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Le producteur d'or Randgold a rouvert ses bureaux au Mali


Des villageoises recherchent des pépites d’or dans les déchets provenant d'une station de lavage dans le village de Hamdalaye, Mali, 25 octobre 2007.

Le producteur d'or sud-africain a payé une partie des impôts réclamés par l'Etat malien et pu en conséquence rouvrir ses bureaux à Bamako, fermés par le gouvernement en raison de ce contentieux.

"Nos bureaux sont ouverts" à Bamako, a déclaré à l'AFP une employée de la société minière, jointe mercredi, sans préciser la date et les circonstances de cette réouverture.

"15 milliards de FCFA (22,8 millions d'euros) ont été perçus par la Direction générale des impôts (DGI). Par conséquent, Randgold a été autorisé à rouvrir ses bureaux à Bamako", a indiqué à l'AFP le service de la communication de la DGI.

Ce versement, qui porte sur environ un tiers des arriérés réclamés par l'Etat, a eu lieu la semaine dernière, selon la même source. Il concerne essentiellement le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des pénalités.

Le montant total des arriérés avant ce règlement avoisinait les 75 millions d'euros, selon les autorités maliennes.

La fermeture des bureaux de Randgold, groupe essentiellement présent en Afrique francophone, avait été imposée le 6 octobre et concernait 18 personnes. Randgold avait toutefois assuré que cette fermeture n'affectait pas l'activité des mines.

Le Mali possède une participation de 20% dans les trois mines locales de Randgold, qui représente à lui seul entre 7 et 11% du Produit intérieur brut malien annuel, selon le groupe.

Ce pays est incontournable pour le groupe qui exploite actuellement cinq mines d'or au total, les deux autres étant situées en Côte d'Ivoire et en République démocratique du Congo (RDC).

En 2015, le bénéfice net de Randgold s'est établi à 189 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 1,4 milliard de dollars.

Avec AFP

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