Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

"Le grand saut" de Thierry Henry avec Monaco

Thierry Henry, nouvel entraîneur du club de football de Monaco, lors d'une conférence de presse, le 17 octobre 2018.

"C'est le grand saut pour moi": à 41 ans, Thierry Henry va étrenner à Strasbourg son nouveau costume d'entraîneur, celui d'un Monaco 18e du Championnat de France et en crise, admettant qu'il va "apprendre" à se "connaître".

Il veut en laisser le moins au hasard. Il est comme ça Thierry Henry. Joueur déjà, il décryptait le football international. Pour sa culture personnelle du jeu. Désormais, il est à la baguette. Il doit influer sur chaque paramètre permettant à son équipe de sortir au plus vite de la zone rouge.

Car c'est l'urgence en Principauté. "Il y toujours urgence, répond-il. On essaie toujours de gagner. On va voir si ce qu'on veut mettre en place, fonctionne. Sinon, il faudra réagir. L'objectif est d'avoir plus de sûreté sur les plans offensif et défensif."

Comme il a eu peu de temps, le désormais plus jeune entraîneur de Ligue 1 en activité explique: "Il faut travailler sur le tas. La vidéo sera notre meilleure amie".

"Quand tu regardes l'entraînement, tu vois des choses, précise-t-il. Tu le revisionnes, tu en vois d'autres. Le lendemain, au réveil, encore d'autres. Parfois, c'est clair. Parfois, non."

Il découvre son groupe à vitesse grand V. Après quelques jours d'euphorie et de buzz médiatique suivant sa nomination, il a mis les mains dans le cambouis et peu ménagé son temps.

- "Apprendre à me connaître" -

"Depuis lundi, il a fallu saluer tout le monde, rencontrer beaucoup de gens, voir ce qui se passe autour du club, faire deux conférences de presse, analyser les matches de Monaco et Strasbourg, et digérer tout ça.".

En Alsace (est), Henry passera donc le cap. "Il y a eu une évolution. Mais, comme N.1, oui, c'est le grand saut pour moi!" Il enchaîne: "Je ne suis pas impatient, j'ai envie."

Déjà, il sait qu'à La Meinau à "l'ambiance extraordinaire", il sera épié. Ses gestes seront disséqués. Certainement plus que la façon dont jouera son équipe.

"Je vais apprendre à me connaître sur certaines réactions, reconnaît-il. J'ai vu des entraîneurs de grande qualité avec des réactions bizarres. Je ne peux pas dire comment je serai. Une équipe peut être impactée par ce que fait le coach. Regardez bien!"

"Titi" sait ce qu'il attend des siens. Ce match, il l'a préparé au mieux en fonction des circonstances. Au milieu de ses joueurs, il était "content".

"J'échange avec eux: retrouver cette envie de jouer, de rigueur, le moral, bien travailler... Essayons de prendre du plaisir à tout ça. Celui de défendre, d'avoir la balle, de défendre avec."

Aidé de ses adjoints Kwame Ampadu et Joao Tralhao, il dévoile ses idées, donne une direction. Pour tenter de redresser une équipe en totale déliquescence, son actuel maître-mot est "sécurité".

- "La sécurité, une affaire collective" -

"Ce sont des clichés, reconnaît-il. Mais si le groupe est trop espacé, si les distances entre les joueurs ne sont pas bonnes, cela devient difficile de défendre. La sécurité est une affaire collective."

Pourtant, Henry n'est "pas docteur", prévient-il. "Il va falloir retrouver un allant. Être courageux pour défendre mais aussi courageux avec le ballon. Jouer avec plus de confiance passe par des résultats positifs."

Aussi, l'ex-Gunner s'accommode du retour tardif de Falcao, des absences de deux gardiens Subasic et Benaglio, d'une défense centrale décimée (Raggi, Jemerson et N'Doram suspendus ou blessé) et des forfaits de Lopes et Pellegri.

"Ces faits auraient pu arriver plus tard, rétorque-t-il. Il faut faire avec. Ce ne sont pas des excuses. Il faut travailler avec ce qu'on a, et essayer de prendre des points rapidement."

Ses cadres valides sont déjà identifiés: Glik, Tielemans, Jovetic, Golovin, Chadli et bien sûr Falcao, "capitaine, buteur et leader charismatique". C'est à eux qu'il a soumis sa stratégie pour Strasbourg. Sans penser encore à un futur trop lointain.

"Combien de temps faudra-t-il pour mettre en place nos concepts? On verra bien, relance-t-il. En plus on va jouer tous les trois jours."

Lui qui assure avoir "fait le deuil" de son immense carrière de joueur, s'est glissé "dans la peau d'un entraîneur". "J'essaie de faire passer des messages. Et je dois surtout trouver une solution." Première réponse, samedi à Strasbourg.

Avec AFP

Toutes les actualités

Mondial-2019: le Cameroun bat in extremis la Nouvelle-Zélande et se qualifie

Les joueuses camerounaises célèbrent la victoire contre l'équipe néo-zélandaise du Groupe E à la Coupe du Monde de Football 2019, le 20 juin 2019, à Montpellier en France.

Vainqueur 2-1 de la Nouvelle-Zélande, éliminé jeudi à Montpellier, le Cameroun a arraché au bout du suspense son ticket pour les huitièmes de finale la Coupe du monde de football féminin.

A l'ultime seconde, Nchout Njoya a marqué un but salvateur (90e+5) pour le Cameroun à la suite d'une série de dribbles déroutants.

A la 57e minute, c'était déjà Ajara Nchout Njoya avait donné l'avantage aux Lionnes Indomptables, éliminées en huitièmes de finale en 2015 pour leur première participation au Mondial.

Mais, à la 80e, le grossier but contre son camp de la Dijonnaise Aurelle Awona, qui manquait complètement son dégagement et trompait sa gardienne, avait semblé doucher les espoirs de ses coéquipières. Mais c'était sans compter Nchout Njoya.

Le résultat est mérité pour les Camerounaises, qui ont globalement dominé les débats, et terminent donc dans les quatre meilleurs troisièmes.

Ferland Mendy honoré de rejoindre le Real Madrid

Ferland Mendy honoré de rejoindre le Real Madrid
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:20 0:00

L'arbitrage vidéo utilisé à partir des quarts de finale de la CAN-2019

L'arbitre Gianluca Rocchi regarde l'écran de la VAR lors du match entre l'Inter Milan et la Lazio, Italie, le 30 décembre 2017.

L'assistance à l'arbitrage vidéo (VAR), qui a fait polémique lors de la finale retour de la Ligue des champions africaine, sera employée à partir des quarts de la CAN-2019, a annoncé jeudi le président de la CAF Ahmad Ahmad.

"C'est une mesure de prudence. Quand vous voyez les différents pays qui utilisent la VAR, ils ne se précipitent pas d'aller dès le début. C'est une technologie que beaucoup de gens n'utilisent totalement pas encore", a déclaré le patron de l'instance organisatrice depuis Le Caire, à la veille du match inaugural entre l'Egypte et le Zimbabwe.

"Au début, c'était prévu pour les demi-finales, mais nous avons exigé qu'il faut aller un peu plus en avant. Le comité exécutif a décidé pour les quarts de finale, pour que ce soit une réussite", a-t-il poursuivi.

Son annonce était attendue depuis la polémique liée à la VAR qui a empoisonné la finale retour de la C1 entre l'Espérance de Tunis et le Wydad Casablanca, et plus largement l'image du football africain, fin mai.

Dans une décision inédite, la CAF avait tranché pour faire rejouer ce match que les Marocains, excédés, avaient quitté en seconde période après une panne de la VAR qui aurait dû leur valider un but refusé pour hors-jeu.

La SG de la Fifa, Fatma Samoura, va évaluer la CAF, en pleine tourmente

Fatma Samoura lors d'une réunion au Conseil de la Fifa, à Zurich, Suisse, le 14 octobre 2016.

La secrétaire générale de la Fifa Fatma Samoura a été nommée déléguée générale pour l'Afrique à partir du 1er août, pendant six mois, pour superviser la Confédération africaine (CAF) secouée par polémiques et scandales ces derniers mois, ont annoncé jeudi les deux instances.

La dirigeante sénégalaise a été sollicitée "afin d'évaluer la situation actuelle et de contribuer à l'accélération du processus de mise en oeuvre des réformes en cours, destiné à assurer à la CAF un fonctionnement de manière transparente, efficace et selon les standards de gouvernance les plus élevés", selon le communiqué conjoint.

"Il est prévu qu'un audit général de la CAF soit mené dans les plus brefs délais par la Fifa et la CAF", est-il précisé.

Fatma Samoura, qui conserve ses fonctions à la Fifa, peut être prolongée dans sa mission au-delà du 30 janvier 2020, en cas d'accord entre les deux organisations.

A la veille du coup d'envoi de la CAN en Egypte, le football africain joue sa crédibilité, après plusieurs scandales qui ont éclaboussé son image, le dernier étant la décision de la CAF de rejouer la finale retour de la Ligue des champions en raison d'une panne de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR).

"J'ai vu qu'il y a eu des problèmes. C'est malheureux. (...) C'est une question de crédibilité pour toute l'Afrique", avait déclaré le patron de la Fifa, Gianni Infantino début juin.

Son président malgache Ahmad Ahmad est, lui, escorté par des soupçons de corruption, après son interpellation par la police française en juin. Il est ressorti libre de sa garde à vue, et ne fait pas à ce stade l'objet de poursuites.

