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Le journaliste du Washington Post, inculpé en Iran

Jason Rezaian et son épouse Yeganeh Salehi, à Téhéran, en Iran, en 2013 (AP)
Jason Rezaian et son épouse Yeganeh Salehi, à Téhéran, en Iran, en 2013 (AP)

Les chefs d’accusation retenus contre Jason Rezaian n’ont pas été rendus publics.

Les médias d'Etat iraniens ont annoncé qu’un journaliste du Washington Post détenu depuis juillet 2014 a été inculpé.

L’agence IRNA, qui cite un procureur, rapporte que le journaliste irano-américain Jason Rezaian sera jugé par un tribunal révolutionnaire. Les chefs d’accusation retenus contre lui n’ont pas été rendus publics.

A Genève, où il participe à des entretiens avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif a déclaré que le cas de Rezaian serait tranché par la justice, et non pas le gouvernement iranien.

Le gouvernement lui fournira « toute l'aide humanitaire possible », mais il s’agit « d’une affaire judiciaire, de sorte que nous devrons attendre que la justice fasse son travail », a-t-il poursuivi.

Selon des informations du Washington Post, reprises par l’ONG Reporters sans Frontière, le correspondant du journal à Téhéran a comparu après cinq mois de détention arbitraire, devant instance de la justice iranienne. Il a été entendu le 6 décembre, pendant 10 heures.

Le 22 juillet 2014, M. Rezaian, son épouse et deux autres ressortissants américains ont été arrêtés par des agents en civil des Gardiens de la révolution à leur domicile de Téhéran. « Lors de la perquisition, leur appartement a été saccagé, et l’ensemble des équipements informatiques confisqué » note RSF.

Commentant l’arrestation du journaliste « dans l’illégalité la plus totale », Reza Moini, responsable du bureau Iran/Afghanistan de RSF, avait déclaré: « Depuis des années, les ressortissants occidentaux, et particulièrement les journalistes, sont à la fois victimes de la paranoïa sécuritaire des dirigeants du régime et instrumentalisés à des fins de négociations diplomatiques, le tout dans le silence complice de la communauté internationale ».

Pour RSF, il reste clair que M. Rezaian « est victime de la guerre que se livrent les clans au sommet de l’Etat et des tensions entre la communauté internationale et Téhéran ».

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