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Le ministre de l'Intérieur "serein" face à une plainte de l'opposition au Burkina Faso

  • VOA Afrique

Simon Compaoré, le ministre burkinabè de l'Intérieur, à Ouagadougou, Burkina Faso, le 17 mai 2017.

Simon Compaoré s’est dit lundi "serein" quant à la plainte déposée contre lui par l'opposition "pour détention illégale d'arme à feu".

"Je suis serein. Je n'ai pas tué quelqu'un. Je n'ai pas volé quelqu'un. Je n'ai pas blessé quelqu'un", a-t-il lancé lors d’une conférence de presse à Ouagadougou.

"Pour moi ce n’est pas une préoccupation. (…), cette question n’a pas une importance à mon niveau", a-t-il ajouté, disant vouloir se concentrer sur la gestion de son ministère.

"Si je venais à recevoir une convocation de la gendarmerie, je ne vais pas ameuter le marché (central) pour m'accompagner", a-il ajouté.

Début décembre 2017, le chef de file de l'opposition Zéphirin Diabré a déposé une plainte contre M. Compaoré, qu’il a maintenu en début janvier lors d’une convocation à la gendarmerie. M. Diabré a notamment demandé que le ministre de l'Intérieur soit convoqué et qu’il "soit déchargé de ses fonctions", estimant que M. Compaoré n'était pas "au-dessus de la loi" pour détention illégale d'arme à feu.

Fin octobre, une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, montrait le ministre, vêtu d'un gilet pare-balles et portant une arme ressemblant à un fusil d'assaut kalachnikov au domicile d'un député de l'opposition, qui faisait sécession de la formation de M. Diabré.

Selon l'opposition, M. Compaoré tenait à l'égard de Zéphirin Diabré "des propos insinuant son implication dans une supposée agression planifiée contre la famille" de ce député.

Le député, Ladji Coulibaly, faisait partie d'un groupe de quinze parlementaires de l'Union pour le progrès et le changement (UPC), le parti de M. Diabré, ayant annoncé leur départ du mouvement et leur volonté de constituer un nouveau groupe parlementaire.

Des militants de l'UPC avaient menacé ces députés et M. Compaoré était venu rassurer ces élus quant à la protection des forces de l'ordre. De nombreux observateurs avaient vu dans cette scission la main du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), qui aurait cherché à diviser l'opposition.

Au Burkina Faso, le code pénal punit d'une peine de prison de un à cinq ans et/ou d'une amende de 300.000 à 1.500.000 francs la détention illégale d'une arme à feu.

Avec AFP

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