Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Moyen-Orient

Le pape reconnaît que des prêtres ont agressé sexuellement des sœurs

Des religieuses catholiques demandant l'arrestation d'un évêque accusé de viol d'une des leurs, à Kochi, en Inde, le 12 septembre 2018.

Le pape François a reconnu mardi que des prêtres et des évêques avaient agressé sexuellement des religieuses, répondant à une journaliste dans l'avion au retour des Emirats arabes unis.

"Il y a eu des prêtres et aussi des évêques qui ont fait cela", a convenu le pape qui n'avait jamais abordé directement cette problématique et l'a jugée encore d'actualité au sein de l'Eglise.

Selon lui, ce phénomène peut se rencontrer "partout", mais il est plus présent dans "quelques congrégations nouvelles et dans quelques régions".

"Cela fait longtemps que nous travaillons sur ce dossier. Nous avons suspendu plusieurs clercs qui ont été renvoyés en raison de cela", a dit le pape François, sans citer de noms ou de pays.

"Je ne sais pas si le procès (canonique) est terminé, mais nous avons aussi dissous quelques congrégations religieuses féminines qui ont été très liées à cette corruption", a-t-il ajouté, notant que l'Eglise ne pouvait pas se réfugier dans le déni.

"Devons-nous faire quelque chose de plus? Oui! En avons-nous la volonté? Oui!", a encore déclaré le pape.

Toutes les actualités

Tensions avec l’Iran : Washington envisage d'envoyer des troupes supplémentaires

Le secrétaire à la Défense par intérim, Patrick Shanahan, devant les députés américains, le 1 mai 2019, Capitol Hill, à Washington. (AP Photo / Jacquelyn Martin)

Les Etats-Unis ont indiqué jeudi qu'ils envisageaient d'envoyer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient pour assurer la sécurité des effectifs déjà déployés, dans un contexte de tensions avec l'Iran.

"Ce à quoi nous réfléchissons c’est : est-ce qu'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour améliorer la sécurité de nos forces au Moyen-Orient", a affirmé le chef du Pentagone Patrick Shanahan à la presse. "Cela pourrait comprendre l'envoi de troupes supplémentaires".

Le ministre de la Défense par intérim, qui s'exprimait au Pentagone avant une rencontre avec le ministre vietnamien des Affaires étrangères Pham Binh Minh, est cependant resté prudent, évoquant les risques que des chiffres surestimés pourraient représenter pour les soldats américains déployés dans la région.

Il a démenti les chiffres circulant dans la presse américaine et laissé entendre que le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait simplement envoyé une requête au Pentagone pour des effectifs supplémentaires, comme les commandements régionaux le font régulièrement.

"Ce n'est pas 10.000, ce n'est pas 5.000. Ce n'est pas exact. Ce que je peux vous dire, c'est que je suis en contact régulier avec le général (Kenneth) McKenzie", le nouveau commandant du Centcom, a-t-il dit. "Ce sont des échanges normaux que nous avons avec le Centcom".

M. Shanahan a indiqué qu'il avait prévu d'informer dans l'après-midi Donald Trump de la situation sur le terrain, avant son départ pour Tokyo où le président américain est attendu samedi pour une visite d'Etat.

Le général Kenneth McKenzie avait publiquement regretté la réduction des effectifs militaires américains au Moyen-Orient décidée par le Pentagone en vertu de la nouvelle stratégie de défense des Etats-Unis qui se focalise davantage sur la Russie et la Chine.

"Nous n'avons pas les effectifs suffisants pour être où nous voulons être en nombre adéquat, partout, tout le temps" dans le monde entier, a-t-il dit au cours d'une conférence début mai à Washington.

Les Etats-Unis ont actuellement entre 60.000 et 80.000 militaires déployés au Moyen-Orient, dont 14.000 en Afghanistan, 5.200 en Irak et moins de 2.000 en Syrie, selon le Pentagone.

- Désengagement ou pas -

Donald Trump, qui a fait du désengagement des Etats-Unis des conflits en Afghanistan et en Syrie une de ses priorités, a ordonné un retrait militaire total de Syrie mais il s'est ensuite laissé convaincre de maintenir dans le nord-est du pays une force américaine que le Pentagone ne chiffre pas mais qui est évaluée à un millier de personnes.

Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont envenimées depuis le début du mois: l'Iran a suspendu certains de ses engagements pris en vertu de l'accord de 2015 encadrant son programme nucléaire, un an après le retrait américain de ce texte, tandis que l'administration Trump a renforcé ses sanctions contre l'économie iranienne.

Parallèlement, le Pentagone a dépêché dans la région un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, évoquant "des indications inquiétantes d'escalade et de mises en garde" de Téhéran.

