Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le Pentagone investit 2 milliards de dollars dans l'intelligence artificielle

Le Pentagone vu du ciel à Arlington, Virginie aux Etats-Unis, le 31 août 2010.

L'agence de recherche du Pentagone, la Darpa, a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars dans l'intelligence artificielle pour développer des machines capables d'apprendre toutes seules à s'adapter à des situations changeantes.

Ces fonds permettront à l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Defense Advanced research projects agency) de financer une vingtaine de projets déjà entamés et d'en lancer "de multiples" autres dans les 12 prochains mois, a précisé le directeur de la Darpa, Steven Walker, au cours d'une conférence près de Washington.

Ces investissements sont destinés à "transformer les ordinateurs, pour les faire passer d'outils spécialisés à partenaires dans la résolution des problèmes", a ajouté M. Walker, cité dans un communiqué.

"Nous voulons étudier la façon dont des machines peuvent acquérir une communication et des capacités de raisonnement quasi-humaines, en étant capables de reconnaître qu'une situation ou un environnement a changé et de s'y adapter", a-t-il expliqué.

Les robots actuels, tout développés et autonomes qu'ils soient, ne peuvent pas être facilement mis à jour lorsqu'une nouvelle technologie apparaît. Les chercheurs veulent qu'ils apprennent à se mettre à jour tout seuls.

Parmi les applications envisagées, la Darpa a cité l'accélération du processus de vérification d'identité qui pourrait permettre d'accorder une habilitation secret-défense à un expert en une semaine au lieu de plusieurs mois actuellement.

Mais la recherche de la Darpa, financée à 100% par le Pentagone, est prioritairement destinée à des applications utilisables en situation de combat, comme les drones qui deviendraient ainsi de plus en plus autonomes.

Avec AFP

Toutes les actualités

Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo

Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:17 0:00

Nouveau débat démocrate, une poignée de favoris à l'épreuve

Le cinquième débat télévisé des démocrates est prévu ce mercredi soir à Atlanta, en Géorgie, et seuls dix candidats ont été sélectionnés.

A moins de trois mois du premier vote de la primaire démocrate, la pression s'accroît sur les prétendants à la Maison Blanche qui s'affronteront mercredi lors d'un débat télévisé, avec le trio de tête, Joe Biden, Elizabeth Warren et Bernie Sanders, menacé par le jeune maire Pete Buttigieg.

Les plus petits candidats, dont certains joueront ce soir-là leur survie dans la course, pourraient faire de ces grands concurrents la cible d'attaques féroces.

Tous portés par la volonté brûlante de battre le président républicain Donald Trump en novembre 2020, un nombre inédit de candidats s'est lancé dans la course pour défendre les couleurs du parti démocrate à la présidentielle américaine.

Dix-huit sont toujours en lice, avec l'arrivée toute récente de l'ex-gouverneur Deval Patrick, tandis qu'un autre grand nom pourrait encore se lancer très tardivement, bouleversant potentiellement la course: le milliardaire Michael Bloomberg.

Ces deux derniers ne seront pas sur le plateau du cinquième débat démocrate, organisé mercredi soir à Atlanta, en Géorgie, où seuls dix candidats ont été sélectionnés.

Le trio de tête s'est consolidé ces derniers mois avec derrière le favori, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, un modéré, deux candidats nettement marqués à gauche: les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

Mais le benjamin de la course, Pete Buttigieg, 37 ans, connaît depuis fin octobre une ascension fulgurante dans les sondages de l'Iowa, un Etat clé puisqu'il votera le premier le 3 février, et dans le New Hampshire, qui suivra juste après (11 février).

- La "révélation" Buttigieg -

Cet ex-militaire occupe, comme Joe Biden, la voie modérée dans la primaire. Maire d'une ville de 100.000 habitants dans le Midwest, il était encore inconnu du grand public il y a un an.

"C'est lui la révélation de cette primaire", a jugé Jim Messina, ancien directeur de campagne Barack Obama en 2012, sur CNN cette semaine.

Mais, a mis en garde le conseiller politique, "tout reste encore incertain".

Car "le facteur le plus important pour les démocrates c'est: +qui peut battre Donald Trump?+ et (...) ils s'inquiètent de savoir si (M. Buttigeg) pourrait gagner l'élection" contre le président républicain sortant.

