Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Le parlement zambien confirme l'état d'urgence pour trois mois

Le président de la Zambie Edgar Lungu, 13 septembre 2016.

Le Parlement zambien a largement approuvé mardi soir la très controversée déclaration d'état d'urgence sollicitée la semaine dernière par le président Edgar Lungu à la suite d'une série d'incidents violents attribués à l'opposition.

Devant un hémicycle vide de tout élu hostile au chef de l'Etat, les députés de la majorité ont voté l'instauration de cette mesure d'exception, qui renforce les pouvoirs de la police, pour une période de quatre-vingt-dix jours.

Les députés du Parti uni pour le développement national (UPND, opposition) ont refusé d'assister au débat par solidarité avec leurs 48 collègues suspendus provisoirement pour avoir refusé d'assister à un discours du chef de l'Etat.

M. Lungu a invoqué la semaine dernière l'instauration de l'Etat d'urgence à l'issue de plusieurs incendies criminels dont il a attribué la paternité à l'opposition pour "créer la terreur".

Principale cible du chef de l'Etat, le Parti uni pour le développement national (UPND) a nié ces allégations et l'a accusé de vouloir "tuer la démocratie".

La Zambie, petit pays d'Afrique australe, a connu une relative stabilité jusqu'aux élections d'août 2016, marquées par plusieurs incidents violents entre partisans politiques rivaux.

M. Lungu a remporté de justesse ce scrutin, devançant le chef de l'UPND, Hakainde Hichilema, de seulement 100.000 voix.

Ce dernier, qui refuse catégoriquement de reconnaître la victoire de son rival qu'il dit entachée de fraude, est détenu depuis avril pour avoir tenté d'entraver le passage du convoi présidentiel. Il risque la peine de mort pour trahison.

Lors du débat devant le Parlement, le ministre de l'Intérieur Stephen Kampyongo a promis l'arrestation rapide des responsables de la vague d'incendies.

"Nous allons mettre un terme à tout ça. Si le rétablissement de la paix doit coûter des vies, tant pis", a-t-il clamé.

Les tensions politiques qui pèsent depuis plusieurs mois dans le pays inquiètent vivement la société civile zambienne, qui dénonce la dérive autoritaire du président Lungu.

Avec AFP

Toutes les actualités

2 civils et 4 miliciens tués à Beni, un centre de triage d'Ebola pillé

Le centre de traitement Ebola à Beni en RDC le 16 juillet 2019.

Deux civils et quatre miliciens ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une offensive pour chasser des membres présumés du groupe armé musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF), dans l'est de la RDC, a-t-on appris de sources militaire et administrative.

"Dans l'offensive dans le nuit de dimanche à lundi menée par l'armée contre les ADF à Magboko, quatre ADF ont été tués", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu.

"Dans la localité de Mayimoya située à 15 km de Magboko, un autre groupe d'ADF a malheureusement tué deux civils dans une attaque dans le nuit de dimanche à lundi. Ces ADF ont aussi enlevé trois personnes au cours de leur incursion à Mayimoya", a ajouté M. Kibwana, indiquant que "le calme est revenu après la panique".

Par ailleurs, à Bashu, près de Butembo, des inconnus ont saccagé un centre de santé chargé du triage des cas d'Ebola. "Ils ont également pillé des médicaments", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni (nord-Kivu).

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Selon un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

Des prédicateurs luttent contre le jihadisme

Des prédicateurs luttent contre le jihadisme
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:02 0:00

Enquête en cours après le décès de 11 personnes en garde à vue

Enquête en cours après le décès de 11 personnes en garde à vue
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:36 0:00

Gouvernement et opposition en désaccord sur l'application des mesures du FMI

Gouvernement et opposition en désaccord sur l'application des mesures du FMI
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:35 0:00

Le premier ministre burkinabé s'est exprimé devant la presse

Le premier ministre burkinabé s'est exprimé devant la presse
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:13 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG