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Le président Saied critique les ingérences étrangères en Tunisie et en Libye

Le président tunisien Kais Saied, à Tunis, Tunisie, mardi 17 septembre 2019. (Photo AP / Mosa'ab Elshamy)

Le président tunisien Kais Saied, en visite de travail en France, a critiqué mardi les ingérences étrangères en Tunisie qui visent, selon lui, à faire reculer cette jeune démocratie, et mis en garde sur les velléités de diviser la Libye voisine.

"Il y a de nombreuses indications sur des ingérences extérieures en Tunisie de la part de forces qui tentent de faire reculer" le pays, affirmé M. Saied dans une interview accordée à France 24, accusant des parties tunisiennes d'être de "connivence" avec ces forces.

Tout en assurant avoir "beaucoup d'informations" sur ces ingérences, M. Saied a refusé de donner des détails sur ces forces arguant que le "devoir" l'"empêche de parler" pour ne pas "rendre la situation (en Tunisie) plus complexe".

Des partis politiques tunisiens s'étant affrontés au Parlement début juin au sujet de la position tunisienne en Libye. Le mouvement d'inspiration islamiste Ennahdha et son ennemi juré, le Parti destourien libre, avaient été accusés d'être manipulés.

Le président tunisien a également rejeté toutes les ingérences étrangères en Libye, divisée entre le gouvernement d'union nationale (GNA), basé à Tripoli, et les forces du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est, que la France est accusée d'avoir soutenu.

Interrogé sur l'intervention turque en soutien au GNA, sévèrement critiquée par le président français Emmanuel Macron lors de la conférence commune lundi, M. Saied a souligné que "n'importe quelle ingérence est un danger".

"Les interventions étrangères ne font qu'envenimer" le conflit, a-t-il martelé, soulignant que "la responsabilité est partagée".

M. Saied a mis en garde contre les tentatives pour "diviser" la Libye.

"La division (de la Libye) pourrait être une porte ouverte à la division d'autres pays voisins (...), c'est un danger pour la Tunisie et sur l'Algérie", a-t-il averti.

M. Saied a critiqué le soutien apporté au GNA par le chef du Parlement tunisien Rached Ghannouchi, également leader du parti d'inspiration islamiste Ennahdha, proche d'Ankara.

"La légalité internationale et une résolution du Conseil de sécurité donnent une assise légale à ce gouvernement de Fayez al-Sarraj, mais cette légalité internationale ne peut pas durer" et "doit être remplacée par (…) une légitimité populaire", a-t-il estimé.

"Il n'y a qu'une seule diplomatie tunisienne dirigée par le chef de l'Etat", a-t-il ajouté.

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Grève sur des sites pétroliers tunisiens dans le sud

Des travailleurs tunisiens lors d'une manifestation devant le siège du syndicat national dans la capitale Tunis, le 17 janvier 2019.

Des employés de sites pétroliers dans le Sahara tunisien se sont mis en grève ouverte samedi à l'appel du puissant syndicat UGTT pour appuyer les demandes des habitants de la région réclamant des emplois, ont indiqué le ministère de l'Energie et le syndicat.

La production de pétrole est "partiellement affectée", a indiqué à l'AFP Hamed Elmatri, conseiller chargé des hydrocarbures au ministère de l'Energie, tout en soulignant que des négociations étaient en cours.

Cette grève intervient après des troubles sociaux fin juin à Tataouine (sud), aux portes du désert, lorsque la police avait tenté de disperser par la force des sit-in de chômeurs réclamant les emplois promis par le gouvernement en 2017.

Cette année-là, après plusieurs semaines de blocage de la production pétrolière sur le site d'El Kamour, le gouvernement avait signé un accord sous la médiation de l'UGTT, prévoyant d'importants investissements dans cette région marginalisée et des milliers de recrutements dans des structures publiques.

Mais en trois ans, moins de la moitié de cet accord a été concrétisé, selon l'ONG anti-corruption I Watch.

A l'issue de deux conseils ministériels spéciaux, le gouvernement a annoncé mercredi la concrétisation de 500 embauches d'ici 2020.

Le Premier ministre Elyes Fakhfakh, fragilisé par des luttes de pouvoir, a assuré jeudi que "l'Etat tiendra ses engagements envers la région de Tataouine", tout en s'excusant "pour les excès et les injures" commis par les policiers à Tataouine.

Face à ces annonces jugées insuffisantes, la plupart des services publics se sont mis en grève vendredi à Tataouine, à l'appel de la puissante centrale syndicale UGTT.

La production de pétrole tunisienne est de 38 à 40.000 barils par jours en moyenne, dont 55% environ est produit dans la région de Tataouine, où sont implantés l'Autrichien OMV, l'Italien ENI et l'Anglais Atog, selon le ministère de l'Enrgie.

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