L'homme d'affaires pourrait d'ailleurs encore figurer haut parmi les sujets abordés lors du débat, avec la réforme de la santé qui divise progressistes et modérés, l'immigration ou les armes à feu.

A l'échelle nationale, M. Buttigieg arrive quatrième dans les sondages mais très loin derrière --avec 8%-- les trois premiers, tous septuagénaires: Joe Biden (27%) qui fêtera ses 77 ans justement mercredi, Elizabeth Warren, 70 ans (20%) et Bernie Sanders, 78 ans (19%), selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics.

Compte tenu de sa récente poussée dans les sondages, le jeune maire pourrait être particulièrement visé par ses rivaux. D'autant qu'il arrive dans cet Etat de Géorgie, à forte population noire, plombé par son soutien très faible chez cet électorat clé.

D'autres pourraient lui reprocher ses positions centristes dans un parti qui a mis cap à gauche depuis la dernière campagne de 2016.

Un angle d'attaque qui pourrait aussi viser Joe Biden, sur qui pèsent en plus les doutes concernant son âge et sa viabilité dans la course alors qu'il a été happé dans le scandale ukrainien qui vaut à Donald Trump une menace de destitution.

Son nom revient en effet sans cesse dans cette procédure explosive, les démocrates accusant le président républicain d'avoir abusé de ses pouvoirs présidentiels en demandant aux Ukrainiens une enquête sur les Biden.

A l'inverse, les progressistes Elizabeth Warren et Bernie Sanders risquent d'être assaillis par les modérés pour leurs positions jugées irréalistes... et toxiques dans les urnes.

Discret jusqu'ici, l'ex-président démocrate Barack Obama a d'ailleurs clairement mis en garde, sans les nommer, contre ces candidats qui prônent une refonte du système, en soulignant récemment devant des donateurs que les Etats-Unis n'étaient pas un pays "révolutionnaire".

Les six autres candidats sélectionnés sont, selon leur ordre dans les sondages: la sénatrice Kamala Harris (5%), l'homme d'affaires novice en politique Andrew Yang (3%), la sénatrice Amy Klobuchar (2%), le sénateur Cory Booker (2%), l'élue de la Chambre des représentants Tulsi Gabbard (1%) et le milliardaire Tom Steyer (1%).

Avec AFP

La Chambre adopte un projet de loi de finances pour éviter un "shutdown"

L'administration de Donald Trump a signalé que le président républicain était prêt à signer cette loi budgétaire temporaire.

La chambre basse du Congrès américain a approuvé mardi un projet de loi budgétaire temporaire, courant jusqu'au 20 décembre, afin d'éviter la paralysie des administrations américaines, ou "shutdown".

Le Sénat devrait à son tour approuver ce texte dans la semaine puis l'envoyer à la Maison Blanche pour qu'il soit promulgué avant jeudi soir, minuit, lorsque les budgets actuellement alloués arriveront à leur terme.

L'administration de Donald Trump a signalé que le président républicain était prêt à signer cette loi budgétaire temporaire.

Malgré des mois de négociations, l'opposition démocrate et les républicains ne sont pas parvenus à s'accorder sur un budget à plus long terme, à cause de différends, notamment sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, grande promesse de campagne de M. Trump pour lutter contre l'immigration clandestine.

Divisés par l'enquête en destitution lancée contre M. Trump par les démocrates à la Chambre, des élus s'inquiètent de leur capacité à parvenir à un accord budgétaire à long terme d'ici la prochaine date butoir du 20 décembre.

La mesure provisoire votée à la Chambre des représentants, mardi, inclut une augmentation de salaire de 3,1% pour l'armée américaine, finance le fonctionnement du grand recensement prévu en 2020 ainsi que d'importants programmes dans le secteur de la santé.

"Si les mesures à court terme ne sont jamais idéales, cette prolongation budgétaire est nécessaire afin de nous assurer que la Chambre et le Sénat puissent continuer à négocier pour parvenir à un accord complet pour l'année fiscale 2020", a déclaré un élu républicain, Tom Cole.

