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Shinzo Abe bientôt en Iran pour une éventuelle médiation avec Washington

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à droite, en compagnie du président américain Donald Trump, Yokosuka, au sud de Tokyo, le 28 mai 2019.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe prévoit de se rendre en Iran la semaine prochaine, ont indiqué jeudi des responsables officiels, alors que Tokyo espère servir de médiateur entre Washington et Téhéran.

Selon l'agence de presse Kyodo, il s'agit de la première visite en Iran par un Premier ministre japonais en 41 ans.

Un responsable du gouvernement a précisé à l'AFP que Tokyo "continuait à s'occuper des détails du programme, dont les personnes que rencontrera" sur place M. Abe. Les médias nippons affirment de leur côté qu'il s'entretiendra avec le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président Hassan Rouhani.

Au moment où la tension monte entre les Etats-Unis, grand allié du Japon, et l'Iran, M. Abe a, selon la presse japonaise, proposé de servir de médiateur en menant directement des discussions avec les dirigeants iraniens.

Lors de sa visite d'Etat au Japon fin mai, le président américain Donald Trump s'est dit ouvert à des discussion avec l'Iran. "S'ils veulent parler, nous parlerons", avait-il dit. Il avait aussi semblé par la même occasion faire un appel du pied à M. Abe pour une médiation japonaise, soulignant "les relations étroites" de celui-ci avec les dirigeants iraniens.

"Par une coopération étroite entre le Japon et les Etats-Unis, je voudrais contribuer à apaiser les tensions actuelles relatives à la situation iranienne", avait déclaré M. Abe au cours d'une conférence de presse.

Les tensions entre les deux pays, qui n'ont pas de relations diplomatiques depuis 1980, se sont envenimées depuis le retrait unilatéral de l'administration Trump il y a un an de l'accord de 2015 encadrant le programme nucléaire iranien suivi du rétablissement des sanctions américaines contre l'économie iranienne. L'Iran a, en retour, suspendu début mai certains de ses engagements pris en vertu de ce pacte.

Evoquant des menaces d'attaques "imminentes" de la part de l'Iran ou de ses alliés régionaux contre les intérêts américains, les Etats-Unis ont multiplié ces dernières semaines les déploiements militaires dans le Golfe.

Le Japon, pauvre en ressources naturelles, dépend en grande partie des importations de brut du Moyen-Orient et entretient avec l'Iran de bonnes relations, bien que le pétrole iranien n'ait l'an dernier compté que pour 5,3% des importations totales de brut du pays.

Avec AFP

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La Chine lance son Nasdaq pour rivaliser avec les USA dans la tech

L'ex-chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne prononçant un discours devant la Bourse de Shanghai, Chine, le 22 septembre 2015.

La Chine dispose désormais d'un équivalent à l'indice new-yorkais Nasdaq: les premières cotations ont débuté lundi sur une nouvelle plateforme de la Bourse de Shanghai dédiée aux valeurs du secteur technologique, qui fait l'objet d'une rivalité croissante entre Pékin et Washington.

Il s'agit de l'une des réformes les plus importantes du marché chinois, à l'heure où le géant asiatique s'efforce de rééquilibrer son modèle économique vers les nouvelles technologies et les produits à haute valeur ajoutée, et en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Baptisé "STAR Market", le Nasdaq chinois dispose de règles d'introduction en Bourse considérablement assouplies pour aider les entreprises prometteuses à lever plus facilement des capitaux afin de financer leur développement.

L'objectif affiché est aussi de retenir en Chine continentale les pépites nationales de la tech, à l'heure où le géant asiatique rivalise avec les États-Unis pour dominer le crucial secteur technologique.

"Si la Chine n'avait pas lancé une nouvelle plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, elle aurait raté une opportunité de basculer son développement économique vers celui de la nouvelle économie", estime Yang Delong, économiste en chef chez First Seafront Fund Management, basé à Shenzhen.

Les géants chinois Alibaba (commerce en ligne) et Baidu (moteur de recherche) se sont introduits il y a plusieurs années à Wall Street. Le mastodonte Tencent (internet) a lui choisi la Bourse de Hong Kong.

Lorsque de grandes entreprises chinoises sont cotées à l'étranger, Pékin a moins d'influence sur leurs levées de fonds. Les restrictions de la Chine sur l'achat d'actions étrangères empêche par ailleurs les investisseurs chinois de participer au succès de ces sociétés.

Plus de 3.000 sociétés sont actuellement cotées au Nasdaq à Wall Street, quand son équivalent chinois à Shanghai n'en compte pour le moment que 25, sans aucun nom connu.

Contrairement à la législation actuelle qui prévaut, le "STAR Market" permet à des entreprises n'ayant pas encore généré de bénéfices d'être cotées en Bourse.

Lors des cinq premiers jours de cotation, aucune limite de fluctuation journalière n'est imposée (elle est de 10% pour les Bourses de Shanghai et de Shenzhen). Après cette courte période, la limite sera toutefois fixée à 20%.

Ce projet de créer à Shanghai une plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, sur le modèle de l'indice Nasdaq new-yorkais, avait été dévoilé en novembre par le président Xi Jinping.

Jusqu'alors, c'est surtout Shenzhen, deuxième place boursière de Chine continentale après Shanghai, qui se distinguait par la coloration technologique de sa cote.

Avec AFP

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