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Le Premier ministre japonais en médiateur en Iran

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à droite, et le président américain Donald Trump, Kawagoe, Japon, le 5 novembre 2017.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe se rend en Iran cette semaine pour une mission diplomatique délicate au cours de laquelle il espère servir d'intermédiaire afin de faire baisser la tension entre la République islamique et les Etats-Unis.

Il doit rencontrer le président Hassan Rouhani et le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamanei, du 12 au 14 juin, première visite d'un Premier ministre nippon depuis 1978, au moment où l'Iran et les Etats-Unis sont pris dans un bras de fer.

Le président américain Donald Trump a retiré unilatéralement en mai 2018 son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, ce qui a entraîné le rétablissement de dures sanctions économiques contre l'Iran.

Washington a également déployé d'importants moyens militaires dans le golfe et fait pression sur des alliés tels que le Japon pour qu'ils cessent d'acheter du pétrole iranien.

Mais des responsables gouvernementaux ont précisé que M. Abe ne se rendait pas à Téhéran muni d'une liste de demandes ou porteur d'un message en provenance de Washington. L'idée est plutôt de faire en sorte que le Japon soit vu comme une partie neutre avec laquelle les deux côtés peuvent discuter.

"Le Japon n'a pas les marques historiques ou religieuses d'autres médiateurs potentiels (...) et a fait la preuve de sa volonté de mener sa barque lui-même en ce qui concerne sa politique au Moyen-Orient", souligne Michael Bosack, conseiller en relations intergouvernementales au Yokosuka Council on Asia-Pacific Studies.

- "Obstacles considérables" -

"Ces facteurs placent M. Abe dans une meilleure position pour s'adresser à l'Ayatollah Khamenei et signifient que les options proposées par le Japon peuvent donner des portes de sortie aux durs du gouvernement iranien sans les risques que poserait pour eux le fait d'accepter des solutions +occidentales+", a-t-il dit à l'AFP.

"Il nous semble très important qu'au niveau le plus haut nous appelions l'Iran, en tant que puissance régionale, à faire baisser la tension, à se conformer à l'accord nucléaire et à jouer un rôle constructif dans la stabilité de la région", avait déclaré récemment le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga.

En Iran les commentateurs jugent eux possible que M. Abe se charge de véhiculer des messages entre les deux pays.

"La visite de M. Abe intervient juste après celle de M. Trump au Japon et les Américains ont donc intérêt à utiliser ce canal", a déclaré Ebrahim Rahimpour, ancien ministre adjoint des Affaires étrangères, au quotidien iranien Shargh. L'Iran "va faire valoir nos droits et notre position et l'autre côté pourra faire connaître les messages qui seront ceux du président américain", a-t-il ajouté.

Mais si le Japon peut se targuer d'avoir des relations de longue date avec Téhéran et des liens solides avec Washington, il n'en reste pas moins selon les experts que M. Abe a peu de marge de manoeuvre d'un côté comme de l'autre.

Le voyage de M. Abe "va rencontrer des obstacles considérables et a peu de chance d'être fructueux", estime Tobias Harris, analyste chez le consultant Teneo, dans une note publiée avant la visite prévue du 12 au 14 juin. "Le Japon a de bonnes relations avec les deux pays mais cela ne se traduit pas forcément en influence", a-t-il ajouté.

- "Navettes diplomatiques" -

Le Japon n'est pas uniquement le messager: ses propres intérêts sont aussi en jeu. Avant le retour des sanctions américaines, il importait environ 5% de son brut d'Iran et il souffrirait d'une hausse du cours du pétrole.

Le voyage offre par ailleurs à M. Abe une occasion rare de jouer un rôle d'homme d'Etat sur la scène internationale, en particulier après les récentes déceptions japonaises dans ce domaine.

Les efforts manifestés par M. Abe pour résoudre le différend territorial entre la Russie et le Japon sur un groupe d'îles ont échoué.

Le Japon s'est par ailleurs trouvé à l'écart des manoeuvres diplomatique sur la Corée du Nord, point chaud probablement le plus prégnant pour lui.

M. Abe "a besoin d'un coup diplomatique alors qu'il se trouve dans une impasse sur la Russie et la Corée du Nord", commente Tetsuro Kato, professeur de sciences politiques à l'Université Waseda de Tokyo.

Mais "le Japon n'a jamais joué de rôle actif dans les problèmes du Moyen-Orient", a dit M. Kato à l'AFP. "Je ne m'attends pas à grand chose en termes de résultats".

Pour M. Bosack, il serait "irréaliste" de prévoir des résultats rapides.

"Pour le moment l'urgence est de réduire les risques de conflit militaire, ce qui veut dire que M. Abe peut utiliser les navettes diplomatiques pour maintenir le contact", dit-il.

"Cette diplomatie du va-et-vient peut suffire pour faire baisser les tensions".

Avec AFP

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La Chine lance son Nasdaq pour rivaliser avec les USA dans la tech

L'ex-chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne prononçant un discours devant la Bourse de Shanghai, Chine, le 22 septembre 2015.

