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Guinée Équatoriale

Le PDGE n'a pas désigné son candidat à la présidentielle de 2023

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, prend la parole lors du Sommet de la paix de Nelson Mandela, à New York, le 24 septembre 2018.

Le parti au pouvoir en Guinée équatoriale a créé la surprise en ne choisissant pas lors de son Congrès son candidat à la présidentielle de 2023, une première dans ce pays dirigé depuis 42 ans d'une main de fer par son président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), parti unique jusqu'en 1991, quand le pouvoir a toléré des petits mouvements satellites ou "d'opposition", tenait son VIIe Congrès de lundi à mercredi à Bata, la capitale économique. C'est d'ordinaire l'occasion pour le parti de désigner son candidat pour un mandat de sept ans à la tête du pays.

Mais à la surprise générale, dans une soirée qui s'est prolongée jusque tard dans la nuit, aucune annonce de cette nature n'a été faite.

M. Obiang, qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1979, est en très net retrait de la scène politique depuis quelques mois au profit de son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, 53 ans. Ce dernier est présenté de longue date comme son dauphin, vice-président de la République et vice-président du PDGE, omniprésent en public récemment.

Il y a encore quelques semaines, ce jet-setteur revendiqué et affiché sur les réseaux sociaux, à la réputation sulfureuse, condamné en France dans le cadre de l'affaire des "biens mal acquis", paraissait devoir être désigné à sa place.

Mais des caciques du régime tels que Agustin Nze Nfumu, l'un des cinq vice-présidents du PDGE, avaient présenté l'actuel président comme "l'homme de la situation", laissant entendre qu'il allait poursuivre sa fonction à la tête de l'Etat.

"Candidat naturel"

"Mieux vaut un ami bien connu qu'un nouvel ami à connaître", a lancé lundi le vieux chef de l'Etat à ses partisans lors de l'ouverture du Congrès, sans donner plus de précisions. M. Obiang détient, avec 42 années, le record mondial de longévité d'un chef d'Etat encore vivant à la tête d'un pays, hors monarchies.

"L'issue naturelle de ce congrès est de maintenir le statu quo avec Teodoro Obiang candidat à un nouveau mandat", avait prédit à l'AFP juste avant le Congrès Ana Lucia Sa, professeur de sciences politiques à l'université de Lisbonne, spécialiste de la Guinée équatoriale. "Mais il y a de plus en plus de tensions au sein de l'élite dirigeante pour préparer l'après-Teodoro", avait-elle analysé.

Pour les militants qui sortaient du Palais des Congrès, l'actuel chef de l'Etat fait toujours figure de candidat naturel à sa succession. "Le fait que le fils ne soit pas designé candidat par le Congrès dit tout simplement que c'est la personne qui est en place qui demeure", a ainsi assuré à l'AFP un cacique du régime. "Le président fondateur est le candidat naturel du PDGE aux elections", a-t-il ajouté.

En Guinée équatoriale, riche en gaz et pétrole, la grande majorité des 1,3 million d'habitants vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. De nombreux débats lors du Congrès ont tourné autour de la crise économique et de la pandémie de Covid-19.

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Omicron: la Guinée équatoriale suspend tous ses vols internationaux

Un vol de South African Airways (SAA) est vu sur le tarmac avant de quitter l'aéroport international de Tambo à Johannesburg le 23 septembre 2021.

La Guinée équatoriale a décidé de suspendre tous les vols internationaux du 6 décembre au 2 janvier 2022, afin d'éviter l'arrivée dans ce petit pays d'Afrique centrale du nouveau variant Omicron, selon un décret communiqué jeudi à l'AFP.

Le décret présidentiel pris mercredi réinstaure par ailleurs un couvre-feu, supprimé le 15 novembre, de 23 heures à 6 heures et impose l'obligation vaccinale à tous les résidents dans le pays, Equato-guinéens ou étrangers.

"Compte tenu du contexte épidémiologique international observé dans le dernier rapport hebdomadaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui constate une augmentation à la fois des nouveaux cas et des décès" et de "l'annonce récente du nouveau variant Omicron, récemment détecté dans plusieurs pays", ces nouvelles mesures doivent "empêcher de nouvelles transmissions", indique le décret lu sur les médias d’État.

