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Tchad

Le poisson frais se vend de manière anarchique à N’Djamena

Les vendeuses de poisson au bord du goudron, à N’Djamena le 10 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Deux marchés modernes de poisson sont construits dans deux arrondissements de la capitale pour permettre aux femmes vendeuses de ces produits de mieux s’organiser, mais les vendeuses préfèrent vendre leurs produits aux bords des rues.

C’est sur la demande constante de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad que deux marchés modernes ont été construits entre 2015 et 2017 par les autorités de N’Djamena.

L’un, dans la commune du 6e arrondissement municipal et l’autre dans la commune du 7e arrondissement, deux arrondissements situés au Sud de la capitale, N’Djamena.

Les vendeuses de poisson préfèrent le goudron aux marchés couverts
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Ces deux projets visent non seulement à développer le secteur de la pêche, mais aussi et surtout, à parvenir à l’autonomisation de la femme.

Ces projets s’insèrent notamment dans la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté dont les priorités sont la restauration et la sauvegarde des écosystèmes.

Ces deux marchés modernes contiennent chacun, des centaine de places, des latrines modernes, des chambres froides et des apparil de production de glaces pour garder les poissons au frais. Mais ces vendeuses abandonnent ces marchés pour s’installer aux abords des principales rues obstruant ainsi la circulation à des heures de pointe.

Vue de l'intérieur du marché à poisson de la commune du 6ème arrondissement municipal, à N’Djamena le 10 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Vue de l'intérieur du marché à poisson de la commune du 6ème arrondissement municipal, à N’Djamena le 10 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Certaines vendeuses affirment qu’elles sont à la recherche de la clientèle, car disent-elles, les clients hésitent à rentrer à l’intérieur du marché de peur que leurs engins garés devant le bâtiment ne soient volés.

"Nous sommes exposées aux accidents de la voie publique, mais c’est Dieu seul qui nous protège", expliquent-elles à VOA Afrique.

D’autres encore nous apprennent qu’il n’y a pas d’électricité à l’intérieur de ce marché dit moderne. Raison pour laquelle, elles sont sorties le soir au bord du goudron pour bénéficier de la lumière des lampadaires.

"Nous courons toutes un risque, mais nous y sommes contraintes puisque c’est la seule activité qui me permet de nourrir mes enfants, payer le loyer et de me prendre en charge" déclare d'un ton un peu désespéré une vendeuse assise au bord de l’avenue Mobutu avec quelques poissons dans sa bassine.

Fihil Agoï, présidente de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad, à N’Djamena le 10 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Fihil Agoï, présidente de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad, à N’Djamena le 10 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).


Fihil Agoï, présidente de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad, est consciente du risque que ces femmes encourent tous les jours pour gagner leur vie.

Cependant, elle accuse les transporteurs de poisson et les agents de la police du 6e arrondissement municipal d’être à l’origine de ce désordre.

"Ces transporteurs veulent qu’on leur donne la moitié de nos hangars parce que, disent-ils, ce sont eux qui nous ont amené les poissons du Lac Tchad. Mais nous n’avons pas cédé et ils ont réussi à nous diviser en amenant certaines vendeuses dans des lieux insalubres", a-t-elle indiqué.

Selon elle, les agents de la police municipale que la commune a envoyé pour assurer l’hygiène et l’assainissement profitent de la naïveté de ces femmes pour collecter 250 FCFA chaque jour pour les autoriser à rester.

La présidente de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad, Fihil Agoï assure que des rencontres ont eu lieu avec ces femmes pour leur réinstallation à l’intérieur du marché.

"Celles qui oseraient repartir encore s’installer au bord du goudron, nous allons appliquer nos textes de base" précise Fihil Agoï.

Le maire adjoint de la commune du 6e arrondissement de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad, réfute les allégations portées contre ses agents par la présidente de l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad.

Abakar Khamis, maire adjoint de la commune du 6ème arrondissement, à N’Djamena le 10 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Abakar Khamis, maire adjoint de la commune du 6ème arrondissement, à N’Djamena le 10 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).


Abakar Khamis, maire adjoint du 6e arrondissement de N’Djamena, trouve paradoxal qu’une institution comme l’Union des organisations des femmes vendeuses de poisson du Tchad, qui a demandé et obtenu la construction d’un marché moderne, laisse ses adhérentes s’installer ailleurs et qu’elle demande à une autre institution de faire pression pour qu’elles réintègrent leur propre marché.

