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Le président polonais veut interdire l'adoption aux couples homosexuels

Le président Andrzej Duda faisant des signes de victoire après la fin du vote à l'élection présidentielle à Lowicz, Pologne, dimanche 28 juin 2020. (AP Photo / Petr David Josek)

Le président polonais sortant Andrzej Duda, candidat à sa réélection, a affirmé samedi vouloir inscrire dans la Constitution l'interdiction d'adopter pour les couples homosexuels.

"Dans la Constitution polonaise, il devrait être dit explicitement qu'il est interdit d'adopter à toute personne se trouvant dans une relation homosexuelle", a-t-il déclaré lors d'un meeting électoral à Szczawno-Zdroj (sud).

"Pour assurer la sécurité d'un enfant et une éducation correcte, et afin que l'Etat polonais sauvegarde les droits des enfants (...), je crois qu'une telle disposition devrait exister", a-t-il ajouté.

M. Duda, membre du parti au pouvoir Droit et Justice (PiS, conservateur et nationaliste), a annoncé qu'il signerait dès lundi un projet présidentiel d'amendement à la Constitution et qu'il le présenterait au parlement.

Le président, qui est arrivé dimanche dernier en tête du premier tour de l'élection présidentielle, affrontera le candidat libéral, le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski, lors du second tour le 12 juillet.

Pendant la campagne, M. Duda n'a cessé d'attiser la controverse en appuyant les attaques du PiS contre les droits des homosexuels et les valeurs occidentales. Il a comparé "l'idéologie LGBT" à une nouvelle forme de communisme.

M. Trzaskowski, lui, défend les droits des homosexuels et s'est dit ouvert à l'idée de partenariats civils de même sexe, même s'il a déclaré samedi à des journaliste qu'il était également "contre des adoptions par des couples homosexuels". "Je crois que c'est la position de la plupart des partis politiques (...). Sur ce sujet en particulier, je suis d'accord avec le président", a-t-il ajouté.

Seulement 9% des Polonais sont favorables au droit d'adopter pour les couples homosexuels, selon un sondage de 2019 réalisé par l'institut CBOS. 29% sont favorables au mariage homosexuel.

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France: début du procès de Koffi Olomidé pour agressions sexuelles

Le chanteur congolais Koffi Olomidé (à gauche) arrive le 25 octobre 2021 au palais de justice de Versailles avec son avocat Emmanuel Marsigny (à droite) pour son procès en appel sur des accusations d'agression sexuelle et d'enlèvement de quatre de ses anc

L'artiste star de la rumba congolaise Koffi Olomidé s'est présenté lundi devant la cour d'appel de Versailles, en région parisienne, au premier jour de son procès pour agressions sexuelles et séquestration sur quatre de ses danseuses entre 2002 et 2006.

Au cours de l'instruction, l'absence du chanteur originaire de la République Démocratique du Congo (RDC) avait conduit la justice française à délivrer un mandat d'arrêt à son encontre.

En mars 2019, il ne s'était pas présenté au tribunal pour son procès en première instance. Il avait alors été condamné à deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur l'une de ces jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et relaxé pour l'essentiel des autres charges qui pesaient contre lui.

Le ministère public, qui avait requis sept ans d'emprisonnement ferme, avait fait appel.

Cette fois, l'homme de 65 ans - de son vrai nom Antoine Agbepa Mumba - comparaît devant les juges, fine barbe grisonnante et veste rayée marron. Et il va pouvoir s'expliquer sur ce qu'ont dénoncé les parties civiles.

Quatre femmes, qui ont déposé plainte entre 2007 et 2013, l'accusent de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises, et forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.

Elles ont raconté s'être finalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes.

Koffi Olomidé se défend de ces accusations et pour ses avocats, "c'est un dossier qui ne tient pas", avait estimé vendredi de l'AFP Me Emmanuel Marsigny, qui le défend avec Me Antoine Vey.

Mis en examen pour viol aggravé lors de l'enquête, il avait finalement été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour "atteinte sexuelle avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité" - ou agressions sexuelles - et séquestration.

Il est également jugé pour aide illégale à l'entrée et au séjour des danseuses, venues de la RDC. Deux autres hommes comparaissent pour complicité.

La cour d'appel de Versailles, qui doit examiner toute l'affaire dans l'après-midi, mettra - sauf surprise - sa décision en délibéré pour une date ultérieure.

L'audience s'est ouverte sous le regard du public, à l'inverse du huis clos du procès en première instance.

Une cinquantaine de personne s'étaient rassemblées devant la cour d'appel pour soutenir les parties civiles.

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"Dette secrète" au Mozambique: lourde amende pour Crédit Suisse aux États-Unis

Une succursale de Crédit Suisse à Bâle, en Suisse, le 2 mars 2020.

Le groupe Crédit Suisse AG s’est engagé à payer près de 475 millions de dollars aux autorités américaines et britanniques, dont près de 100 millions de dollars à la Securities and Exchange Commission (SEC) pour fraude et violation du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) – la loi américaine contre la corruption à l’étranger, a annoncé la SEC dans un communiqué de presse mardi.

Selon la SEC – gendarme du marché boursier américain - le groupe s’est rendu coupable de malversations "à travers deux offres d'obligations et un prêt syndiqué" – fourni par une association de banques - qui ont levé des fonds pour le compte de compagnies du secteur public du Mozambique.

"Ces transactions, qui ont permis de récolter plus d'un milliard de dollars, ont été utilisés pour dissimuler la dette publique du Mozambique, verser des pots-de-vin à d'anciens banquiers d'investissement du Crédit Suisse aujourd’hui inculpés ainsi qu'à leurs intermédiaires", note la SEC.

Ces fonds ont aussi permis de corrompre des fonctionnaires véreux au Mozambique.

Le communiqué de la SEC relève que "les documents d'offre créés et distribués aux investisseurs par le Crédit Suisse masquaient la corruption sous-jacente et assuraient faussement que le produit aiderait à développer l’industrie de la pêche au thon au Mozambique".

En dépit de l’ampleur des fonds mobilisés, Crédit Suisse n'a rien révélé quant à "l'étendue et la nature de l'endettement du Mozambique" à l’époque, encore moins "le risque de défaut pouvant résulter de ces transactions".

Une banque russe épinglée

La SEC signale qu’une filiale de la banque russe VTB basée à Londres "va séparément payer plus de 6 millions de dollars à la SEC pour son rôle dans la fraude liée à une deuxième offre obligataire de Crédit Suisse en 2016".

Selon le gendarme du marché boursier américain, les investisseurs ont pu, à cette deuxième offre, "échanger leurs notes d’une précédente offre obligataire contre de nouvelles obligations souveraines émises directement par le gouvernement du Mozambique".

Les documents de l'offre n'ont pas divulgué la découverte par Crédit Suisse qu’une part des fonds avaient été détournés.

La SEC rappelle que le Mozambique a, par la suite, fait défaut sur ces prêts après que l'intégralité de sa "dette secrète" a été révélée au monde.

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