Liens d'accessibilité

Le Tchad face aux réfugiés de Boko Haram et de la Centrafrique


Les réfugiés en attente d'être enrolés à Bongor, au Tchad, le 18 septembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Une troisième mission conjointe gouvernement-HCR séjourne à Bongor chef-lieu de la région du Moyo-Kebbi-Est. L'objectif est de réévaluer le nombre des réfugiés installés dans cette zone pour une éventuelle assistance.

Plus de 2.800 personnes sont placés dans les familles d’accueil de quatre localités de la région: Guelendeng, Moulkou, Bongor et Pont Karol.

De nationalités camerounaises et nigérianes, les habitants ont fui les exactions de Boko Haram de 2015. Les Centrafricains, quant à eux, se mettent à l’abri, suite à la guerre entre les séléka et anti-balaka de 2014.

Après cette opération biométrique, les réfugiés doivent être regroupés sur un espace déjà délimité par les autorités locales situé à environ 20 kilomètres, à l’entrée nord de Bongor.

Un réfugié en train d'être enregistré à Bongor, au Tchad, le 18 septembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)
Un réfugié en train d'être enregistré à Bongor, au Tchad, le 18 septembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

"On peut s'assurer qu'un réfugié n'est pas inscrit deux fois, mais aussi cela leur ouvre les droits d'avoir la carte d'identité de réfugiés", explique Olivier Jean Marc Ouegnin, administrateur associé en charge de la gestion des données du HCR.

Quelques réfugiés ont de la peine à retenir les larmes quand ils se mettent à expliquer les moments les plus difficiles qu’ils ont vécus dans leur pays respectif. Ils ne revendiquent rien d’autre qu’un meilleur cadre de vie.

Mme Safia Ouangbi, préfet du département de Mayo Bonney, Bongor au Tchad, le 18 septembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)
Mme Safia Ouangbi, préfet du département de Mayo Bonney, Bongor au Tchad, le 18 septembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Le préfet du département de Mayo, Bonney Safia Ouangbi, représentante du gouverneur de la région du Mayo-Kebby-Est, estime qu’à l’issue de cette opération, ces réfugiés pourront espérer une vie meilleure.

"Nous écoutons les cris de l'administration et de ceux qui sont dans le désarroi", a-t-elle déclaré.

Un réfugié qui requiert l’anonymat a déclaré qu’aucun réfugié n’a reçu un centime des fonds collectés dont Mme le préfet a fait allusion.

André Kodmadjingar, correspondant à N'Djamena​

Facebook Forum

XS
SM
MD
LG