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Le Parlement convoque Buhari sur les violences au Nigeria


Le président nigérian Muhammadu Buhari lors d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le 14 octobre 2016.
Le président nigérian Muhammadu Buhari lors d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le 14 octobre 2016.

Le Parlement du Nigeria a convoqué le président Muhammadu Buhari afin qu'il s'explique sur les mesures prises pour enrayer la violence grandissante dans les Etats du centre du pays.

Les membres de la chambre basse du Parlement - la chambre des représentants - ont voté mercredi en faveur de la convocation du président Buhari ainsi que pour "le remplacement des chefs de service et conseillers en sécurité" de l'armée, selon le président de la chambre, Yakubu Dogara.

Le président Buhari qui est aussi le commandant en chef des forces armées, "doit répondre aux questions pertinentes sur ce que l'exécutif fait pour mettre un terme à la série de meurtres dans différents Etats de la Fédération" du Nigeria, a-t-il ajouté dans un tweet.

>> Lire aussi : Des jeunes en colère tuent 11 musulmans après l'attaque d'une église au Nigeria

"La principale responsabilité du gouvernement est d'assurer la sécurité des hommes et des biens et, en tant que législature forte du mandat de nos électeurs, nous ne pouvons pas continuer à regarder notre peuple se faire tuer de sang froid", a affirmé le président de la chambre.

La plupart des violences du centre du pays se sont produites dans l'Etat de Benue où quelque 385 personnes ont été tuées depuis janvier, selon une organisation américaine spécialisée dans les conflits armés intitulée Armed Conflict Location and Event Data Project.

Mardi, deux prêtres et 16 fidèles ont été froidement abattus par une trentaine d'assaillants, en pleine cérémonie de funérailles dans un village de l'Etat de Benue, selon la police.

La "ceinture centrale" du Nigeria, point de rencontre entre un nord majoritairement musulman et un sud principalement chrétien, est secouée depuis des décennies par des affrontements entre agriculteurs dits "autochtones" essentiellement de confession chrétienne et éleveurs peuls nomades, majoritairement musulmans.

Mais ce conflit pour la terre et l'eau, aggravé par l'explosion démographique dans le pays le plus peuplé d'Afrique (180 millions d'habitants), a pris ces derniers mois une dangereuse tournure identitaire et religieuse entre deux communautés devenues irréconciliables.

Avec AFP

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