Le décret signé par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui dirige la pays d'une main de fer depuis 42 ans, souligne toutefois que le nombre de nouveaux cas positifs au Covid-19 dans le pays est en baisse avec un taux de positivité de 0,4%.

Malabo avait étendu le 17 septembre de manière drastique l'obligation vaccinale à tous les fonctionnaires, mais aussi à toute personne effectuant physiquement une démarche auprès d'une administration.

Sur les 1,3 million d'Equato-guinéens, 247.515 personnes ont été vaccinées avec au moins une dose, et 198.169 ont reçu les deux doses.

Seuls les déplacements professionnels ou médicaux à l'intérieur du pays sont autorisés, selon le nouveau décret, et les voyageurs devront être munis, en plus d'un carnet de vaccination, d'un test PCR négatif.

13.592 personnes ont été testées positives et 175 personnes sont mortes dans le pays depuis le début de l'épidémie.

Abandonné, le centre des civilisations Bantou désormais squatté par des Librevillois

Des habitants se rassemblent dans la zone d'habitation en partie inondée à l'intérieur du Centre international des civilisations bantoues (CICIBA), dans la commune d'Akanda, près de la capitale gabonaise Libreville, le 9 octobre 2021.

Des dizaines d'enfants portent sur des brouettes des jerricans remplis d'eau au milieu d'habitations de fortune. Au cœur de la capitale gabonaise Libreville, le Centre international des civilisations bantu (Ciciba), conçu pour être la vitrine de la culture africaine, est aujourd'hui squatté par des centaines de familles.

Les murs en béton sont décatis, des fils électriques rafistolés pendent entre les baraques et des poubelles s'amoncèlent le long d'une route. "Plus de 2.000 personnes vivent ici" dans une grande précarité, témoigne Apollon Mekoghi, président de l'association des squatteurs du Ciciba.

Dans les années 1980, le Ciciba voit le jour pour promouvoir le patrimoine culturel des peuples africains au sud de l’Equateur. Onze pays (Angola, Burundi, Centrafrique, Comores, Congo Brazzaville, Gabon, Guinée Équatoriale, RDC, Rwanda, Sao-Tomé et Principe, Zambie) s'unissent pour créer une vaste banque de données accessible aux chercheurs et au grand public. Objectif: promouvoir la culture des Bantous, présents en Afrique centrale et australe, qui partagent des racines linguistiques ainsi que certaines traditions et croyances.

Sous l'impulsion du président Omar Bongo Ondimba, le Gabon, pays hôte, dépense quelque 10 milliards de francs CFA, environ 15 millions d'euros, pour construire le centre au nord de Libreville. Deux immenses défenses d'éléphant en béton hautes de plusieurs mètres symbolisent l'entrée. Un théâtre est érigé.

Mais les moyens ne sont pas suffisants - plusieurs pays en guerre civile sont incapables de financer le projet - et seuls quelques bâtiments sortent de terre, laissés à l'abandon pendant plusieurs années. Le Ciciba devient un "éléphant blanc", un projet démesuré qui ne voit pas le jour. Les premiers squatteurs arrivent en 2013.

"Catastrophe humanitaire"

"Le campus de l'université où je me trouvais a été détruit, je me suis retrouvé sans logement et je suis venu ici", souligne M. Mekoghi.

Aujourd'hui, plus de 400 familles vivent au Ciciba. "Dès que quelqu'un souhaite s'installer, il dépose son dossier. S'il est accepté, il peut venir construire son habitation", explique M.Mekoghi. Des maisons de fortune sans raccordement à l'eau courante sont bâties dans les allées du centre, véritable labyrinthe en béton qui s'étend sur plusieurs niveaux.

Les habitants du Ciciba s'entassent parfois à une dizaine dans quelques mètres carrés. Un terrain propice à la diffusion de nombreuses maladies, comme la fièvre typhoïde.