"Ces femmes doivent se sensibiliser elles-mêmes et si elles ont besoin du soutien des autorités municipales, nous allons déployer la police pour les aider à faire entrer ces femmes récidivistes au sein du marché", conclut Abakar Khamis.

S’agissant de la coupure intempestive d’électricité dans le marché du 6e arrondissement qui ne permet pas à ces vendeuses de garder leurs produits aux frais, VOA Afrique a contacté le gestionnaire du marché qui n'a pas souhaité communiquer.

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Les enseignants vacataires tchadiens réclament 120 millions francs CFA

Vue de l'entrée principale de l'université de N'Djamena, 22 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Au Tchad, les enseignants chercheurs-vacataires du supérieur réclament des arriérés de vacations datant de 2016 à 2019. Ils sont aussi mécontents d’une circulaire du président de l’université de N’Djamena les suspendant temporairement.

La semaine qui commence risque d’être mouvementée dans les différentes facultés de N’Djamena, au Tchad.

Des enseignants réclament trois ans d'arriérés de salaires
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Les 72 heures accordées aux autorités rectorales par les enseignants-vacataires du supérieur pour exiger le paiement des arriérés de vacation ont expiré le week-end dernier. Datant de 2016 à 2019 ces vacations se chiffrent à 120 millions de FCFA .

Les vacataires contestent la note circulaire du président de l’université de N’Djamena, suspendant leurs activités.

Professeur Mahamat Barko, président de l'université de N'Djamena, 22 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Professeur Mahamat Barko, président de l'université de N'Djamena, 22 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).


Cette suspension, selon le président de l’université de N’Djamena, le professeur Mahamat Barka, permettra à l’administration des quatre facultés de responsabiliser les enseignants permanents à l’exception de la faculté de médecine.

Il invite les enseignants vacataires à "prendre leur mal en patience". Car dit-il, "la suspension est temporaire". "S’il y a des heures où on n’arrive pas à pourvoir certaines classes avec les enseignants permanents, on peut faire appel aux enseignants vacataires", assure-t-il.

Le président de l’université de N’Djamena déplore le fait que, dans certaines facultés, aucun enseignant a 100 heures de travail alors que dans les normes, chaque enseignant doit avoir 260 heures par an.

Il cite en exemple, la faculté de gestion, où il y a 70 enseignants pour 600 étudiants. "Dans cette faculté, est-ce qu’on a besoin des vacataires ?", s’interroge Mahamat Barka.

Dingamnayal Nabaye Charlot l'un des porte-paroles des enseignants vacataires à N'Djamena, 22 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Dingamnayal Nabaye Charlot l'un des porte-paroles des enseignants vacataires à N'Djamena, 22 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).


Pour l’un des porte-paroles du Collectif national des enseignants-chercheurs-vacataires du supérieur, Dingamnayal Nabaye Charlot, le régime de vacation a été introduit depuis 1971, date de la création de l’université du Tchad, devenu aujourd’hui l'université de N’Djamena.

Dingamnayal estime qu’il "n’y a pas de meilleure manière de revendiquer son droit bafoué que de se constituer en prisonnier libre. Nous allons laisser leur université, si le président n’a plus besoin de nous, nous allons partir, mais nous avons presté et l’université doit nous payer", réclame-t-il.

"C’est l’injustice, que nous combattons. Nous avons voulu saisir le juge administratif pour excès de pouvoir : malheureusement, nous nous sommes rendus compte que ce n’est même pas un acte administratif", a souligné Dingamnayal Nabaye Charlot.

L’Union nationale des étudiants tchadiens (UNET) estime que cette décision, même si elle est provisoire, a déjà des répercussions négatives sur les activités académiques.

Aserpé Dickréo Amos, président national l’UNET, estime pour sa part que ce sont les enseignants vacataires qui sont en charge des travaux dirigés des étudiants et depuis la reprise des cours, ces enseignants ne sont pas là.

Les étudiants font des contrôles sans passer par les travaux dirigés. Il demande au président de l’université de N’Djamena de revenir sur cette décision.

Au cas contraire, il menace d’appeler la base à une grève de solidarité avec les enseignants vacataires. Parce que selon lui, ce sont les étudiants qui sont les premières victimes de cette situation.