La Chine dispose désormais d'un équivalent à l'indice new-yorkais Nasdaq: les premières cotations ont débuté lundi sur une nouvelle plateforme de la Bourse de Shanghai dédiée aux valeurs du secteur technologique, qui fait l'objet d'une rivalité croissante entre Pékin et Washington.

Il s'agit de l'une des réformes les plus importantes du marché chinois, à l'heure où le géant asiatique s'efforce de rééquilibrer son modèle économique vers les nouvelles technologies et les produits à haute valeur ajoutée, et en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Baptisé "STAR Market", le Nasdaq chinois dispose de règles d'introduction en Bourse considérablement assouplies pour aider les entreprises prometteuses à lever plus facilement des capitaux afin de financer leur développement.

L'objectif affiché est aussi de retenir en Chine continentale les pépites nationales de la tech, à l'heure où le géant asiatique rivalise avec les États-Unis pour dominer le crucial secteur technologique.

"Si la Chine n'avait pas lancé une nouvelle plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, elle aurait raté une opportunité de basculer son développement économique vers celui de la nouvelle économie", estime Yang Delong, économiste en chef chez First Seafront Fund Management, basé à Shenzhen.

Les géants chinois Alibaba (commerce en ligne) et Baidu (moteur de recherche) se sont introduits il y a plusieurs années à Wall Street. Le mastodonte Tencent (internet) a lui choisi la Bourse de Hong Kong.

Lorsque de grandes entreprises chinoises sont cotées à l'étranger, Pékin a moins d'influence sur leurs levées de fonds. Les restrictions de la Chine sur l'achat d'actions étrangères empêche par ailleurs les investisseurs chinois de participer au succès de ces sociétés.

Plus de 3.000 sociétés sont actuellement cotées au Nasdaq à Wall Street, quand son équivalent chinois à Shanghai n'en compte pour le moment que 25, sans aucun nom connu.

Contrairement à la législation actuelle qui prévaut, le "STAR Market" permet à des entreprises n'ayant pas encore généré de bénéfices d'être cotées en Bourse.

Lors des cinq premiers jours de cotation, aucune limite de fluctuation journalière n'est imposée (elle est de 10% pour les Bourses de Shanghai et de Shenzhen). Après cette courte période, la limite sera toutefois fixée à 20%.

Ce projet de créer à Shanghai une plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, sur le modèle de l'indice Nasdaq new-yorkais, avait été dévoilé en novembre par le président Xi Jinping.

Jusqu'alors, c'est surtout Shenzhen, deuxième place boursière de Chine continentale après Shanghai, qui se distinguait par la coloration technologique de sa cote.

Avec AFP

Presque 100% de participation à des élections locales en Corée du Nord

Des groupes d'animation le jour du scrutin dans un bureau de vote de Pyongyang, en Corée du Nord, le dimanche 10 mars 2019. (Photo AP / Dita Alangkara)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a voté lors d'élections locales organisées dans tout le pays dimanche, avec une participation avoisinant les 100% comme lors de chaque scrutin en Corée du Nord.

En l'absence totale de compétition électorale, les analystes estiment que les opérations de vote tiennent lieu de rite qui permet aux autorités de revendiquer un mandat populaire et de renforcer la fidélité envers le régime.

D'après l'agence nord-coréenne KCNA, le taux de participation s'est élevé à 99,98%, soit 0,01% de mieux que lors des précédentes élections locales de 2015.

Seuls les électeurs "se trouvant à l'étranger ou travaillant en mer" n'ont pas pu prendre part au vote, a précisé l'agence officielle. En revanche, les "électeurs en proie à des problèmes liés à l'âge ou à la maladie ont pu glisser leur bulletin de vote dans des urnes mobiles".

Ces élections sont destinées à pourvoir des assemblées au niveau des provinces, des villes et des comtés. Généralement, 99% des électeurs votent "oui" pour des candidats uniques.

Kim Jong Un s'est rendu dans un bureau de vote de la province de Hamgyong Nord et a voté pour deux candidats, Ju Song Ho et Jong Song Sik se présentant à des responsabilités dans des comtés de la région, selon KCNA.

Il "les a chaudement encouragés à devenir les fidèles serviteurs du peuple en accomplissant leur devoir de manière à répondre aux espoirs du peuple", ajoute l'agence.

En 2014, le dirigeant suprême s'était lui-même porté candidat à l'Assemblée suprême du peuple (ASP), le Parlement nord-coréen. Il avait été élu avec 100% des voix dans la circonscription du Mont Paektu, un volcan à la frontière chinoise révéré comme le berceau mythique du peuple coréen.

Avec AFP

L'ONU veut "renforcer l'action mondiale" contre les liens criminalité/terrorisme

Le secretaire d'Etat américain Rex Tillerson lors du conseil de sécurité de l'ONU, à New York, le 15 decembre 2017.