Le texte a été approuvé à la Chambre, contrôlée par les démocrates, par 231 voix contre 192, dont 12 soutiens républicains.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s'est montré favorable à l'adoption du texte à la chambre haute.

"Echouer à garantir les financements pour le gouvernement fédéral d'ici la fin de l'année n'est pas une option", a-t-il ajouté.

Depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, en janvier 2017, les Etats-Unis ont été partiellement paralysés par deux "shutdowns", dont le plus long de l'histoire américaine, lorsque certains budgets avaient été asséchés durant 35 jours entre fin 2018 et début 2019.

Avec AFP

Destitution: Gordon Sondland, l'ambassadeur au centre des accusations contre Trump

Gordon Sondland,ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne.

Généreux donateur, diplomate et désormais personnage central dans l'enquête visant Donald Trump: Gordon Sondland va livrer mercredi au Congrès un témoignage public qui pourrait être accablant pour le président américain menacé de destitution, dont il est pourtant un fervent partisan.

C'est un chèque d'un million de dollars pour financer l'investiture de Donald Trump qui a amené en juillet 2018 ce propriétaire d'un groupe hôtelier au poste très convoité d'ambassadeur auprès de l'Union européenne (UE).

Mais son passage à Bruxelles a été "une très mauvaise expérience", a-t-il admis mi-octobre lors d'une première audition à huis clos devant la commission d'enquête de la Chambre des représentants, à majorité démocrate.

Et le pire est peut-être à venir au vu des différents témoignages obtenus par les parlementaires, qui pourraient valoir au président une mise en accusation ("impeachment") devant le Sénat.

Ils dépeignent un ambassadeur au centre d'une diplomatie parallèle avec l'Ukraine, mise en place par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, et qui ne répond qu'au milliardaire républicain.

Avec l'envoyé américain pour l'Ukraine, Kurt Volker, et le ministre américain de l'Energie Rick Perry, Gordon Sondland forme un trio qui se surnomme les "Three Amigos", du nom d'une comédie potache des années 1980.

Leur mission: pousser l'Ukraine à enquêter sur des soupçons de corruption visant une grande société gazière locale, Burisma, et indirectement sur Joe Biden, possible adversaire démocrate de Donald Trump lors de la présidentielle de 2020.

- Pressions -

Dans un appel téléphonique controversé le 25 juillet, le président américain a demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky de se "pencher" sur le cas de l'ancien vice-président et de son fils Hunter Biden, alors membre du conseil d'administration du groupe Burisma.

Cette conversation, et la décision de la Maison Blanche de geler une aide militaire à l'Ukraine, sont au centre de la procédure d'"impeachment" visant le président.

Visiblement mal à l'aise lors de son premier témoignage sous serment à huis clos, Gordon Sondland avait esquivé de nombreuses questions, expliquant ne plus se rappeler de réunions ou d'échanges téléphoniques pourtant rapportés par d'autres témoins.

Il avait par exemple assuré n'avoir "pas participé" à des actions visant à "geler de l'aide afin de faire pression" sur Kiev. Selon lui, une telle attitude serait "inappropriée", voire "illégale", si elle avait comme but "d'influencer une élection américaine".

Mais face aux contradictions, il s'est subitement souvenu d'une conversation avec Andreï Yermak, un conseiller du président ukrainien.

M. Sondland a dit que "la reprise de l'aide américaine n'arriverait sans doute pas jusqu'à ce que l'Ukraine fournisse une déclaration publique contre la corruption dont nous parlions depuis de nombreuses semaines", a-t-il indiqué dans une déposition écrite complémentaire.

Le plus haut diplomate américain à Kiev, William Taylor, a enfoncé le clou la semaine dernière en évoquant des propos rapportés de M. Sondland, selon qui Donald Trump "s'intéressait" davantage à l'ouverture d'une enquête sur les Biden en Ukraine qu'à la situation dans ce pays aux prises avec une rébellion séparatiste pro-russe.

Plusieurs témoins ont aussi fait part de leur incompréhension face à l'implication de cet ambassadeur hors de sa zone.

- "Un peu inhabituel" -

"C'est un peu inhabituel que l'ambassadeur américain auprès de l'UE joue un rôle dans la politique vis-à-vis de l'Ukraine", qui n'est pas un Etat membre de l'Union, a expliqué William Taylor.