Selon des sources proches du rectorat de N’Djamena, une rencontre d’urgence est prévue ce lundi avec les enseignants et chercheurs du supérieur afin de désamorcer cette crise.

Des enseignants réclament trois ans d'arriérés de salaires

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Incertitude sur l'organisation des législatives de 2019 au Tchad

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Les élections législatives jouent l'Arlésienne

Idriss Deby Itno, président du Tchad, à N'Djamena, le 18 juin 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

La Constitution imposait leur tenue en 2015 mais les Tchadiens attendent toujours leurs élections législatives. Quatre ans après, le président Idriss Déby Itno leur a promis, sous pression internationale, qu'ils iraient aux urnes avant la fin 2019. Mais rien n'est moins sûr. 

La dernière fois que les Tchadiens ont voté pour élire leurs députés remonte à 2011. Depuis, l'Assemblée nationale, largement dominée par la majorité présidentielle, est restée la même. Pour justifier les reports successifs du scrutin, M. Déby, au pouvoir depuis près de 30 ans après un coup d'Etat en 1990, a invoqué la menace terroriste de Boko Haram - le groupe djihadiste nigérian qui multiplie les attaques meurtrières dans l'ouest depuis 2015 - et des difficultés financières.

Mais depuis deux ans, les bailleurs de fonds occidentaux et soutiens du Tchad, un pays stratégique en Afrique dans la lutte contre la menace des islamistes armés au Sahel, font pression sur le chef de l'Etat, Washington et Paris en tête.

Début juillet, M. Déby l'avait assuré: les élections se tiendront, "au pire, en décembre". Mais, à moins de quatre mois de cette échéance, aucune date n'est fixée.

Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, a assuré, devant le corps diplomatique à N'Djamena, que le gouvernement mettait tout en oeuvre pour respecter ce délai et a appelé ses partenaires à un "appui conséquent et multiforme" pour l'organisation des élections.

- "Impossible" d'ici à décembre -

L'opposition, elle, n'y croit pas: "le recensement biométrique n'a pas commencé, les listes électorales n'ont pas encore été publiées", affirme Mahamat Ahmat Alabo, secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement (PLD), dans l'opposition. "Objectivement, il est impossible d'organiser des élections en 2019".

"Le dernier recensement électoral remonte à 2015, les listes vont-elles être actualisées ?", s'interroge la chercheuse française spécialiste du Tchad, Marielle Debos. "Combien cela coûtera-t-il ? Comment le Tchad va-t-il financer les élections ? Il y a encore beaucoup de flou".

La société civile s'inquiète aussi, au moment où M. Déby a décrété fin août un état d'urgence dans l'Est, théâtre d'affrontements meurtriers entre cultivateurs et éleveurs, et dans le nord, repaire de groupes rebelles et d'orpailleurs illégaux.

"L'Etat sait qu'organiser des élections dans le contexte actuel, où l'état d'urgence dans certaines provinces impose une restriction des libertés publiques, est pratiquement impossible", estime le défenseur tchadien des droits de l'homme Jean-Bosco Manga. "Voter, c'est s'exprimer librement et pour cela, il faut que l'environnement et le contexte s'y prêtent", ajoute le fondateur du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés (MCPL).

"La crainte légitime de l'interdiction des réunions publiques sera traitée avec toute l'attention requise" par le gouvernement, a déclaré mercredi le ministre Mahamat Zene, promettant "des conditions optimales de sécurité et de transparence pour (...) que les candidats puissent battre campagne en toute liberté et en toute sécurité".

- Un possible contre-pouvoir ?

Selon certains observateurs, les réticences du pouvoir à organiser jusqu'ici ces élections, ne s'expliquent pas par la peur de les perdre - le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le parti au pouvoir, dispose d'un ancrage territorial très fort dans tout le pays et l'opposition reste profondément divisée.

En outre, "l'Assemblée nationale n'a jamais été un vrai contre-pouvoir au Tchad", relève Mme Debos. "Et depuis l'adoption d'une IVe République en 2018, qui a renforcé les pouvoirs du président, elle dispose d'un poids encore moins important", ajoute-t-elle

Pour Thibaud Lesueur, chercheur au centre d'analyse géopolitique International Crisis Group (ICG), "la question n'est pas tant de savoir quels peuvent être les résultats de ces élections mais plutôt si tous les partis seront en mesure de faire campagne, si les rassemblements seront autorisés et si cette séquence politique va entraîner une mobilisation de la société civile tchadienne plus largement".

