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Guinée Équatoriale

Le président de la Cour suprême limogé en Guinée équatoriale

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à Carthage, Tunisie, le 27 février 2017.

Le président de la Cour suprême de Guinée équatoriale, Juan Carlos Ondo Angue, a été démis de ses fonctions et remplacé par l'ancien procureur général de la République, selon une source officielle.

"Sur proposition du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, je démets de ses fonctions de président de la Cour suprême monsieur Juan Carlos Ondo Angue", indique un décret présidentiel lu à la télévision d'Etat, la TVGE.

Le décret n'indique pas les raisons de ce limogeage, mais en début d'année le président Teodoro Obiang Nguema, qui est aussi président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, avait dénoncé la corruption dans le système judiciaire de son pays.

"Malheureusement nous observons que (la corruption) continue de dominer (la) justice. Les juges ne respectent pas le droit ni la loi (...) ils fomentent l'insécurité juridique qui chasse le capital étranger, ils appliquent des sanctions non prévues par la loi pour leur profit personnel et ils perçoivent des honoraires et taxes extraordinaires fabriqués pour extorquer les administrés", avait-il déclaré lors de la rentrée judiciaire, le 15 janvier.

Un autre décret lu sur la TVGE fait état de la nomination de David Nguema Ndong, l'ancien procureur général de la République, pour remplacer M. Ondo Angue.

L'ancien procureur général adjoint, Anatolio Nzang Nguema, a lui été promu procureur général.

M. Nzang Nguema avait notamment représenté le ministère public au procès des 147 militants du parti d'opposition Citoyens pour l'innovation (CI), en février.

A ce procès, il avait d'abord demandé la peine de mort contre les prévenus avant de changer son réquisitoire demandant par la suite la condamnation à perpétuité, selon l'un des avocats de CI, Me Fabian Nsue Nguema.

Avec AFP

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Les 15 marins enlevés dans le golfe de Guinée ont été libérés

Le Bataillon camerounais d'intervention rapide près de la péninsule de Bakassi, dans l'ouest du Cameroun, près de la frontière nigériane, le 5 mai 2009.

Les 15 membres d'équipage d'un navire-citerne enlevés par des pirates il y a plus d'un mois au large du Bénin, en Afrique de l'Ouest, ont été libérés a annoncé mercredi soir la compagnie maritime néerlandaise qui les emploie.

"De Poli Tankers est heureux d'annoncer que les 15 membres d'équipage kidnappés sur leur navire Davide B dans le golfe de Guinée le 11 mars dernier ont été libérés et sont maintenant en sécurité", a fait savoir Chiara de Poli, PDG de la compagnie, dans un communiqué.

"Les marins sont sains et saufs et peuvent retourner dans leurs familles en Europe de l'Est et aux Philippes et commencer à se remettre de cette expérience traumatisante", a-t-elle ajouté.

Le Davide B, Transportant des produits chimiques, avait été pris d'assaut par des pirates alors qu'il naviguait à quelque 210 milles nautiques (389 kilomètres) au sud de Cotonou, au Bénin.

Le golfe de Guinée, qui longe les côtes d'Afrique de l'Ouest, du Sénégal à l'Angola est devenu la route commerciale maritime la plus dangereuse au monde et les attaques de navires et les enlèvements contre rançons, perpétrés par des pirates nigérians, sont devenus très fréquents.

L'année dernière, 130 des 135 enlèvements de marins recensés dans le monde ont eu lieu dans ce golfe, soit plus de 95%, selon un récent rapport du Bureau international maritime.

Le premier transporteur maritime mondial, l'armateur danois Maersk, a appelé début mars au déploiement rapide d'une importante opération internationale pour lutter contre la piraterie dans le Golfe de Guinée.

Explosions de Bata: Distribution de repas pour les sinistrés

Cette image du 24 mars 2021 montre des dommages à un bâtiment situé dans le camp militaire de Bata où une explosion a eu lieu le 7 mars, tuant 107 personnes et provoquant des dommages importants dans les quartiers voisins.

Ils crient, chahutent, tendent les bras. Près de deux cents enfants se bousculent pour récupérer leur plat de pâtes, à quelques centaines de mètres du camp militaire dont les arsenaux ont explosé le 7 mars, tuant 107 personnes et ravageant Bata, la capitale économique de Guinée équatoriale.