En fait, selon des responsables militaires ayant requis l'anonymat, le Pentagone subit les conséquences de la politique agressive de Donald Trump à l'égard de Téhéran, notamment sa décision annoncée le 8 avril de placer les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, sur la liste américaine des "organisations terroristes étrangères", de même que la force Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens.

L'Iran a aussitôt répliqué en considérant désormais les Etats-Unis comme un "Etat parrain du terrorisme" et en assimilant les forces américaines déployées au Moyen-Orient, dans la Corne de l'Afrique et en Asie centrale, à des "groupes terroristes", ce qui en fait des cibles.

Syrie: Washington soupçonne Damas d'attaque chimique, menace de représailles

Explosion d'une bombe larguée depuis un hélicoptère à Karsaa, dans la province d’Idlib, en Syrie, le 7 mai 2019.

Les Etats-Unis ont fait état mardi d'"indications" selon lesquelles le régime de Bachar al-Assad aurait mené une nouvelle "attaque" chimique en Syrie, menaçant de représailles.

Dans un communiqué, le département d'Etat américain évoque une "attaque présumée au chlore dans le nord-ouest de la Syrie au matin du 19 mai".

"Nous sommes encore en train de recueillir des informations sur cet incident mais nous réitérons notre avertissement, si le régime Assad utilise des armes chimiques, les Etats-Unis et nos alliés répondront rapidement et de manière appropriée", a déclaré Morgan Ortagus, porte-parole de la diplomatie américaine.

Le président américain Donald Trump a fait du recours à des armes chimiques une ligne rouge et a déjà ordonné à deux reprises des frappes contre des cibles du régime de Damas: en avril 2017 en représailles à une attaque meurtrière au gaz sarin à Khan Cheikhoun, et un an plus tard, avec la France et le Royaume-Uni, en réaction à une attaque chimique contre des civils à Douma.

Le pouvoir syrien a démenti à chaque fois toute responsabilité.

"Les faits, pourtant, sont clairs: le régime Assad a lui-même mené presque toutes les attaques confirmées à l'arme chimique ayant eu lieu en Syrie", a estimé Morgan Ortagus, accusant également la Russie de laisser faire son allié syrien.

- "Escalade irréfléchie" -

Donald Trump, qui a limité son engagement dans ce pays en guerre depuis huit ans à la lutte antijihadistes et a manifesté sa volonté d'en retirer les soldats américains, a fait une exception après l'attaque de Khan Cheikhoun.

Celui qui brocardait les "lignes rouges" de son prédécesseur Barack Obama et estimait qu'une intervention contre le pouvoir de Damas nécessitait un vote du Congrès avait alors changé d'avis en frappant une base aérienne syrienne.

"Cette attaque sur des enfants a eu un énorme impact sur moi": "Mon attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad a nettement changé", avait-il admis.

Ces opérations sont toutefois restées strictement ciblées et ponctuelles.

Selon la porte-parole du département d'Etat, cette nouvelle "attaque présumée" fait "partie de la campagne violente menée par le régime Assad qui viole un cessez-le-feu qui a protégé des millions de civils dans la province d'Idleb".

"Les attaques du régime contre les communautés du nord-ouest de la Syrie doivent cesser", a-t-elle affirmé.

Là aussi, "les Etats-Unis réitèrent leur avertissement, adressé par le président Trump en septembre 2018: toute attaque contre la zone de désescalade d'Idleb serait une escalade irréfléchie qui menacerait de déstabiliser la région".

Depuis fin avril, les forces syriennes et leurs alliés russes ont intensifié les attaques dans la province d'Idleb, zone pourtant dite "de désescalade" depuis septembre, faisant planer la crainte d'une offensive de grande ampleur pour reprendre le contrôle de cette dernière enclave tenue par des groupes jihadistes, dont Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda).

Avec AFP

L'Iran dénonce les "railleries génocidaires" de Trump

Des membres des forces iraniennes pendant l'attaque au Parlement, à Téhéran, le 7 juin 2017.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux dernières menaces de Donald Trump en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran".

L'hôte de la Maison Blanche "espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué", a écrit M. Zarif sur Twitter en référence à deux conquérants étrangers ayant dominé la Perse, l'ancien nom de l'Iran, à une période donnée de son histoire plurimillénaire.

"Les Iraniens sont restés debout pendant des millénaires alors que leurs agresseurs (sont) tous partis. Le #TerrorismeEconomique et les railleries génocidaires ne mettront pas +fin à l'Iran+", a-t-il lancé.

La veille, M. Trump a écrit sur le même réseau social : "si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis".

"#NeJamaisMenacerUnIranien. Essayez le respect - ça marche", a aussi rétorqué M. Zarif.

Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre, après le renforcement début mai de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes.

Elles ont réveillé les craintes d'un affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l'Arabie saoudite, que M. Zarif accuse de pousser M. Trump à adopter une ligne dure contre son pays.