D'autant plus que le scrutin ne semble pas passionner.

Dans les petits restaurants de N'Djamena, les clients préfèrent pester contre la vie chère, le manque de routes, d'hôpitaux ou d'écoles dans ce pays classé parmi les plus pauvres du monde.

"Les députés ne font rien pour aider les populations à réduire leur souffrance", s'énerve Abdelkerim Harba Ousma, 69 ans. Les élections ? "Elles n'ont pas la valeur des chaussures que je porte", rétorque cet homme pointant du doigt ses simples claquettes.

Avec AFP

Les funérailles de Lol Mahamat Choua ancien président tchadien

Les députés tchadiens en deuil, au Tchad, le 16 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

L’ancien président de la République et député à l’Assemblée nationale, Lol Mahamat Choua, est décédé dimanche 15 septembre 2019 à l’âge de 80 ans de suites de maladie.

Ses obsèques ont eu lieu lundi matin à la Place de la Nation de N’Djamena en présence du chef de l’Etat, Idriss Déby Itno.

En prononçant son oraison funèbre, le président de l’Assemblée nationale, Haroun Kabadi, a déclaré que l’ancien président de la République du Tchad Lol Mahamat Choua était un "véritable monument politique, mémoire vivante de la vie politique du pays".

Le président de l’Assemblée nationale a terminé ses propos en présentant au président Déby, à la famille biologique et politique du défunt, et au peuple tchadien, ses sincères condoléances pour la perte de ce grand homme d’Etat qui a profondément contribué au développement du Tchad.

L'ancien président tchadien Lol Mahamat Choua, au Tchad, le 16 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
L'ancien président tchadien Lol Mahamat Choua, au Tchad, le 16 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Décédé à l’âge de 80 ans, Lol Mahamat Choua, originaire de la province du Kanem à l’Ouest, a consacré 40 ans de sa vie à la politique du Tchad. Après ses études primaires à Mao, sa ville natale, et secondaires à N’Djaména, il s’était envolé pour Paris, où il a obtenu un diplôme d’étude supérieure de recherche à l’Institut d’Etudes des Relation Internationales en 1973.

Pendant la guerre civile de 1979 au Tchad, Lol Mahamat Choua a été désigné à l’unanimité, par les différentes tendances politico-militaires, président de la République du 29 avril au 29 août 1979.

"Au moment où le Tchad a connu des soubresauts, Lol Mahamat Choua était déjà parmi ceux qui devaient décider pour le pays", affirme à VOA Afrique, Djongdélang Angobona, député à l’Assemblée nationale et membre de la majorité présidentielle.

L'opposant Ngarlejy Yorongar, au Tchad, le 16 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
L'opposant Ngarlejy Yorongar, au Tchad, le 16 septembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


L’opposant historique du régime au pouvoir et député à l’Assemblée nationale Ngarlejy Yorongar se rappelle encore de son incarcération en compagnie de Lol Mahamat Choua au lendemain de l’attaque de N’Djamena, les 2 et 3 février 2008, par des rebelles qui ont failli renverser le président Déby Itno.

L’après-midi du 3 février 2008, Lol Mahamat Choua, Ngarlejy Yorongar, et Ibni Oumar Mahamat Saleh avaient été arrêtés à domicile par les forces de l’ordre après que les rebelles s’étaient retirés de la ville.Depuis, on est toujours sans nouvelle d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Pour l’opposant Ngarlejy, les tortures infligées à Lol Mahamat Choua dans la nuit du 4 au 5 février 2008 étaient atroces.

"Lol est mort physiquement depuis cette date de suites des tortures, et ce dimanche, il a simplement rendu l’âme", a déclaré l’opposant Ngarley Yorongar.

Outre la présidence de la République, feu Lol Mahamat Choua fut le premier président du Conseil supérieur de transition, un organe qui a joué le rôle d'Assemblée nationale après la conférence nationale souveraine de 1993. Il aura aussi été maire de la ville de N’Djamena, puis candidat malheureux à l’élection présidentielle de 1996 sous la bannière de son parti RDP entre autres.

Il était député de la troisième législature en cours et président du groupe parlementaire du RDP jusqu’à sa mort. Un deuil national de trois jours a été décrété par les autorités de N’Djamena à compter du lundi 16 septembre.

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