Le Conseil de sécurité a adopté vendredi à l'unanimité une résolution appelant les Etats membres de l'ONU à "mieux coordonner leurs efforts à tous les niveaux afin de renforcer l'action mondiale visant à rompre les liens entre terrorisme international et criminalité organisée".

Ces liens au niveau national ou transnational pourront être mieux combattus avec un effort accru dans "la collecte d'informations" et "les échanges d'informations opérationnelles et de renseignements financiers", précise la résolution rédigée par le Pérou.

Lorsque ces renseignements financiers portent sur "les activités, les déplacements et les circuits des terroristes et des réseaux de terroristes, notamment les combattants terroristes étrangers", ils peuvent aider à "mieux connaître et comprendre la nature et l'étendue des liens qui peuvent exister entre le terrorisme et la criminalité organisée", ajoute le texte.

La résolution appelle aussi les "Etats membres à enquêter sur les réseaux criminels organisés impliqués dans la traite des personnes, à les désorganiser et à les démanteler", en application de leur législation nationale, incluant les lois contre le blanchiment d'argent, la corruption ou la lutte contre le terrorisme.

Lors des prises de parole, la Russie, sans autre précision, a notamment appelé ses partenaires au Conseil de sécurité à ne pas politiser cette question des liens entre criminalité et terrorisme, soulignant que le travail devait se poursuivre après le premier pas engagé par cette résolution.

Le G7 Finances à la recherche d'un consensus sur la taxation du numérique

Une manifestation contre la tenue du sommet du G7 à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le 13 juillet 2019.

Les ministres des Finances des G7 tentent jeudi de trouver un consensus lors de leur deuxième journée de réunion à Chantilly (Oise) sur la taxation du numérique afin d'ouvrir la voie à un accord mondial d'ici la fin 2020.

Les discussions s'annonçaient difficiles, elles ont tenu leurs promesses: le G7 n'est pas parvenu à se mettre d'accord mercredi lors de sa première journée de réunion sur la taxation du numérique, une question qui a tendu les relations entre Washington et Paris au cours des dernières semaines.

"Nos équipes vont travailler toute la nuit pour tenter de trouver un accord", a indiqué à la presse la présidence française du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) lors d'un point presse au terme de la première journée de discussion.

"Tout le monde fait des efforts pour trouver un consensus et tout le monde reconnaît qu'il est temps d'avancer", a-t-elle ajouté, laissant la porte ouverte à un accord sur un texte d'ici la conclusion de la rencontre jeudi à midi.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, s'est entretenu mercredi en tête à tête avec son homologue américain Steven Mnuchin pour tenter d'apaiser les relations entre les deux pays après l'approbation par la France il y a une semaine de la taxation des géants du numérique.

Les Etats-Unis ont ouvert une enquête sur cet impôt, qui entrera en vigueur dès cette année, qui pourrait déboucher sur des représailles contre Paris.

L'entretien entre les deux hommes, qualifié de "constructif" par les sources françaises, a été salué par M. Le Maire: "Il est toujours important de s'écouter, d'échanger et d'avancer", a-t-il écrit sur Twitter.

Auparavant, le ministre français avait assuré que Paris ne cèderait pas sur cette taxe et qu'il s'attendait à des discussions "difficiles" avec les Etats-Unis à Chantilly.

"Je voulais dire à quel point un accord au niveau du G7 est décisif", a déclaré M. Le Maire au début de la réunion.

"Si nous ne trouvons pas d'accord au niveau du G7 sur les grands principes de la taxation du digital aujourd'hui ou demain, franchement ce sera difficile d'en trouver un entre 129 pays à l'OCDE", a-t-il prévenu.

- Préoccupation autour du libra -

Les ministres du G7, en revanche, ont trouvé un consensus dès les premières heures de leur réunion face au projet de cryptomonnaie Libra annoncé par Facebook.

Sur ce sujet, les sept ministres ont exprimé leur préoccupation, après l'avertissement envoyé par M. Mnuchin à Facebook en début de semaine.

"Sur le Libra, nous avons eu une discussion très constructive et détaillée avec un large consensus sur le besoin d'agir rapidement", a indiqué la présidence française.

"Nous reconnaissons qu'il y a un besoin d'un nouveau système bancaire et de paiement qui puisse réduire les coûts des échanges entre pays et continents (...), mais nous sommes tous préoccupés par la possibilité qu'il y ait une nouvelle monnaie créée par Facebook", a ajouté une autre source française.

Par ailleurs, les sept ministres se sont également mis d'accord sur le principe d'une taxation minimale des sociétés, mais sans fixer de taux plancher, un projet porté par la France et l'Allemagne et soutenu par Washington.

"Il y a un vrai accord sur le principe d'une taxation minimale qui est ancré. C'est la toute première fois que ça se produit", a expliqué une source française.

La présidence française du G7 s'est fixé comme objectif de "mettre fin à l'évasion fiscale" qui "permet à des multinationales de réaliser des profits à un endroit et de les déplacer à un autre où les niveaux de taxation sont inférieurs".

Avec AFP

Que l'avenir réserve-t-il à Ivanka Trump ?

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