Françoise Moughola, 40 ans, vit dans le squat depuis 7 ans. Mère de 12 enfants, elle vient tout juste de perdre son mari. "C'est dur pour nous tous", témoigne-t-elle, affairée au lavage et repassage de vêtements. "Je ne sais pas comment vivre avec douze gosses, je n'ai même pas les moyens de les mettre à l'école", poursuit-elle. Au Gabon, l'inscription dans les établissements scolaires coûte environ 10.000 francs CFA, 15 euros.

L'immense majorité des habitants du Ciciba sont Gabonais, mais certains squatteurs sont étrangers. A l'image de Sika, un Centrafricain de 34 ans, arrivé en 2016 après avoir fui la guerre civile dans son pays. "On vit très mal", se plaint-il. "Nous avons de l'eau livrée une seule fois par jour par des citernes, ce n'est pas suffisant, il faut parfois faire des choix entre se laver ou faire à manger", raconte-t-il.

"Envie de partir"

Le Gabon, petit pays d'Afrique centrale de 2 millions d'âmes, est un des plus gros producteurs de pétrole du continent, et un des plus riches par habitant de la région. Mais selon la Banque mondiale, un tiers de la population vivait en 2017 sous le seuil de pauvreté.

Dans les allées du centre, des bars, échoppes et églises ont été érigés. Les squatteurs du Ciciba ne payent aucun loyer, mais doivent s'acquitter chaque mois de 20.000 francs CFA, environ 30 euros, pour l'électricité. Et le courant est coupé dès que les habitants sont incapables de payer. "Je n'ai pas les moyens donc je vis sans électricité, je suis tout le temps dans le noir à la maison", relate Lilly Loundou, 31 ans, arrivée au Ciciba il y a deux mois.

"Tout le monde a envie de partir", soutient Marc Malomba, membre de l'association des squatteurs du Ciciba. "J'avais honte au début de dire que je vivais ici, je le cachais", se remémore Jessye Angounié, qui vit avec sa femme et ses deux enfants dans le squat depuis deux ans.

Malgré les conditions de vie difficiles, "nous avons encore de nombreuses familles qui attendent pour s'installer ici", souligne Apollon Mekoghi.

Le président Obiang, 42 ans au pouvoir, candidat à un 6e mandat en Guinée équatoriale

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, à son arrivée pour l'investiture du président nigérian, Muhammadu Buhari, à Abuja, au Nigeria, vendredi 29 mai 2015.

Le président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui détient, avec 42 années, le record mondial de longévité d'un chef d'Etat encore vivant à la tête d'un pays, hors monarchies, sera très probablement désigné mardi au Congrès de son parti candidat à un sixième mandat à l'élection de 2023.

Il y a encore quelques semaines cependant, son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, jet setteur revendiqué et affiché sur les réseaux sociaux, condamné en France dans le cadre de "biens mal acquis", paraissait devoir être désigné à sa place. Mais les caciques du pouvoir clanique et très autoritaire de ce petit Etat pétrolier d'Afrique centrale semblent avoir jugé qu'il était trop tôt.

Le Parti Démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) parti unique jusqu'en 1991, quand le pouvoir a toléré des petits mouvements satellites ou "d'opposition", tient son VIIe Congrès lundi et mardi à Bata, la capitale économique. Ce dernier congrès ordinaire avant le scrutin doit désigner le candidat à la présidentielle de 2023 pour un mandat de 7 ans.

M. Obiang, qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1979 et dirige le pays d'une main de fer, est en très net retrait de la scène politique depuis quelques mois au profit de Teodorin, 53 ans. Ce dernier est présenté de longue date comme son dauphin, vice-président de la République et vice-président du PDGE, omniprésent en public récemment.

Mais le vieux chef de l'Etat semble en bonne forme, réputé faire quotidiennement du sport et faire attention à son hygiène de vie.

Teodoro Obiang est "l’homme de la situation", assène pour l'AFP Agustin Nze Nfumu, l'un des cinq vice-présidents du PDGE. "L’âge importe peu, son cerveau fonctionne encore parfaitement, il est encore le président de notre parti et il continuera à l’être, le président-fondateur a beaucoup d’expérience", poursuit-il.

