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Premières assises pour une nouvelle politique sécuritaire au Burkina


Des militaires de l'armée régulière lors de la tentative de coup d'Etat, Bujumbura, Burkina, 29 septembre 2015.

Les premières assises nationales sur la sécurité, réunissant à Ouagadougou près 600 personnes, ont été ouvertes mardi et devront aboutir à l'élaboration d'une nouvelle politique sécuritaire au Burkina Faso, cible de plusieurs attaques jihadistes depuis 2015.

Pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest, le Burkina est entré depuis avril 2015 dans un cycle d'enlèvements et d'attaques islamistes, surtout dans le Nord, frontalier du Mali et du Niger.

"Notre système sécuritaire n'a jamais été autant mis à l'épreuve que ces dernières années, avec la multiplication des attaques terroristes sur le sol national", a déclaré le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré à l'ouverture de ce forum national, dont "l'ambition est l'élaboration d'une véritable politique nationale de sécurité pour le Burkina Faso afin de répondre aux attentes des populations et des institutions en matière de sécurité".

"C'est dans notre capacité à nous organiser, à unir nos intelligences et nos énergies que nous viendrons à bout de ces forces obscurantistes et prédatrices", a-t-il souligné, appelant à "poursuivre la coopération sous-régionale en matière de sécurité", notamment "au sein du G5 Sahel" et de sa "force conjointe en cours (de mise en oeuvre) pour lutter contre le terrorisme dans le Sahel".

"Il nous faut faire du secteur de la sécurité un vecteur de renouveau démocratique", a souhaité le président Kaboré, estimant que "nos populations et notre pays ont plus que jamais besoin de la paix pour promouvoir un développement économique et social harmonieux".

Selon le président Kaboré, le processus de réforme du secteur de la sécurité permettra "également de consolider le caractère républicain et professionnel des forces de défense et de sécurité".

De nombreux putschs militaires ont émaillé l'histoire du pays depuis son indépendance en 1960, dont le dernier, manqué, en 2015.

"Le forum, qui est l'amorce d'une profonde réforme en profondeur de la sécurité" vapermettre "d'identifier les défis sécuritaires, les menaces et les besoins de sécurité, de faire l'état des lieux de la mise en oeuvre des politiques de sécurité et de dégager des perspectives et des recommandations", a soutenu le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré.

Près de 600 personnes, issues de toutes les couches socio-professionnelles et des 13 régions du pays, prennent part à forum qui avait été précédé de rencontres préparatoires dans tout le pays.

Plusieurs experts des Nations unies, dont une délégation conduite parle représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Mohamed Ibn Chambas, prennent part à ces assises nationales qui s'achèvent jeudi.

Avec AFP

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