Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Le premier round des pourparlers sur la Syrie touche à sa fin, le régime aux portes de Palmyre

Pourparlers Syriens, Genève 2016

Le premier round des négociations indirectes entre l'opposition et le régime syrien touchait à sa fin mercredi, alors que les forces loyalistes étaient aux portes de la cité antique de Palmyre, contrôlée depuis des mois par les de l'Etat islamique (EI).

A la veille d'une pause dans les pourparlers de paix entamés il y a dix jours à Genève, tous les yeux étaient rivés vers Moscou, où doivent se retrouver les parrains américain et russe du processus.

"Le processus diplomatique à Genève est interconnecté à celui qui prendra place à Moscou", a souligné dans un communiqué le Haut comité des négociations (HCN), une vaste coalition d'opposants syriens engagés dans des discussions indirectes avec le régime du président Bachar al-Assad.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est attendu en milieu d'après-midi dans la capitale russe, où il doit s'entretenir avec le président Vladimir Poutine et le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov des efforts pour sortir la Syrie d'une guerre qui a déjà fait plus de 270.000 morts et des millions de réfugiés.

Le HCN a espéré "qu'un message fort soit envoyé au président Bachar al-Assad à l'issue de ce rendez-vous: il ne peut pas continuer à paralyser la transition politique que le peuple syrien demande."

De même, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a souhaité recevoir "l'aide de MM. Kerry et Lavrov". "Ils ont prouvé dans le passé - et j'espère qu'ils le referont à l'avenir - que, lorsqu'ils partagent les mêmes vues, cela aide énormément le processus", a-t-il ajouté, en référence à la trêve en vigueur depuis le 27 février en Syrie.

Cette trêve, qui tient plutôt bien, ne s'applique pas aux groupes jihadistes et le régime a lancé début mars une offensive pour reprendre la ville de Palmyre (centre) au groupe Etat islamique (EI).

Mercredi, les forces loyalistes, soutenues par l'aviation russe, se trouvaient à l'entrée de la "perle du désert", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui dispose d'un large réseau de sources à travers la Syrie. "Les forces du régime sont désormais à deux km du côté sud de la ville et à 5 km du côté ouest", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

- 'Fausse lecture' -

Depuis sa prise de contrôle de Palmyre, il y a près d'un an, le groupe extrémiste y a détruit de nombreux trésors archéologiques comme le célèbre Arc de Triomphe, les temples de Bêl et de Baalshamin.

Cette bataille est capitale pour le régime car une prise de la zone de Palmyre lui permettrait de reprendre le désert syrien et de parvenir plus à l'est à la frontière avec l'Irak, contrôlée par les jihadistes.

En intervenant militairement en Syrie fin septembre, la Russie a déjà permis au président Assad de regagner une partie du terrain cédé à ses opposants. Mais, l'annonce-surprise du retrait de la majorité du contingent russe, il y a une dizaine de jours, a été perçue comme un signal envoyé au régime pour qu'il entre sérieusement dans les négociations à Genève.

"Si les Russes laissent tomber Bachar, il s'écroule", estime ainsi l'analyste Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient. "Sans aide extérieure, le régime n'aura plus les moyens de parader."

C'est une "fausse lecture", a toutefois déclaré dans un entretien à l'AFP le négociateur en chef du régime, Bachar al-Jaafari, pour qui les grandes puissances n'ont pas à interférer dans les discussions entre Syriens. "Quand nous disons que le dialogue est intersyrien sans intervention extérieure, cela s'applique aux Russes et aux Américains", a-t-il martelé.

Depuis son arrivée en Suisse, M. Jaafari n'a rien lâché sur le fond, et s'est vu reprocher par Staffan de Mistura de se contenter de déclarations de principe.

Selon la feuille de route fixée par l'ONU, les pourparlers de Genève doivent aboutir à la mise en place dans les six mois d'un "organe de transition", censé élaborer une nouvelle Constitution et organiser des élections d'ici 18 mois.

La vision de cet "organe" divise les deux camps: le régime envisage un gouvernement élargi à quelques membres de l'opposition. Celle-ci exige le départ préalable du président Assad et de réels pouvoirs.

Avec AFP

Toutes les actualités

Minute Eco: Le Faso lance une plateforme pour les PME de sa diaspora

Minute Eco: Le Faso lance une plateforme pour les PME de sa diaspora
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:26 0:00

Confinement dans certains pays européens à cause de la pandémie de covid-19

Confinement dans certains pays européens à cause de la pandémie de covid-19
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:18 0:00

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala à l'OMC

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala à l'OMC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

La lune de miel entre Washington et Paris est terminée

La lune de miel entre Washington et Paris est terminée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:28 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG