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Le pape déplore le nombre "toujours croissant" de chrétiens tués

Le Pape François, à droite à Aula Paolo VI au Vatican, le 15 juin 2018.

Le pape François a déploré vendredi le "nombre toujours croissant" de chrétiens tués dans le monde, lors d'une audience avec un ordre laïc dédié à leur soutien en Terre sainte.

Devant des membres de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, le souverain pontife a évoqué "la dramatique situation des chrétiens qui sont persécutés et tués en nombre toujours croissant", cela "face au monde entier qui trop souvent tourne le regard de l'autre côté".

"Outre leur martyre par le sang, il existe aussi leur +martyre blanc+, comme par exemple celui qui se produit dans des pays démocratiques quand la liberté de religion est limitée", a ajouté le pape.


En juillet, le pape avait exprimé ses craintes de voir "effacée" la présence des chrétiens dans l'ensemble du Moyen-Orient, "défigurant le visage même de la région", lors d'une réunion à Bari (sud-est de l'Italie) avec tous les patriarches des Eglises du Moyen-Orient.

L'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem compte quelque 30.000 membres actifs dans 40 pays, soutenant des projets éducatifs et humanitaires en Terre sainte (Jordanie, Palestine, Israël et Chypre). L'organisation sous protection du Saint-Siège fournit chaque année des aides ciblées d'environ 15 millions d'euros.

"C'est un beau signal que vos initiatives dans les domaines de la formation et de l’assistance sanitaire soient ouvertes à tous, indépendamment de la communauté d'appartenance et de la religion", a salué le pape. "De cette manière vous contribuez à aplanir le chemin de la connaissance des valeurs chrétiennes, de la promotion du dialogue interreligieux, du respect mutuel et de la compréhension réciproque", qui doit porter à "la paix dans toute la région", a-t-il ajouté.

Des "cavaliers" et "dames" de cet ordre, qui perpétue l'adoubement chevaleresque depuis au moins le Moyen-âge, étaient réunis à Rome pour leur assemblée générale quinquennale.

Présent, l'archevêque Pierbattista Pizzabella, l'administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, a mis en exergue "la pauvreté" des communautés chrétiennes en Terre sainte (1,5% de la population), notamment en Palestine, relevant l'aide financière absolument décisive de l'ordre pour maintenir leur présence et leurs institutions.

"Sans les écoles chrétiennes, les jeunes seraient obligés d'aller dans les écoles musulmanes ou juives", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Plus de 60% des élèves de nos écoles sont musulmans. Nous ne faisons pas de dialogue interreligieux, nous le vivons. Vivre ensemble, interagir dans nos écoles, nos hôpitaux, est essentiel, sinon on vivrait en vase clos", a-t-il en outre souligné.

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L'Afrique demande davantage de solidarité financière internationale face au coronavirus

Négociations à la Bourse du Zimbabwe à Harare, le 24 avril 2008 sur les prix des produits de base, la croissance économique, les initiatives d'allégement de la dette, les politiques économiques favorables au marché et les marchés boursiers d'Afrique. (AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international.

"Face à l’urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu’ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.

"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Mi-avril, les pays du G20 ont suspendu jusqu'à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres, confrontés à une fuite de capitaux et des chutes de recettes fiscales en raison de la pandémie.

L'Union africaine appelle à étendre ce moratoire sur l'année 2021 afin d'aider à relancer l'économie du continent.

L'Afrique est l'un des continents les moins touchés par le virus, avec quelque 1,8 million de cas recensés et 34.500 décès, mais elle subit comme les autres les effets de la récession mondiale provoquée par la pandémie.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déploré "le soutien insuffisant" des grandes économies et "sans commune mesure avec les montants dégagés individuellement" par ces pays. "La pandémie pourrait effacer plus d’une décennie de croissance économique et de progrès sociaux réalisés par le continent africain", a-t-il averti.

Alasssane Ouattara a plaidé pour le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS), sorte de monnaie créée par le FMI, qui permettent de rembourser des obligations auprès du Fonds ou d'ajuster des réserves monétaires.

- "Choc inédit" -

"Il faut aller plus loin et agir sans plus tarder", a-t-il insisté en virtuel à la tribune de l'ONU en rappelant que le mécanisme des DTS a "fait preuve d'efficacité lors de la crise financière mondiale de 2008-2009".

"Les pays africains ont besoin de solutions pérennes, notamment de liquidités et d'investissements, afin de résister au choc inédit subi par nos populations", a-t-il martelé.

Les besoins financiers de l'Afrique sont évaluées à 100 milliards de dollars par an sur trois ans, soit 300 milliards de dollars, a noté le président ivoirien.

La procédure des DTS a été utilisée trois fois depuis leur création en 1969. Au total, ces "distributions" de DTS ont représenté 204 milliards de dollars.

Nombre d'économistes, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Khan, plaident aussi pour le recours aux DTS. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a aussi soutenu en avril "l'idée de DTS à hauteur de 500 milliards de dollars".

"Le monde doit enfin entendre l'appel des Africains à l'annulation de la dette publique de leur pays", a également souligné Alassane Ouattara.

Le président du Burkina Faso Marc Christian Kaboré, dont le pays est l'un des plus touchés par la menace jihadiste au Sahel, a aussi lancé un appel pour "une annulation pure et simple" de la dette.

"La pandémie de Covid-19 est une crise mulidimensionnelle qui risque d'anéantir tous les efforts de développement dans de nombreux pays, surtout ceux touchés par les conflits", a-t-il souligné.

Même tonalité chez le président de la République du Congo:"il importe d'intensifier la solidarité internationale (..) afin d'éradiquer cette pandémie", a lancé Denis Sassou Nguesso.

VOA Correspondant: 75e assemblée générale de l’ONU

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