regretté Donovan Mitchell (34 pts).

A l'Est, Charlotte a préservé ses chances de participer aux play-offs avec une victoire 113 à 106 face à Minnesota.

L'ailier français des Hornets Nicolas Batum a perdu sa place dans le cinq majeur, mais cette décision n'est pas définitive, a assuré son entraîneur.

"On essaie de gagner des matches. Ce n'est pas un aveu d'échec, on joue pour gagner chacun de nos matches et je voulais essayer une autre configuration pour ce match", a déclaré James Borrego.

Charlotte est 10e de la conférence Est (32 v-39 d), à trois victoires de la 8e place, la dernière qualificative pour les play-offs.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de jeudi:

Golden State - Indiana 112 - 89

Atlanta - Utah 117 - 114

Charlotte - Minnesota 113 - 106

Washington - Denver 108 - 113

Phoenix - Detroit 98 - 118

Sacramento - Dallas 116 - 100

Avec AFP

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