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Damas autorise de nouveaux convois d'aide dans des zones assiégées

Un homme transporte un corps après un bombardement à Douma, en Syrie, le 7 novembre 2015. (REUTERS/Bassam Khabieh)

Le régime syrien a donné son feu vert pour que de l'aide humanitaire parvienne à davantage de zones assiégées, mais refuse toujours l'accès à deux fiefs rebelles, Douma et Daraya, a déclaré un haut responsable de l'ONU.

Jan Egeland, chef d'un groupe de travail humanitaire sur la Syrie, a salué les "progrès" enregistrés dans l'accès des convois d'aide aux civils syriens.

"Nous avons désormais atteint 384.000 personnes depuis le début de l'année dans les zones difficiles d'accès ou assiégées", a-t-il dit lors d'une conférence de presse organisée en marge des pourparlers de paix sur la Syrie à Genève.

Un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), du Croissant-Rouge arabe syrien et des Nations Unies a ainsi atteint mardi 56.000 personnes dans la région d'Al-Houleh (centre), où il n'y avait pas eu d'aide de l'ONU depuis octobre, a-t-il annoncé.

"Le convoi de 27 camions transportait des vivres, du matériel pour réparer le système d'approvisionnement en eau, ainsi que des secours médicaux", a précisé le CICR dans un communiqué. "Un deuxième convoi prévu dans les prochains jours transportera des générateurs et des équipements pour assurer l'approvisionnement en eau."

Le week-end dernier, "nous avons aussi réussi à nous rendre dans l'ouest d'Alep", a ajouté M. Egeland, dont la "task-force" a pour objectif de permettre l'accès à 1,1 million de Syriens d'ici la fin avril.

Pour ce faire, il a demandé au gouvernement du président Bachar al-Assad d'autoriser les convois à se rendre dans onze zones assiégées ou difficiles d'accès. "Nous avons reçu des assurances orales de la part du gouvernement pour 8 ou 9 d'entre elles", a-t-il précisé.

Parmi les villes assiégées par le régime, il ne manque que Douma et Daraya", des bastions de l'opposition situés près de Damas, a-t-il dit.

Quant à la région de Deir Ezzor, près de la frontière avec l'Irak, où environ 200.000 personnes sont encerclées par le groupe Etat islamique (EI), "je pense que nous pourrons bientôt dire que nous avons réussi à larguer des colis par les airs", a-t-il poursuivi. "C'est une question de jours ou de semaines, mais pas de mois."

La cessation des hostilités en vigueur en Syrie depuis le 27 février, sauf pour les zones contrôlées par les groupes jihadistes EI ou Al-Nosra, a grandement facilité l'accès aux civils.

En cinq ans, la guerre en Syrie a fait 270.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exode. Les discussions en cours en Suisse visent à trouver une issue politique à ce conflit.

Avec AFP

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington fait appel de la décision de l'OMC face à la Chine

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase 1" de l'accord commercial américano-chinois à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS / Kevin Lamarque

Washington a fait appel auprès de l'Organisation mondiale du commerce de sa condamnation sur les taxes douanières punitives imposées à la Chine au début de la guerre commerciale entre les deux grandes puissances.

Les Etats-Unis en ont fait l'annonce lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'organisation basée à Genève, a indiqué un porte-parole de l'OMC.

Washington avait été condamné le 15 septembre par l'ORD. Ce cas, porté par Pékin devant l'OMC en 2018, concerne une première tranche de droits de douane imposés par l'administration Trump sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.

Dans son jugement rendu à la mi-septembre, l'ORD stipulait que "les mesures en cause sont incompatibles" avec divers articles du GATT (ancêtre de l'OMC), et recommandé "que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations".

Réagissant au verdict de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'administration Trump avait jugé l'organisation "totalement inadéquate" pour mettre fin aux pratiques commerciales de la Chine, jugées déloyales.

Ce jugement était très attendu dans la mesure où il s'agit d'un des premiers verdicts de l'OMC portant sur la guerre commerciale.

En règle générale, l'organe d'appel de l'OMC dispose de trois mois pour rendre son rapport. Toutefois, l'organe d'appel, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnel depuis décembre 2019 faute de magistrats en nombre suffisant.

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