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Côte d'Ivoire

Le procès en appel d'un président de conseil régional ivoirien reporté au 24 mars

Des partisans de Jacques Mangoua encadrés par les forces de l’ordre devant le palais de justice, à Bouaké, le 30 septembre 2019. (VOA/Siriki Barro)

Le procès en appel du président du Conseil régional du Gbêkê (centre de la Côte d'Ivoire), Jacques Mangoua, condamné à 5 ans de prison, a été reporté au 24 mars, en raison de l'absence de l'accusé, écroué à Abidjan et qui n'avait pas été transféré pour l'audience, au grand dam de la défense.

Encadrés par un important déploiement des forces de l'ordre, quelque 200 militants du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié et dont M. Mangoua est un des vice-présidents, étaient présents au tribunal de Bouaké (centre), a constaté un journaliste de l'AFP.

Faute de prévenu, le président Tahirou Dembélé a renvoyé l'audience au 24 mars.

"Notre justice se doit d'être sérieuse (...) nous sommes rentrés dans une phase d'usure qui est inadmissible" a protesté Me Luc Adje, l'avocat de M. Mangoua.

M. Mangoua, qui a toujours clamé son innocence, a été condamné le 3 octobre 2019 à cinq ans d'emprisonnement ferme et 5 millions de francs CFA (environ 7.600 euros) d'amende pour détention illégale de munitions de guerre.

L'entourage de M. Mangoua crie au "complot" et au "coup monté : "C'est le président lui-même qui a averti la gendarmerie" de la présence des armes à son domicile, avait assuré à l'AFP Moïse Amani, chargé de mission auprès de M. Mangoua.

"Les enjeux de cette affaire sont ailleurs, M. Mangoua préside une région qui se trouve être la plus grande de la Côte d'Ivoire et qui par conséquent est vitale pour l'élection présidentielle 2020. Il préside une région stratégique et est de l'opposition, alors cela est insupportable pour certains hommes politiques", avait écrit à l'AFP sa fille, Joanne Mangoua.

Sa condamnation avait été suivie de troubles qui avaient fait un mort.

Le Gbeké comprend notamment le village de Béoumi, où avaient eu lieu des violences intercommunautaires ayant fait 16 morts en mai 2019.

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Le Premier ministre ivoirien de retour après deux mois de congé médical à l'étranger

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly accueilli par le Président Alassane Ouattara à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny d'Abdijan le 2 juillet 2020. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, candidat du parti au pouvoir à la présidentielle d'octobre, est rentré jeudi en fin d'après-midi à Abidjan après deux mois en France pour des problèmes cardiaques.

"Je suis de retour pour prendre ma place aux côtés du président, pour continuer l'oeuvre de développement et de construction de notre pays la Côte d'Ivoire", a affirmé le Premier ministre lors d'un discours à son arrivée à l'aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan.

Il a souligné qu'il avait été tenu au courant de tous les dossiers par le président Alassane Ouattara qui l'appelait "matin et soir" mais il n'a pas dit un mot sur la présidentielle du 31 octobre ni sur sa candidature.

Malgré la fermeture des frontières en raison de la pandémie de coronavirus, le Premier ministre, qui a subi une greffe du coeur en 2012, s'était rendu en France le 2 mai officiellement pour "un contrôle médical", comme il l'a répété jeudi.

"Le contrôle a été approfondi (...) avec repos. Me voici de retour en forme", a-t-il dit.

Le 10 mai, le porte-parole du gouvernement Sidi Tiémoko Touré avait annoncé qu'un stent lui avait été posé après un examen de coronarographie.

Agé de 61 ans, M. Gon Coulibaly a été désigné candidat du parti du président Alassane Ouattara qui a annoncé en sa décision de ne pas briguer un troisième mandat.

Pendant l'absence d'Amadou Gon Coulibaly, l'ancien président Henri Konan Bédié, 86 ans, a été investi candidat du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), principale formation de l'opposition, pour l'élection présidentielle.

L'autre grande formation d'opposition, le Front populaire ivoirien (FPI), n'a pas encore fait connaître sa position. Son fondateur, l'ex-président Laurent Gbagbo, 75 ans (au pouvoir de 2000 à 2010) est en liberté conditionnelle depuis son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), et son retour en Côte d'Ivoire est incertain.

Un autre candidat s'est déjà déclaré, l'ancien chef rebelle Guillaume Soro, 47 ans, ex-allié du président Ouattara devenu opposant. Mais il fait face à plusieurs procédures judiciaires, dont une condamnation à 20 ans de prison avec déchéance des droits civiques et vit en exil en France.

Le chef du gouvernement a été accueilli par le président Ouattara, son épouse, des membres du gouvernement et d’autres personnalités, selon le site Abidjan.net.

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