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Le président Macky Sall ouvre un dialogue boycotté par une partie de l'opposition

Le président Macky Sall à une conférence de presse à Valletta, Malte, le 12 novembre 2015.

Le président sénégalais Macky Sall a appelé mardi à Dakar à une "gouvernance concertée", lors de l'ouverture d'un "dialogue national" boycotté par une partie de l'opposition.

Ce dialogue national, promis par Macky Sall lors de sa prestation de serment pour un second mandat le 2 avril, a débuté par une série de discours dans la salle des banquets du palais présidentiel, en présence de leaders religieux, de représentants de la majorité et de certains opposants et de la société civile, dont les partenaires sociaux.

"J'ai toujours pensé que la démocratie ne saurait ou ne devrait être réduite à la confrontation permanente entre pouvoir et opposition, entre majorité et minorité", a déclaré le chef de l'Etat.

Dans son discours inaugural, il a appelé "à la bonne volonté de toutes les composantes de notre nation pour bâtir ensemble une gouvernance concertée".

"La crise de confiance est profonde entre le pouvoir et l'opposition", a répondu le député Mamadou Diop, au nom du Front de résistance nationale (FRN), principale coalition de l'opposition, qui comprend les partis des quatre candidats battus au premier tour le 24 février et celui de l'ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012).

L'opposant a ainsi évoqué l'invalidation des candidatures de Karim Wade, fils et ancien ministre d'Abdoulaye Wade, et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations judiciaires.

Le dialogue national abordera les questions électorales (calendrier, parrainage, statut du chef de l'opposition...), économiques et sociales (gestion des futures ressources pétrolières et gazières, emploi des jeunes et des femmes...) et environnementales, ainsi que de paix et de sécurité, a expliqué Macky Sall.

Il a confié le "pilotage" de ce dialogue à un ancien ministre et ex-président du Conseil économique et social, Famara Ibrahima Sagna, une désignation approuvée par l'opposition.

Sur le cas de Khalifa Sall, le chef de l'Etat a dit avoir "entendu" les requêtes et une nouvelle fois évoqué son "pouvoir de grâce", sans prendre d'engagement précis.

L'opposition, qui dénonce un accaparement des principaux leviers du pouvoir par Macky Sall, après notamment l'adoption au pas de charge d'une révision constitutionnelle supprimant le poste de Premier ministre dès l'entame de son second mandat, a réagi en ordre dispersé à l'appel au dialogue.

Si les représentants de deux petits ex-candidats, Madické Niang et Issa Sall, étaient bien présents mardi, ceux des deux autres, l'ex-Premier ministre Idrissa Seck et le député Ousmane Sonko - figure montante de l'opposition - étaient en revanche absents. Le parti d'Abdoulaye Wade a officiellement boycotté la rencontre, mais son coordonnateur, Oumar Sarr, n'a pas suivi la consigne et a assisté au lancement du dialogue.

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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