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Ryad intercepte un nouveau missile Houthi et met en cause l'Iran

Vue de Riyad, le 18 décembre 2018

L'Arabie saoudite a intercepté mardi, au-dessus de Ryad, pour la deuxième fois en deux mois, un missile balistique tiré par les rebelles yéménites Houthis, et mis en cause l'Iran, faisant de nouveau craindre une escalade dans le Golfe.

Quelques jours après que Washington a affirmé qu'un premier missile tiré le 4 novembre sur Ryad était de "fabrication iranienne", le royaume saoudien s'est en effet empressé de qualifier ce nouveau tir d'"Irano-Houthi".

>> Lire aussi : Le missile des Houthis tiré sur l'Arabie saoudite a été "fabriqué en Iran"

"Un missile balistique tiré depuis le Yémen a été intercepté et détruit dans le sud de Ryad, sans faire de victime", a déclaré Turki al-Malki, le porte-parole de la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite.

"Il visait des zones résidentielles très peuplées à Ryad", a-t-il souligné.

Alors que le tir effectué par les Houthis le 4 novembre ciblait l'aéroport international, celui de mardi visait le palais Yamama, la résidence officielle du roi Salmane, a pour sa part avancé la rébellion yéménite.

Les Houthis, combattus en Yémen par la coalition arabe menée par Ryad, ont également indiqué avoir eu recours à un missile Burkan ("volcan", en arabe) H-2.

Un correspondant de l'AFP à Ryad a fait état d'une puissante explosion à 10H50 GMT, peu avant l'annonce prévue du budget saoudien pour 2018, d'ordinaire faite par le roi depuis son palais.

"J'étais à mon bureau quand j'ai entendu une grande explosion. Puis, environ 30 seconde plus tard, un autre son. Je suis monté au dernier étage de la tour et j'ai vu des gens regarder en direction d'une route menant vers l'aéroport, il y avait de la fumée blanche", a affirmé à l'AFP Tomas Kompikan, un employé.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait accusé début novembre Téhéran, le grand rival de Ryad au Moyen-Orient, d'"agression directe" contre son pays, en armant les Houthis. L'Iran avait rejeté ces accusations.

Répétant les accusations de leur allié saoudien, les Etats-Unis ont présenté jeudi des "preuves irréfutables" de ventes de missiles par l'Iran aux Houthis.

Ce missile a été "fabriqué en Iran", a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, alors que l'administration de Donald Trump hausse le ton face à Téhéran, accusé de violer l'esprit de l'accord historique sur la suspension du programme nucléaire iranien.

Les Houthis sont issus de l'importante minorité zaïdite au Yémen, qui se dit marginalisée depuis de longues années.

L'Iran les soutient mais dément leur fournir des armes. Selon Téhéran, les affirmations de Washington constituent "une accusation (...) infondée, irresponsable, provocatrice et destructive".

L'une des premières réactions de l'Arabie saoudite après le tir de missile des Houthis sur Ryad début novembre avait été de renforcer le blocus sur le Yémen, aggravant encore la situation humanitaire.

Le conflit au Yémen oppose des forces progouvernementales, appuyées par la coalition sous commandement saoudien, aux Houthis qui se sont emparés en septembre 2014 de la capitale Sanaa et de vastes régions du pays.

Il a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, et provoqué "la pire crise humanitaire de la planète", selon les Nations unies. En outre, plus de 2.000 personnes sont mortes de choléra.

Le blocus a depuis été allégé, à la suite de fortes pressions internationales sur le royaume saoudien, mais l'ONU estime que la coalition doit aller plus loin.

Après le tir de missile de mardi, le porte-parole de la coalition arabe au Yémen a affirmé que "la poursuite des tirs de missiles balistiques" en direction de l'Arabie saoudite était "la preuve évidente de l'utilisation par les Houthis des ports destinés à accueillir de l'aide pour introduire clandestinement des missiles iraniens au Yémen".

Avec AFP

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Accès à l'eau potable : l'Onu dresse le bilan des oubliés

2019 UN World Water day campaign.

Alors que l'eau va se raréfier, la demande pour cette ressource vitale va exploser: comment gérer cette contradiction ? Devant ce défi majeur, L'ONU fait le bilan des laissés pour compte.

Conséquence de la croissance démographique, du développement économique et de l'évolution des modes de consommation, la demande mondiale en eau devrait augmenter de 20 à 30% par rapport au niveau actuel d'ici 2050, constatent ONU-Eau et l'Unesco dans leur rapport annuel sur l'eau. Dans le même temps, le changement climatique risque de compliquer l'accès à l'eau potable avec les sécheresses et les inondations.

L'accès insuffisant à une eau potable de qualité et le manque de services d'assainissement des eaux usées coûtent cher en vie humaine, avec 780.000 décès causés par la dysenterie et le choléra chaque année, bien plus que les victimes de conflits, de séismes et d'épidémie, selon le rapport.

En 2015, environ 844 millions de personnes n'avaient pas accès à un service d'eau potable sûr et seuls 39% de la population mondiale disposait de services d'assainissement sûrs.

"L'accès à l'eau est un droit humain vital pour la dignité de chaque être humain. Pourtant, des milliards de personnes en sont toujours privées", regrette Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, dans un communiqué.

L'objectif de développement durable défini par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), qui prévoit "d'ici à 2030 un accès universel et équitable à l'eau potable, à un coût abordable", pourrait ne pas être atteint.

Les sources de pollution sont les matières fécales, les pesticides ou nitrates issus de l'agriculture, mais aussi les "polluants émergents" comme les résidus de médicaments.