- "Encourager les crimes de guerre" -

Face au renforcement militaire américain dans la région, l'Iran ne cesse de répéter qu'il ne veut pas la guerre tout en prédisant une "défaite" à l'Amérique si celle-ci décide de céder à l'"illusion" de vouloir l'attaquer.

M. Zarif a accusé dans un tweet certains responsables américains de "fouler au pied la diplomatie" et "d'encourager les crimes de guerre avec des ventes d'armes massives à des despotes".

Alors que la communauté internationale s'inquiète de ces tensions croissantes, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a lui donné un conseil "aux Iraniens : ne sous-estimez pas la résolution de la partie américaine".

Les Américains "ne cherchent pas le conflit, ils ne veulent pas la guerre avec l'Iran, mais si des intérêts américains sont attaqués, ils riposteront et c'est une chose à laquelle les Iraniens doivent réfléchir très, très attentivement", a-t-il ajouté en faisant porter la responsabilité de la situation actuelle aux "activités déstabilisatrices" de l'Iran.

Historiquement mauvaises, les relations entre la République islamique d'Iran et les Etats-Unis se sont nettement détériorées depuis que M. Trump a décidé, en mai 2018, de dénoncer unilatéralement l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Par cet accord, censé apaiser les craintes de la communauté internationales relatives à une éventuelle fabrication par l'Iran de la bombe atomique, Téhéran a accepté de brider drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales.

- "Fausse information" -

Mais, conséquence de la dénonciation de ce texte par Washington, l'administration de Donald Trump a rétabli les sanctions économiques américaines contre l'Iran.

Cette politique, qualifiée de "terrorisme économique" par Téhéran, empêche l'Iran de bénéficier des avantages qu'il escomptait de l'accord nucléaire.

Engagé dans une politique de "pression maximale" vis-à-vis de Téhéran, M. Trump entend amener l'Iran à négocier un accord "meilleur" que celui de Vienne.

Excluant toute négociation "avec le gouvernement américain actuel", l'Iran menace de se désengager progressivement de l'accord nucléaire si ses partenaires encore parties au texte (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne lui permettent pas de contourner les sanctions américaines et de bénéficier des avantages promis par ce pacte.

Après s'être dit ouvert à des discussions avec Téhéran, Donald Trump a affirmé lundi que son administration n'avait pas cherché à engager un dialogue avec ce pays, ajoutant que Téhéran devrait faire le premier pas s'il souhaitait négocier avec Washington.

"Les médias Fake News ont comme d'habitude publié une fausse information (...), selon laquelle les Etats-Unis essaient d'enclencher une négociation avec l'Iran", a-t-il tweeté.

A New York, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a appelé "toutes les parties à réduire la rhétorique et les actions" qui accentuent les tensions.

Téhéran rétorque à Trump qu'il ne mettra "pas fin à l'Iran"

Des manifestants scandent des slogans lors d'un rassemblement annuel marquant l'anniversaire de la prise de contrôle de l'ambassade américaine à Téhéran, Iran, 4 novembre 2017.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran".

L'hôte de la Maison Blanche "espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué", a écrit M. Zarif sur son compte Twitter en faisant référence à deux conquérants étrangers ayant dominé la Perse (l'ancien nom de l'Iran) à une période donnée de son histoire plurimillénaire.

"Les Iraniens sont restés debout pendant des millénaires alors que leurs agresseurs (sont) tous partis. Le #TerrorismeEconomique et les railleries génocidaires ne mettront pas +fin à l'Iran+", a ajouté M. Zarif dans une réponse au dernier message contre l'Iran publié par M. Trump, la veille, sur le même réseau social.

"Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", avait écrit M. Trump.

"#NeJamaisMenacerUnIranien. Essayez le respect - ça marche", a également rétorqué M. Zarif au président américain.

Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre depuis une dizaine de jours, après l'annonce d'un renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes.

Elles ont réveillé les craintes d'un affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l'Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, que M. Zarif accuse de pousser M. Trump à adopter une ligne dure contre la République islamique.

Face au déploiement de forces américaines dans la région, Téhéran ne cesse de répéter qu'elle ne veut pas la guerre tout en prédisant une "défaite" à l'Amérique si celle-ci décide de céder à l'"illusion" de vouloir attaquer l'Iran.

M. Zarif a accusé dans un tweet certains responsables américains de "fouler au pied la diplomatie" et "d'encourager les crimes de guerre avec des ventes d'armes massives à des despotes".

Alors que la communauté internationale s'inquiète de ces tensions croissantes, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui s'exprimait à Genève, a lui donné un conseil "aux Iraniens : ne sous-estimez pas la résolution de la partie américaine".