Entassés sous une tente, dans une chaleur étouffante, certains enfants pleurent, d'autres se chamaillent dans un fort brouhaha. Il y a ceux qui s'occupent de leur petit frère, qui tiennent des nourrissons dans leurs bras, et ceux qui se laissent balloter calmement par le flot, dans le but d'arriver devant la maigre barrière de bois, et saisir enfin ce qu'ils attendent avidement: le repas journalier transmis par les volontaires de l'ONG espagnole Remar.

Depuis les très puissantes explosions qui ont fait selon un bilan officiel 107 morts et 615 blessés, cette association espagnole aide la population locale, fournissant chaque jour plus de 500 repas chauds aux sinistrés.

Situé à près de 300 mètres du camp militaire ravagé par les déflagrations, le siège de cette association chrétienne n'est pas sorti indemne. Des tôles du plafond se sont effondrées, les fenêtres ont été soufflées. La distribution se déroule donc sous des tentes, dans la cour de l'établissement.

"Nous n'avons rien"

"Je suis venu parce que j'ai faim", clame le petit Justo Ela, deux ans seulement, venu avec plusieurs de ses frères. Les enfants sont en première ligne. Un peu plus loin, les adultes, principalement des femmes et quelques personnes âgées, attendent patiemment leur tour.

"Remar nous sauve de la faim, nous n'avons rien et ils nous donnent à manger", remercie avec ferveur Blandina Eva, une jeune fille de 16 ans.

Bata abrite environ 800.000 des quelque 1,4 million d'habitants de ce petit pays d'Afrique centrale riche de son pétrole et de son gaz, mais où la grande majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.

De nombreux sinistrés n'ont plus rien. Et ils ont déserté très vite les abris temporaires, essentiellement des écoles et collèges, ouverts par les religieux juste après le drame, où tout manquait selon des témoins, pour les logements de proches ou pour retourner au village.

Les bénéficiaires de l'ONG Remar, créée en 1982 pour venir en aide aux plus vulnérables, vivaient déjà pour la plupart dans la précarité avant la catastrophe. Ils ont perdu le peu qu'ils avaient dans l'explosion.

"Ici, nous n'avons reçu aucune aide depuis qu'il y a eu les explosions. Heureusement que Remar nous distribue le repas car nous n'avons plus rien dans nos maisons", se désole Felicidad Obono, 46 ans.

Cette capture vidéo obtenue par l'AFPTV auprès de TVGE le 7 mars 2021 montre un homme blessé assisté par des militaires à Bata, en Guinée équatoriale.
Cette capture vidéo obtenue par l'AFPTV auprès de TVGE le 7 mars 2021 montre un homme blessé assisté par des militaires à Bata, en Guinée équatoriale.

Grande précarité

"Nous essayons d'aider, nous distribuons chaque jour à midi cinq à six cents repas aux gens, qui viennent de plus en plus nombreux", souligne à l'AFP Rufino Dyombe, un volontaire de l'association.

Le gouvernement a assuré avoir débloqué 10 milliards de francs CFA, soit environ 15 millions d'euros, en faveur des victimes, mais les sinistrés qui viennent chercher de quoi manger à Remar assurent ne rien avoir reçu.

Dans la rue, les maisons sont éventrés, de nombreux habitants de Bata ont déserté la ville. Ceux qui sont restés cherchent à reprendre leur vie d'avant, mais ne peuvent souvent pas retourner dans leurs habitations dont les murs menacent de s'écrouler, quand ils ne sont pas déjà à terre. Les travaux coûtent trop chers pour les ménages modestes.

A quelque 300 mètres de là, un barrage policier contrôle les entrées et sorties sur le site militaire, littéralement rasé par l'explosion. Des pelleteuses déblayent encore d'innombrables gravats.

L'inamovible président Teodoro Obiang Nguema, qui dirige la Guinée équatoriale d'une main de fer depuis près de 42 ans, avait lancé une enquête, affirmant que le sinistre avait pour origine un feu d'écobuage mal maîtrisé par un fermier à proximité des dépôts d'explosifs et de munitions.

Il avait aussi accusé les militaires responsables du camp de "négligences", pour avoir stocké sans protection ni surveillance autant d'explosifs au beau milieu de quartiers d'habitations.

Contrefaçon et contrebande, une affaire de gros sous au Cameroun

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Nettoyage après des explosions meurtrières de Bata

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