Qui sont les personnes qui souffrent le plus de cette situation? Les situations divergent beaucoup d'une région du monde à l'autre, mais les auteurs ont relevé un point commun: "Les plus démunis sont assujettis le plus à la discrimination", constate le rédacteur en chef du rapport Richard Connor.

- Investir plus -

Le rapport distingue "la situation des pauvres en milieu urbain, des pauvres en milieu rural et les personnes déplacées de force".

"Dans les pays les moins avancés, 62% des citadins vivent dans des bidonvilles et n'ont très souvent pas accès aux services d'eau ou d'assainissement", indique M. Connor. Ces habitants doivent s'approvisionner en eau auprès de vendeurs ambulants et de camions citernes et peuvent payer leur eau "dix fois plus cher" que leurs concitoyens plus riches qui ont l'eau du robinet, selon M. Connor.

Pour autant, "la majorité des personnes ayant accès à des sources d'eau potables non améliorées et qui n'ont pas accès à des services élémentaires d'assainissement vivent dans des zones rurales", précise le rapport. Les infrastructures y sont en effet insuffisantes.

Les femmes sont souvent désavantagées dans l'accès à l'eau. Dans des milieux ruraux, "la charge d'aller chercher de l'eau incombe aux femmes et aux filles de manière disproportionnée", "un travail non rémunéré et non reconnu", souligne le rapport.

Une situation particulière est celle des réfugiés. Fin 2017, 68,5 millions de personnes étaient déplacées de force à cause de conflits ou de persécutions. Ces populations "se heurtent souvent à des obstacles pour accéder aux services élémentaires en approvisionnement en eau et d'assainissement" et "les déplacements de masse exercent une pression sur les ressources et sur les services qui s'y rapportent", ajoute le rapport.

Pour répondre à ces défis, l'ONU n'apporte pas de solutions miracles, mais esquissent quelques pistes. "Les gens fortunés qui payent très peu doivent commencer à payer plus pour que l'accès soit universel", suggère Richard Connor.

Les Etats, mais aussi les acteurs privés, doivent investir massivement dans les infrastructures. Les besoins sont estimés à 114 milliards de dollars annuels, trois fois ce qui est dépensé actuellement, sans prendre en compte les coûts de fonctionnement et d'entretien.

L'une des vedettes de Game of Thrones a un sosie pakistanais

Le co-réalisateur George R.R. Martin dans la première saison de HBO's "Game of Thrones"

Le serveur pakistanais Rozi Khan n'avait jamais entendu parler de la série américaine Game of Thrones, ni d'un de ses principaux personnages Tyrion Lannister, jusqu'à ce que la ressemblance entre les deux hommes lui vale son heure de gloire.

Agé de 25 ans, Rozi Khan ressemble tant à l'acteur Peter Dinklage, qui joue le rôle d'un noble spirituel et audacieux depuis le lancement de la série en 2010, qu'on l'arrête souvent pour une photo ou un selfie.

"Cela ne me dérange pas. Beaucoup de photos de moi ont été prises. C'est pourquoi je suis devenu très connu partout", affirme-t-il.

Khan et Dinklage n'ont pas seulement les mêmes pommettes saillantes, barbe épaisse et cheveux ondulés. Ils font aussi la même taille : environ 1,35 mètre.

Si l'acteur a les yeux bleus quand ceux du serveur sont marrons, si le nez de l'Américain est plus droit et sa peau plus claire, Rozi Khan ne peut plus circuler tranquillement depuis que des photos des deux hommes, le visage côte à côte, ont envahi les réseaux sociaux.

"Où que j'aille, quelqu'un me dit toujours : "Monsieur, qui est l'homme avec vous sur Facebook ? " Je réponds qu'il est mon ami. "Il vous ressemble. Alors je dis qu'il est mon frère", sourit Rozi Khan, vêtu d'un habit et d'un chapeau traditionnels pakistanais.

Game of Thrones a remporté 47 Emmy awards, plus qu'aucune autre série dans l'histoire de la télévision américaine, dont deux pour Peter Dinklage en tant que meilleur second rôle (2015 et 2018).

L'acteur américain de 49 ans, près du double de son sosie pakistanais, a également ravi en 2012 un Golden globe, l'une des principales récompenses de cinéma aux Etats-Unis.

Quand la huitième et dernière saison de la série culte démarrera le 17 avril prochain, Rozi Khan servira vraisemblablement des plats de mouton et des curries d'épinard dans le restaurant où il travaille à Rawalpindi, grande ville voisine de la capitale Islamabad.

"Il y a toujours une foule ici, mais la fréquentation a augmenté à cause de lui", se félicite son patron Malik Aslam Pervez, qui le décrit comme un travailleur acharné.

"Quand il prend un jour de congé ou qu'il est malade, les gens le cherchent et demandent où il se trouve. Ils se mettent en colère. Ils l'aiment", ajoute-t-il.

Les clients ont ainsi l'impression d'être servis par un Tyrion Lannister en chair et en os.

"Quand je le vois, je suis heureux. J'ai l'impression d'avoir rencontré le vrai Lannister", se réjouit Zain Hadri, 20 ans.

Game of Thrones, une série médiévale et fantastique, raconte dans sa première saison l'histoire de familles nobles luttant pour le contrôle du Trône de fer. Tyrion, méprisé par sa famille, est surnommé "singe démoniaque", "le gnome" ou encore "Demi-homme".

Né à Mansehra, dans le nord du Pakistan, Khan voudrait rencontrer Dinklage. "Il a ma taille, dit-il, donc je l'aime beaucoup."

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