"Arrêtons ces fausses rumeurs!", a réagi le dirigeant au Caire. "J'ai été interpellé à Paris, pas arrêté! Interpellé pour une audition, et la plainte n'a même pas été (déposée) contre moi. J'entends partout corruption. Même la justice, vous n'écoutez pas! C'est pour ça que j'ai insisté, parce qu'il n'y a pas mieux que la Fifa qui puisse venir voir ce qu'il se passe à l'intérieur de la CAF."

"Je peux vous garantir. Au bout de ces investigations, vous allez entendre beaucoup de choses! C'est d'un commun accord, en toute sincérité, que nous allons travailler ensemble", a-t-il poursuivi.

La CAF mise sous tutelle de la Fifa

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, lors d'une conférence de presse à Accra, Ghana le 30 novembre 2018.

Malgré les soupçons de corruption qui l'éclaboussent, le président Ahmad Ahmad se maintient à la barre de la Confédération Africaine de football (CAF) à la veille du coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) en Egypte.

Dans un communiqué publié lors de la conférence de presse d'ouverture de la CAN, la CAF a annoncé la nomination de la secrétaire générale de la Fifa Fatma Samoura comme déléguée générale pour l'Afrique à partir du 1er août, pendant six mois, pour superviser la CAF, tout en restant à son poste de numéro deux de la Fifa.

La décision des deux instances internationales fait office de réponse aux multiples polémiques et scandales qui ont agité la CAF ces derniers mois.

Au cours de la conférence de presse au stade du Caire, le président Ahmad a affirmé avoir sollicité lui-même cette supervision de la Fifa qui prévoit notamment "un audit général de la CAF (...) dans les plus brefs délais par la Fifa et la CAF".

Le dirigeant, à la tête de l'organisation sportive africaine depuis mars 2017, avait été interpellé le 6 juin à Paris par l'Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff).

Il est ressorti libre et sans poursuites de sa garde à vue quelques heures après son interpellation.

Interrogé par l'AFP, un de ses conseillers a déclaré: "L'épreuve qu'a vécu le président Ahmad est maintenant derrière lui. Il n'est ni accusé, ni n'a de poursuites". "Libre, il a repris normalement ses activités de président de la CAF", a-t-il ajouté.

- Accusations en cascade -

L'interpellation a eu lieu dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Marseille notamment pour association de malfaiteurs, corruption, abus de confiance et faux et usage de faux. Elle porte sur la rupture par la CAF, en décembre 2017, d'un contrat avec Puma, au profit d'une autre société basée dans le sud de la France, fournissant elle du matériel Adidas.

Cette nouvelle péripétie ne fait que s'ajouter à une série de mésaventures traversées par la CAF ces derniers mois.

Lorsqu'en 2018 la CAF a constaté que le Cameroun ne serait pas prêt à temps pour accueillir la CAN-2019, elle a finalement désigné l'Egypte en janvier, après plusieurs inspections et quelques tergiversations.

En avril, le secrétaire général de l'instance Amr Fahmy a été licencié. Ce dernier avait envoyé une lettre à la Fifa en mars dans laquelle il accusait M. Ahmad, de corruption - paiement de pots-de-vin à plusieurs dirigeants, usage personnel de fonds de la CAF - et de harcèlement sexuel à l'encontre de plusieurs salariées de la Confédération.

Plus récemment, une vive polémique a éclaté après la finale de la Ligue des champions africaine. Le 31 mai, l'Espérance de Tunis a été sacrée contre le Wydad de Casablanca: son adversaire marocain a décidé de quitter la pelouse pendant le match en raison d'un litige et d'une panne de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR).

La CAF a ensuite décidé que le match serait rejoué après la CAN, déclenchant la colère des supporters tunisiens.

- Crédibilité en jeu -

Sur les réseaux sociaux, dans la presse sportive, les critiques se sont multipliées: l'image de la CAF, basée au Caire, mais aussi celle du football africain en général, ne ressort pas grandie, à la veille de la première CAN de l'histoire à 24 pays.

"Certains gens veulent toujours nous détruire. Ce n'est pas la réussite de cette CAN qui va les arrêter", s'est défendu Ahmad Ahmad. "Quand on regarde les efforts entrepris, il y a beaucoup de positif".

Mais, interrogé avant la nomination de Mme Samoura, James Dorsey, chercheur à la S. Rajaratnam School of International Studies de Singapour et auteur de "The Turbulent World of Middle East Soccer", dit à l'AFP "douter" que M. Ahmad puisse se maintenir à la tête de la CAF dans ces conditions.

"Sa propre crédibilité est en jeu mais c'est aussi la crédibilité d'organisations qui ont été secouées au cours de la dernière décennie par des scandales successifs", a-t-il souligné.

Le président de l'instance africaine va devoir se défendre "de façon très convaincante", estime M. Dorsey tout en ajoutant qu'il ne devait "pas être condamné avant d'être jugé. Il doit faire la preuve de son innocence au-delà de tout doute".

Voir plus

XS
SM
MD
LG