"Ce n'est pas un diplomate professionnel", a souligné Alexander Vindman, membre de l'influent Conseil de sécurité nationale, en rappelant que M. Sondland avait été brièvement évincé d'une délégation parce qu'il avait tendance à "improviser" et à "sortir du consensus".

Aux élus, M. Sondland a assuré que son rôle était "d'offrir (s)on opinion si cela pouvait aider" ses collègues au département d'Etat. Il a assuré avoir été missionné par le secrétaire d'Etat Mike Pompeo et John Bolton, alors conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, présumant qu'ils agissaient sous l'autorité de Donald Trump.

Mais il a été plus direct avec la collaboratrice de M. Bolton, Fiona Hill, en lui annonçant en juin qu'il chapeautait le dossier ukrainien. "Je lui ai demandé sous quelle autorité? Il a répondu +le président+", a-t-elle dit à la commission menant l'enquête.

Originaire de Seattle, Gordon Sondland est à 62 ans le patron du groupe Provenance Hotels, qui compte 19 hôtels dans le nord-ouest des Etats-Unis.

Se décrivant comme un "républicain de toujours", il avait d'abord soutenu l'ex-gouverneur de Floride Jeb Bush pour la primaire républicaine de 2016, avant de se rallier à Donald Trump. Le président, qui avait récompensé sa loyauté et saluait un "grand Américain" début octobre, assurait un mois plus tard "à peine" le connaître.

Avec AFP

Destitution: assaut républicain contre un officier au témoignage accablant pour Trump

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, l'un des principaux témoins dans l'enquête en destitution contre Donald Trump.

Face aux attaques de la Maison Blanche et des républicains, un militaire américain a affirmé mardi avoir fait "son devoir" en alertant ses supérieurs sur un appel entre Donald Trump et le président ukrainien, au cœur de l'enquête en destitution visant le milliardaire.

En uniforme, le lieutenant-colonel Alexander Vindman, qui travaille au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, a témoigné lors d'une audition publique au Congrès aux côtés de Jennifer Williams, conseillère spéciale du vice-président américain Mike Pence.

Les deux responsables ont écouté en direct le 25 juillet l'appel au cours duquel M. Trump a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur Joe Biden, un de ses adversaires potentiels lors de la présidentielle de 2020. L'un et l'autre ont jugé cet échange "inapproprié".

Alexander Vindman, né à Kiev et arrivé à 3 ans aux Etats-Unis, a été assailli de critiques et d'insinuations de la part des défenseurs du président, qui ont mis en doute sa loyauté.

"Je n’ai jamais vu cet homme", a déclaré Donald Trump à la Maison Blanche, qualifiant les investigations de "farce".

Depuis le lancement de la procédure de destitution, fin septembre, il dénonce sans relâche une "chasse aux sorcières" et même une tentative de "coup d'Etat" menée par les démocrates qui l'accusent d'abus de pouvoir.

Le magnat de l'immobilier martèle que son appel avec l'Ukrainien Volodymyr Zelensky était "parfait". Il assure n'avoir exercé "aucune pression" sur son interlocuteur, qui s'est déclaré mardi "fatigué" du scandale.

Mais les démocrates soupçonnent Donald Trump d'avoir gelé cet été une aide militaire pour forcer la main à M. Zelensky. Cette enveloppe était cruciale pour le petit pays en guerre avec la Russie, a souligné M. Vindman.

M. Vindman a tenu à "souligner" que c'est par "sens du devoir" qu'il avait fait part de ses "inquiétudes" aux services juridiques de la Maison Blanche immédiatement après l'appel.

Précisant qu'elle avait écouté, dans le cadre de ses fonctions, "environ une dizaine d'autres conversations téléphoniques présidentielles", Jennifer Williams a de son côté expliqué qu'elle avait trouvé "l'appel du 25 juillet inhabituel" car il évoquait des questions de politique intérieure américaine.

- Attaques "répréhensibles" -

Le président américain et ses alliés républicains ont tenté de dépeindre ces deux hauts conseillers comme étant contre M. Trump, ce qu'ils ont chacun démenti.