- Les Britanniques "inquiets" -

Les Américains "ne cherchent pas le conflit, ils ne veulent pas la guerre avec l'Iran, mais si des intérêts américains sont attaqués, ils riposteront et c'est une chose à laquelle les Iraniens doivent réfléchir très, très attentivement", a ajouté le secrétaire au Foreign Office.

"Nous sommes inquiets bien évidemment (...) et voulons une désescalade", a-t-il encore dit, en faisant porter la responsabilité de la situation actuelle aux "activités déstabilisatrices" de l'Iran.

Historiquement mauvaises, les relations entre la République islamique et les Etats-Unis se sont nettement détériorées depuis que M. Trump a décidé, en mai 2018, de dénoncer unilatéralement l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

Par cet accord, censé apaiser les craintes de la communauté internationales relatives à une éventuelle accession de l'Iran à la bombe atomique, Téhéran a accepté de brider drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales à son encontre.

Mais, conséquence de la dénonciation de ce texte par Washington, l'administration de Donald Trump a réimposé les sanctions économiques extraterritoriales américaines contre l'Iran qui avaient été suspendues en vertu de l'accord de Vienne.

Cette politique, qualifiée de "terrorisme économique" par Téhéran, empêche l'Iran de bénéficier des avantages qu'il escomptait de l'accord.

Engagé dans une politique de "pression maximale" vis-à-vis de Téhéran, M. Trump entend amener l'Iran à négocier un accord "meilleur" que celui de Vienne.

Excluant toute négociation "avec le gouvernement américain actuel", l'Iran menace de se désengager progressivement de l'accord de Vienne si ses partenaires encore parties au texte (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne lui permettent pas de contourner les sanctions américaines et de bénéficier des avantages promis par l'accord.

Plan de paix israélo-palestinien: Washington dévoilera le volet économique fin juin à Bahreïn

Jared Kushner, à droite, en compagnie du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, Ryad, Arabie saoudite, le 21 mai 2017.

Les Etats-Unis vont dévoiler le volet économique du très attendu plan de paix israélo-palestinien promis par Donald Trump lors d'une conférence organisée les 25 et 26 juin à Bahreïn, a annoncé dimanche la Maison Blanche.

La date de la présentation du volet politique de ce plan n'est pas encore connue. Mais Jared Kushner, conseiller et gendre du président des Etats-Unis chargé par son beau-père de parvenir à "l'accord ultime" entre Israéliens et Palestiniens, a fait savoir qu'il entendait le dévoiler "très bientôt".

Il avait auparavant dit que ses propositions seraient présentées après le ramadan, qui prend fin début juin.

Alors que Donald Trump se dit persuadé de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoue, Jared Kushner a promis des idées nouvelles, estimant que les solutions traditionnelles n'avaient pas permis de parvenir à un accord. Il refuse ainsi de parler de la solution dite "à deux Etats", israélien et palestinien, pourtant au coeur de la diplomatie mondiale depuis des années.

Mais les dirigeants palestiniens refusent tout contact avec l'administration Trump depuis que le président américain a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, et ils ont par avance rejeté son plan qu'ils imaginent trop favorable à l'Etat hébreu.

Face à cet écueil, le conseiller de l'homme d'affaires n'a pas fait mystère de son intention de s'adresser aux Palestiniens ordinaires en misant sur le développement économique, avec le soutien des pays arabes alliés des Etats-Unis.

L'atelier co-organisé avec les autorités de Manama, intitulé "De la paix à la prospérité", va réunir des dirigeants de plusieurs gouvernements, de la société civile et du monde des affaires.

C'est une "opportunité charnière" pour "partager des idées, évoquer des stratégies et encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix", a estimé la présidence américaine dans un communiqué commun avec les le royaume de Bahreïn.

Il s'agit de définir une "vision et un cadre ambitieux et réalisables pour un avenir prospère pour les Palestiniens et la région". "Si elle est mise en oeuvre, cette vision a le potentiel pour transformer radicalement des vies et mettre la région en orbite vers un avenir plus radieux", a-t-elle insisté.

Dans un autre communiqué transmis dimanche à l'AFP, Jared Kushner a remercié le royaume de Bahreïn qui a accepté d'accueillir cet événement. Cela "nous permettra de présenter nos idées pour créer un plus grand dynamisme économique dans la région", a-t-il déclaré.

"Les Palestiniens, ainsi que tous les peuples du Moyen-Orient, méritent un avenir digne et la possibilité d'améliorer leurs vies", a ajouté le conseiller présidentiel.

Selon lui, "le progrès économique" dépend toutefois d'une "vision économique solide" mais aussi de la résolution "des questions politiques centrales".

Pour le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, la conférence de Manama va pousser les "dirigeants de tout le Moyen Orient à promouvoir la croissance économique".

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG