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Vatican : Benoît XVI fait ses adieux

Le Saint Père demissionnera officiellement Jeudi, après huit ans de pontificat.

Le pape Benoit XVI a donné sa dernière audience générale mercredi à Rome, à la veille de sa démission (jeudi) à la tête de l’Eglise catholique.

S’adressant à la foule rassemblée à la Place St-Pierre à Rome, le souverain pontife a déclaré que malgré les difficultés, et « les eaux agitées » endurées par l’Eglise pendant son pontificat, Dieu n’a jamais laissé l’institution couler. Il a dit mesurer la dimension historique de sa décision de démissionner : "J'ai pris cette décision en pleine conscience de sa gravité et de sa rareté mais aussi avec une profonde sérénité d'esprit".

Le St-père est apparu à la Place St-Pierre à Rome pour prier avec les fidèles, et rencontrer pour la dernière fois ses partisans, qui l’ont applaudi à plusieurs reprises pendant qu’il parlait. Quelque 50.000 billets avaient été distribués, mais les officiels du Vatican savaient que ce ne serait pas suffisant pour cette occasion historique.

Auparavant, le Pape avait fait un tour de la Place en papa-mobile, saluant les fidèles et s’arrêtant souvent pour bénir des bébés que lui tendait la foule.


Jeudi, le Pape doit rencontrer ses cardinaux avant d’être transporté par hélicoptère à Castel Gandolfo, la résidence d’été des papes. Et dès que sa démission deviendra officielle, les gardes suisses chargés de veiller sur le souverain pontife prendront officiellement congé de lui. A partir de ce moment, il aura désormais le titre de « Sa Sainteté Benoit XVI, pape émérite ».

Vendredi, les cardinaux présents à Rome entameront leurs réunions connues sous le nom de "congrégations générales" afin de préparer le conclave qui élira le nouveau chef de la chrétienté.

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Le gouvernement américain sort de l'OMS, avenir incertain pour l'Éthiopien Tedros Ghebreyesus

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, assiste à une conférence de presse quotidienne sur le nouveau coronavirus, ouCOVID-19, au siège de l'OMS le 2 mars 2020 à Genève. (Photo AFP)

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu'il met fin à la relation entre son pays et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qu'il accuse depuis le début de la pandémie de coronavirus de se montrer trop indulgente avec Pékin.

"Parce qu'ils ont échoué à faire les réformes nécessaires et requises, nous allons mettre fin aujourd'hui à notre relation avec l'Organisation mondiale de la Santé et rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", a déclaré M. Trump devant la presse.

"Le monde souffre aujourd'hui des méfaits du gouvernement chinois", a déclaré M. Trump dans un discours prononcé à la roseraie de la Maison Blanche. "D'innombrables vies ont été perdues et de profondes difficultés économiques ont été infligées dans le monde entier".

Aussi choquante qu'elle soit, la déclaration du chef de l'exécutif américain était prévisible. La semaine dernière le président Trump avait menacé de couper la contribution financière américaine à cette agence de l'ONU chargée de sauvegarder la santé publique dans le monde.

Donald Trump n'est pas le seul à penser ainsi.

Selon le magazine américain Foreign Policy, l'OMS "va de scandale à scandale", depuis le leadership de la Chinoise Margaret Chan, nommée directrice générale en 2006, et de son successeur depuis 2017, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ancien ministre de la santé de l'Éthiopie.

Mais pour le quotidien New York Times, le président Trump tente de blâmer la Chine et l'OMS pour distraire de sa propre gestion calamiteuse d'une crise qui a tué plus de 100 000 personnes aux États-Unis.

La décision de Trump est un coup dur pour l'agence onusienne de santé. Selon le New York Times, les États-Unis sont le plus grand donateur de l'OMS, contribuant à hauteur d'environ 20 % de son budget en 2018 et 2019.

L'exit du plus grand contributeur sonne-t-elle le glas pour le directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus? Difficile de le dire pour l'instant.

Dissolution d'une unité de police après un viol dans un commissariat en Ukraine

Policiers ukrainiens avant une opération de sécurisation près de l'aéroport de Kharkiv après l'évacuation de plus de 70 personnes de Chine en raison de l'épidémie de COVID-19, le 20 février 2020, (Photo AP/Igor Chekachkov)

Une unité de police ukrainienne a été entièrement dissoute et deux policiers interpellés après le viol d'une jeune femme dans un commissariat du centre du pays.

Selon le Bureau d'enquête national ukrainien (DBR), un policier a "torturé" dans la nuit de samedi à dimanche une femme de 26 ans, convoquée comme témoin dans un poste de police de la ville de Kagarlyk, à environ 80 kilomètres au sud de Kiev.

Un agent de police a mis un masque à gaz sur le visage de la victime, l'a menottée et a tiré avec un pistolet au dessus de sa tête, avant de la violer plusieurs fois, a précisé le DBU dans son communiqué.

Lors de la même nuit, un homme se trouvant dans le commissariat a été tabassé et menacé de viol par des policiers. Il souffre de fractures des côtes et du nez, selon la même source.

Deux membres des forces de l'ordre soupçonnés d'être impliqués dans ces crimes ont été limogés et arrêtés. L'unité dans laquelle ils travaillaient a par ailleurs été dissoute, a annoncé la police nationale dans un communiqué.

Une enquête pour "viol", "torture" et "abus de pouvoir" a été ouverte, selon la DBR. Les suspects risquent jusqu'à dix ans de prison.

"Cette histoire est pire que l'enfer", a réagi sur Facebook le député Andriï Osadtchouk, appelant le ministre de l'Intérieur, Arseni Avakov, à réagir et à punir les coupables.

Cet incident intervient alors qu'un réforme de la police ukrainienne, entamée avec l'aide des Occidentaux, piétine depuis plus de cinq ans.

En 2013, une jeune ukrainienne était morte après avoir été sauvagement battue et violée par des policiers dans le village de Vradiïvka (sud), une crime qui avait soulevé une vague d'indignation à travers le pays.

Ouverture du marché éthiopien des télécommunications

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Un Tweet non conforme de Donald Trump masqué par le réseau social

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Twitter masque un tweet de Trump qui veut rogner les ailes du réseau

Le président américain Donald Trump brandit une première page du New York Post alors qu'il s'adresse aux journalistes tout en discutant d'un décret sur les sociétés de médias sociaux à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 28 mai 2020. REUTERS / Jonathan Ernst

Twitter a masqué vendredi un message de Trump sur les affrontements de Minneapolis pour signaler une "apologie de la violence" mais l'a laissé accessible. Cela fait monter d'un cran la polémique avec Trump qui veut à limiter la protection des réseaux sociaux et leur latitude à modérer les contenus.

"Ces VOYOUS déshonorent la mémoire de George Floyd, et je ne laisserai pas faire cela. Viens juste de parler au gouverneur Tim Walz et lui ai dit que l'armée est à ses côtés tout du long. Au moindre problème, quand les pillages démarrent, les tirs commencent. Merci!", a tweeté jeudi soir Donald Trump.

Le président, suivi par plus de 80 millions de personnes sur Twitter, a publié ce message, pouvant être interprété comme une incitation aux forces de l'ordre à faire usage de leurs armes, après l'incendie d'un commissariat de Minneapolis lors d'une troisième nuit d'affrontements après la mort d'un homme noir, George Floyd, lors d'une interpellation musclée par des policiers blancs.

Quelques heures après, le réseau social américain a masqué ce tweet avec un message d'avertissement, laissant simplement la possibilité de le retweeter avec des commentaires mais pas de le retweeter ni de le "liker" ou d'y répondre. Le tweet reste intégralement visible lorsqu'on clique sur le message.

"Ce tweet viole les règles de Twitter sur l'apologie de la violence. Toutefois, Twitter estime qu'il est dans l'intérêt du public que ce tweet reste accessible", selon le réseau social.