En pleine audition, la Maison Blanche a également mis en doute, sur son compte Twitter, le "discernement" de M. Vindman, qui reste son conseiller. Tour à tour, les élus républicains ont également avancé que certains de ses collègues le soupçonnaient d'avoir fait fuiter des informations.

Ces derniers propos ont mené à une passe d'armes sur le mystérieux lanceur d'alerte qui a dévoilé l'affaire au grand jour. Les républicains ont insinué que le lieutenant-colonel aurait pu être l'une des sources du lanceur d'alerte.

M. Vindman, qui a quitté enfant l'Union soviétique, a reconnu que les Ukrainiens lui avaient proposé de devenir leur ministre de la Défense, mais a assuré avoir immédiatement refusé. Il a contrecarré les critiques républicaines en lisant une évaluation dithyrambique de son travail, datant de cet été.

Il a affirmé que les attaques contre les témoins convoqués au Congrès étaient "répréhensibles".

"Je suis Américain, je suis arrivé dans ma petite enfance aux Etats-Unis", a-t-il expliqué.

- "Papa, ne t'inquiète pas" -

Son père a décidé de fuir l'antisémitisme de l'Union soviétique quand Alexander Vindman avait trois ans et la famille s'est installée à New York, où lui et ses deux frères ont grandi comme de petits Américains avant de s'engager, tous les trois, dans l'armée des Etats-Unis.

"Je voulais passer ma vie à servir cette nation qui a donné refuge à ma famille", a-t-il expliqué lors de son audition. Envoyé en Irak en 2004, il a reçu une décoration après avoir été blessé par un engin explosif.

Parlant couramment l'Ukrainien et le Russe, diplômé de la prestigieuse université d'Harvard, il a ensuite travaillé dans les ambassades américaines à Kiev et Moscou. Depuis 2018, il occupe un poste de conseiller sur les affaires européennes au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche.

Son frère jumeau, Yevgeny, travaille-lui au sein des services juridiques de la présidence. Mardi, Alexander Vindman a fréquemment fait référence à ce "petit" frère, né "huit secondes" après lui et assis juste derrière lui pour le soutenir face aux assauts républicains.

Nerveux dans les premières minutes, il a peu à peu gagné en assurance, n'hésitant pas à reprendre un élu qui l'avait appelé "Monsieur Vindman". "C'est lieutenant-colonel Vindman."

Accusé d'avoir été mal perçu par sa hiérarchie, il a dégainé une évaluation de sa supérieure le qualifiant de "brillant". Il a assuré être "non partisan".

Dans son introduction, il avait remercié son père d'avoir choisi d'émigrer aux Etats-Unis.

"En Russie, témoigner en public dans une enquête contre le président me coûterait certainement la vie", avait-il souligné avant d'ajouter: "Papa, ne t'inquiète pas, ça va aller même si je dis la vérité."

- Biden visé -

Interrogés par une élue républicaine, les deux témoins ont reconnu que la présence de Hunter Biden au conseil d'administration d'un grand groupe gazier ukrainien, Burisma, alors même que son père était vice-président des Etats-Unis pouvait donner l'impression d'un conflit d'intérêt.

Leurs témoignages marquent le coup d'envoi d'une semaine d'auditions marathon, avec neuf dépositions attendues d'ici jeudi.

L'enchaînement rapide de ces témoignages laisse penser que les démocrates, qui contrôlent la Chambre des représentants, espèrent pouvoir voter rapidement sur la mise en accusation formelle du président ("impeachment").

Donald Trump devrait toutefois échapper à une destitution, la charge de le juger revenant au Sénat, aux mains des républicains, qui continuent de faire bloc autour de lui.

Les témoignages se poursuivront dans l'après-midi.

L'émissaire américain en Ukraine, Kurt Volker, pourrait se retrouver en position inconfortable.

Le diplomate a reconnu avoir mis en contact des responsables ukrainiens et l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, qui a mené pendant des mois une campagne pour convaincre Kiev d'enquêter sur Joe Biden.

Timothy Morrison, lui aussi membre du Conseil de sécurité nationale, témoignera à ses côtés.

Voir plus

XS
SM
MD
LG