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Le jazzman Phil Woods est décédé

Le saxophoniste américain Phil Woods est décédé mardi 30 setpembre 2015 à 83 ans, et laisse derrière lui une carrière très riche de plus de soixante ans marquée par sa dévotion au maître Charlie Parker. Le décès, à la suite d'une maladie pulmonaire, a été confirmé à l'AFP par son agent, Joel Criss, après l'annonce par plusieurs médias américains.

Passionné de musique, Phil Woods possède une discographie riche de plusieurs centaines d'enregistrements et est l'auteur de plus de 200 morceaux et arrangements. De formation classique, notamment à la prestigieuse Juilliard School de New York, Phil Woods est rapidement repéré par Quincy Jones, en 1956. Il a remporté quatre Grammies, prix décernés aux meilleurs musiciens et chanteurs chaque année.

"Phil a joué sur presque tous les albums que j'ai fait depuis 1956 pour une raison très précise: il n'était pas seulement le meilleur joueur de saxophone alto sur Terre, mais c'était aussi vraiment une belle personne", a écrit Quincy Jones sur sa page Facebook.

Woods est un personnage truculent, souvent affublé d'une casquette en cuir noir. Il a croisé Charlie Parker, un soir de 1954 dans un bar de Greenwich Village, Arthur's Tavern, qui existe toujours. Charlie Parker est un jazzman et saxophoniste americain.

Ce soir-là "je n'arrivais à rien avec mon saxophone", racontait Phil Woods lors d'un concert en 2011, expliquant l'avoir néanmoins prêté à Charlie Parker, qui n'avait pas de saxophone alto avec lui. "Et là, je me suis rendu compte qu'il n'y avait aucun problème avec mon instrument. Il fonctionnait très bien", plaisantait Woods. Parker décède quelques mois plus tard, alors que la carrière de Phil Woods démarre à peine.

La justesse et la précision de son jeu, ainsi qu'une maîtrise rythmique hors norme, en font un musicien prisé, sollicité par les plus prestigieux ensembles. Il joue notamment avec Dizzy Gillespie au sein des Birdland All-Stars. Très influencé par le "be-bop", le mouvement créé par la génération de Parker et Gillespie, Woods est un temps surnommé "New Bird". Le lien sera renforcé par son mariage avec la veuve de Parker, Chan.

Il a régulièrement franchi les frontières du jazz pour s'aventurer dans la pop. C'est le son de Woods, à la fois pur et puissant, qui résonne sur les ballades "Still crazy after all these years" de Paul Simon ou plus encore "Just the way you are" de Billy Joel.

Signe de son appétit insatiable, Phil Woods, déjà très malade, a donné son dernier concert début septembre à Pittsburgh (Pennsylvanie, nord-est) avec, à son côté, sa bouteille à oxygène. Il avait annoncé, ce soir-là, qu'il s'agissait de sa dernière prestation scénique.

Avec AFP

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Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

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Décès de la juge Ruth Bader Ginsburg de la Cour suprême américaine

Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, s'exprime à l'Université de Californie à Berkeley, à Berkeley, Californie, le 21 octobre 2019. (Photo AP/archives)

La juge Ruth Bader Ginsburg, l’une des 9 de la Cour suprême, est décédée vendredi à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas, selon une déclaration de la plus haute juridiction américaine.

Mme Ginsburg est morte à son domicile à Washington entourée des membres de sa famille.

Très adulée par la gauche américaine, Mme Ginsburg avait été nommée à la Cour suprême par le président Bill Clinton en 1993.

Elle a été la deuxième femme nommée à la Cour, après Sandra Day O’connor.

Elle y a siégé pendant plus de 27 ans.

"Notre nation a perdu une juriste d'une stature historique. À la Cour suprême, nous avons perdu une collègue très chère. Aujourd'hui, nous sommes en deuil, mais avec la certitude que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg telle que nous l'avons connue: une championne infatigable et résolue de la justice", a déclaré le juge John G. Roberts, président de la Cour suprême.

Selon les lois américaines, il revient au président américain de nommer un remplaçant, avec l’avis du sénat.

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