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Le pape lance le défi de la non-violence aux responsables politiques et économiques


Le pape François salue la foule à la fin de la messe au Vatican, le 20 novembre 2016.

Le pape François lance le "défi" de la non-violence aux responsables politiques, économiques, religieux et médiatiques à travers le monde, dans son message annuel pour la paix publié lundi.

"Heureux les doux - dit Jésus -, les miséricordieux, les artisans de paix, les coeurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice. C'est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier", assure le pontife argentin.

C'est "un défi à construire la société, la communauté ou l'entreprise dont ils sont responsables avec le style des artisans de paix; à faire preuve de miséricorde en refusant de rejeter les personnes, d'endommager l'environnement et de vouloir vaincre à tout prix", ajoute le pape.

Intitulé "La non-violence: style d'une politique pour la paix", ce message doit être lu dans toutes les églises catholiques le 1er janvier, à l'occasion de la 50è Journée mondiale de la paix.

Revenant sur toutes les formes de violences qui déchirent le monde, Jorge Bergoglio s'interroge: "A quelle fin ? La violence permet-elle d'atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu'elle obtient n'est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu'à un petit nombre de 'seigneurs de la guerre' ?"

Après avoir fustigé dans son message de l'année dernière l'indifférence d'un monde surinformé, il appelle chacun à reconnaître "la violence qu'il porte en lui-même" et à se laisser "guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation".

Refusant l'idée que la non-violence puisse être une forme de "capitulation, de désengagement et de passivité", le pape évoque les réussites de Mère Teresa de Calcutta, de Jean Paul II contre les régimes communistes d'Europe de l'Est ou encore des femmes qui ont obtenu la fin de la guerre civile au Liberia.

Et "cet engagement en faveur des victimes de l'injustice et de la violence n'est pas un patrimoine exclusif de l'Eglise catholique", explique le pape en rappelant qu'il est "propre à de nombreuses traditions religieuses".

"Je le réaffirme avec force: +Aucune religion n'est terroriste+. La violence est une profanation du nom de Dieu", insiste-t-il.

Avec AFP

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