"L’issue naturelle de ce congrès est de maintenir le statu quo avec Teodoro Obiang candidat à un nouveau mandat", renchérit pour l’AFP Ana Lucia Sa, professeur de sciences politiques à l’université de Lisbonne, spécialiste de la Guinée équatoriale. "Mais il y a de plus en plus de tensions au sein de l’élite dirigeante pour préparer l’après Teodoro", analyse-t-elle.

Teodorin a été condamné définitivement en France en juillet à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende pour s'être frauduleusement bâti un patrimoine considérable (hôtel particulier parisien, voitures de course et de luxe, jets privés...) dans l'affaire dite des "biens mal acquis".

En juillet aussi, le Royaume-Uni a gelé ses avoirs financiers et interdit l'accès à son territoire à Teodorin Obiang, l'accusant d'avoir détourné des fonds publics pour financer un train de vie somptueux, ce que Malabo conteste.

En Guinée équatoriale, riche en gaz et pétrole, la grande majorité des 1,3 million d'habitants vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

À 88 ans, Paul Biya marque ses 39 ans à la tête du Cameroun

Le président camerounais Paul Biya au Forum de Paris sur la paix, en France, le 12 novembre 2019.

Ce 6 novembre, le président camerounais Paul Biya a atteint 39 ans au pouvoir. Il devient donc le deuxième dirigeant le plus ancien d'Afrique, après son voisin de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979. Une occasion célébrée par ses partisans et tournée en dérision par ses détracteurs.

À 88 ans, M. Biya, président du Cameroun depuis 1982, est rarement vu en public ces jours-ci. Ses opposants estiment que ceux qui demandent à l'octogénaire d’être encore candidat à la présidence en 2025 ne peuvent être pris au sérieux.

Une épidémie de choléra fait 13 morts au Cameroun
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Du côté des partisans du parti au pouvoir au Cameroun, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), on affirme que M. Biya peut encore diriger le pays pour un nouveau mandat de sept ans, à partir de 2025.

M. Biya avait été déclaré vainqueur de la dernière élection présidentielle du Cameroun, en 2018, en recueillant plus de 80 % des voix, loin devant son adversaire, Maurice Kamto.

A l’occasion des 39 ans de pouvoir du patron du RDPC, ses partisans ont conçu une chanson qui a été chantée dans les villes et les villages du Cameroun.

Pour marquer cet événement, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, a fait le déplacement à Monatele, chef-lieu du département de la Lekié, non loin de la capitale du Cameroun, Yaoundé.

À la tête d’une délégation du RDPC, il a affirmé que le parti souhaite former un consensus national pour que le chef de l'Etat brigue un nouveau mandat en 2025.

Il justifie son appel par les nombreuses réalisations qu’il attribue au président Paul Biya, notamment le maintien de l'unité nationale malgré le terrorisme de Boko Haram à la frontière nord du Cameroun avec le Nigeria et la crise séparatiste qui a tué au moins 3 000 personnes dans les régions anglophones de l'ouest. Il cite aussi la construction des écoles et des universités dans de nombreuses villes et villages de ce pays d'Afrique centrale.

Situation tendue à Buea après le lynchage d'un gendarme
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Incrédule, l’opposition voit plutôt en cet appel un acte de provocation.

Pour Christopher Ndong, secrétaire général du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, le parti de M. Kamto), les appels à une énième candidature de Paul Biya signifient tout simplement que le RDPC veut le voir mourir au pouvoir.

"C'est insulter l’intelligence des Camerounais", dénonce-t-il d’emblée. "Compte tenu de son âge, que fera-t-il du pouvoir ? En ce moment, il n'est pas actif. Honnêtement, c'est une provocation de premier ordre. Regardez le chaos qui règne un peu partout. Le pays est endetté".

Paul Biya avait été Premier ministre pendant sept ans sous Amadou Ahidjo, le premier président du Cameroun, avant d'accéder à la magistrature suprême. M. Ahidjo avait démissionné de son poste en 1982, invoquant des raisons de santé. Il est mort en exil au Sénégal, où il est toujours enterré à ce jour.

Depuis 2008, la limitation des mandats n'existe plus dans la constitution camerounaise.

Kamto appelle à la libération de "tous les prisonniers politiques" anglophones
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