Jeudi, M. Trump, ulcéré par l'attitude de Twitter à son égard qui avait pour la première fois signalé deux de ses tweets avec la mention "Vérifiez les faits", a signé un décret visant à limiter la protection judiciaire des réseaux sociaux afin selon lui de "défendre la liberté d'expression face à un des pires dangers qui soit". Le décret devrait être le point de départ d'une longue bataille en justice.

Les deux messages signalés mardi affirmaient que le vote par correspondance était forcément "frauduleux" car sujet aux manipulations, une question ultra-sensible en pleine année électorale.

En signant le décret, M. Trump a de nouveau dénoncé le "monopole" des groupes technologiques qu'il accuse de longue date d'avoir un biais idéologique et politique.

"Ils ont le pouvoir non contrôlé de censurer, éditer, dissimuler ou modifier toute forme de communication entre des individus et de larges audiences publiques", a-t-il assuré.

Très actif sur Twitter, M. Trump a décidé de s'attaquer, au nom de la liberté d'expression - et à titre de représailles, selon ses détracteurs - à la célèbre Section 230 du "Communications Decency Act".

Pierre angulaire de l'internet américain, elle offre notamment à Facebook, Twitter ou YouTube (Google) une immunité contre toute poursuite judiciaire liée aux contenus publiés par des tiers et leur donne la liberté d'intervenir sur les plateformes à leur guise.

- Punition -

Le décret cherche à modifier le champ d'application de cette loi de 1996 et affirme que l'immunité ne peut s'étendre à ceux qui pratiquent la "censure de certains points de vue".

"Quand des réseaux sociaux puissants censurent des opinions (...), ils cessent de fonctionner comme des forums passifs. Ils doivent être considérés et traités comme des créateurs de contenus", énonce le texte.

Mais pour le sénateur démocrate Ron Wyden, Donald Trump veut surtout "intimider" les réseaux sociaux et s'attaque à la Section 230 "parce qu'elle protège le droit des entreprises à ne pas avoir à héberger ses mensonges".

Le décret constitue "une menace flagrante et anticonstitutionnelle pour punir les plateformes qui déplaisent au président", abonde l'ONG American Civil Liberties Union (ACLU).

- Digne "des autocraties" -

Twitter n'a pas souhaité commenter, mais Matt Schruers, président de la Computer & Communications Industry Association, un lobby de la tech, a estimé que ce genre de "représailles" était plus digne "des autocraties étrangères que des Etats-Unis".

Le débat sur le sacro-saint statut d'hébergeur des plateformes en ligne fait rage depuis des mois et dépasse largement le contentieux Trump-Twitter.

A gauche comme à droite, des voix s'élèvent depuis quelques années pour forcer les réseaux à prendre plus de responsabilités - et donc à mieux filtrer les contenus.

Depuis les tentatives de manipulation de la présidentielle américaine de 2016, Facebook et Twitter ont massivement investi dans la lutte contre la désinformation.

La question est particulièrement sensible en pleine année électorale bouleversée par la pandémie de coronavirus qui fait peser le doute sur les modalités de l'organisation de la présidentielle américaine du 3 novembre.

- Censurer au nom de la censure? -


Mark Zuckerberg, , fondateur et patron de Facebook, est entré dans la bataille en rappelant sur Fox News jeudi qu'à son avis les plateformes ne devraient pas se poser en "arbitre de la vérité sur tout ce que les gens disent en ligne".

Mais "un gouvernement qui choisit de censurer une plateforme parce qu'il s'inquiète au sujet de la censure ne me semble pas exactement être le bon réflexe", a-t-il ajouté.

La méthode du décret suscite par ailleurs un tollé.

"Quelles que soient les circonstances, ce n'est pas comme ça que les politiques publiques sont décidées", a réagi la puissante Chambre de commerce des Etats-Unis. "Un décret ne peut pas servir à changer la loi fédérale".

Interrogé pendant la signature du décret sur la possibilité de supprimer son compte, Donald Trump a répondu en attaquant les médias: "si nous avions une presse honnête dans ce pays, je le ferais dans la seconde".

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