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Le football féminin africain gagne en popularité


La Burundaise Sandrine Niyonkuru contre la Botswanaise Bonang Otlhagile, lors de la CAN féminine au Maroc, le 2 juillet 2022.

Débutée depuis le 2 juillet dernier au Maroc, la CAN féminine de football en est à sa 14e édition. Présentation de ce tournoi qui ne manque pas d’attraction grâce à ses nombreuses manieuses de ballon reconnues à l’international.

Elle souffre peut-être encore de la comparaison avec celle des hommes, mais la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football féminin fait son petit bonhomme de chemin.

Le tournoi, autrefois appelé Championnat d'Afrique de football par la CAF, réunit du 2 au 23 juillet 2022 au Maroc, douze nations africaines parmi lesquelles le pays hôte bien évidemment, mais aussi le Ghana, le Cameroun ou encore l’Afrique du Sud pour ne citer que celles-là.

Une favorite défiée

Autant d’équipes prêtes à faire déjouer le Nigeria, grandissime favori et vainqueur de 11 des 13 précédentes éditions. Preuve d’une compétition pleine d’équipes ambitieuses, la formation des Super Falcons (surnom des Nigérianes) a été battue d’entrée le 4 juillet 2022 en match d’ouverture du groupe C par les Banyana Banyana d’Afrique du Sud.

Dans ce remake de la finale de la dernière CAN organisée au Ghana, les femmes de la sélectionneuse Desiree Ellis, emmenées par Thembi Kgatlana du club de l’Atletico Madrid, en première division espagnole, ont fait mentir les pronostics en l’emportant par deux buts à un.

C’est un avertissement pour les triples tenantes du titre, privées désormais d’une de leur valeur sûre, en l’occurrence Asisat Oshola. Blessée au genou, l’attaquante du FC Barcelone et co-meilleure buteuse de la saison dernière en championnat d’Espagne, a dû déclarer forfait pour le reste du tournoi.

Brochette de stars

C’est dire que chacune des équipes en lice est prête à vendre chèrement sa peau face à l’ogre nigérian. En dehors du trophée doté d’un prix de 500 000 dollars américains, l’objectif des participantes est d’accéder au dernier carré, directement qualificatif pour le Mondial féminin prévu en Australie et en Nouvelle-Zélande l’année prochaine.

Chaque nation engagée au Maroc peut, à cet effet, compter sur quelques talents, dont certains font les beaux jours des plus grands clubs européens. À celles déjà citées plus haut, s’ajoute la Camerounaise Ajara Nchout, Prix Puskas et joueuse de l’Inter Milan en championnat d’élite Italien.

Une illustration de la marque d’un football féminin en constante professionnalisation sur le continent africain et dont l’engouement se traduit aussi par l’intérêt grandissant des annonceurs. Les matchs en cours au Maroc sont retransmis dans 60 différents pays.

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