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États-Unis

Le financier américain Jeffrey Epstein s'est suicidé en prison

Le Financier Jeffrey Epstein durant son audition dans un procès d'exploitation sexuelle, New York, le 15 juillet 2019.

Le financier et figure de la jet set américaine Jeffrey Epstein, accusé d'agressions sexuelles sur mineures, a été retrouvé mort samedi dans sa cellule new-yorkaise, apparemment un suicide sur lequel le FBI a ouvert une enquête.

Le samedi 10 août, vers 06H30 locales (10H30 GMT), "Jeffrey Epstein a été retrouvé inanimé dans sa cellule (...), apparemment d'un suicide", a confirmé l'administration pénitentiaire après que le New York Times, notamment, ait annoncé son suicide au Metropolitan Correctional Center, prison fédérale de Manhattan.

"Le personnel a immédiatement tenté de le ranimer", avant de le faire transporter à l'hôpital où sa mort a été prononcée, a-t-elle ajouté, en annonçant l'ouverture d'une enquête.

Fin juillet, quelques jours après la décision d'un juge fédéral de le maintenir en détention, Jeffrey Epstein avait déjà été retrouvé allongé sur le sol de sa cellule, blessé, avec des marques sur le cou.

Plusieurs sources avaient alors indiqué qu'il avait tenté de se suicider.

Il s'était présenté dans les jours suivants à une audience judiciaire, mais avait été placé sous surveillance spéciale, selon plusieurs médias.

L'administration pénitentiaire n'a pas immédiatement confirmé samedi cette information, indiquant simplement qu'il était incarcéré dans une "unité spéciale".

Dès l'annonce de sa mort, plusieurs personnalités ont exprimé leur stupéfaction devant un tel dénouement, la prison fédérale de Manhattan étant réputée l'une des plus sûres du pays.

Un ancien inspecteur du ministère de la Justice, Michael Bromwich, a estimé dans un tweet que le ministère devait immédiatement lancer "une enquête complète" pour déterminer "qui est responsable" de ce décès.

M. Epstein avait été arrêté et inculpé début juillet pour avoir organisé, pendant plusieurs années, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles sous son emprise, certaines collégiennes, avec lesquelles il avait des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

- Dizaines de jeunes filles -

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires et des médias américains brossaient de ce brillant et riche financier, ex-professeur de mathématiques, l'image d'un prédateur insatiable de jeunes filles, qu'il faisait recruter par dizaines et venir dans ses somptueuses résidences.

Bien que son nom ait déjà été inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation il y a plus de 10 ans pour prostitution en Floride - pour laquelle il avait écopé d'une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral - une perquisition début juillet dans sa maison du quartier huppé de l'Upper East Side à Manhattan avait révélé une salle de massage, intacte, où il aurait entraîné ses victimes présumées.

Selon plusieurs témoignages, domestiques, secrétaire et recruteuses géraient au millimètre un sombre emploi du temps, avec prise de rendez-vous, transport, parfois même en jet privé, instructions et rétribution, souvent 200 à 300 dollars par visite, voire cadeaux.

Des centaines de pages de documents judiciaires rendus publics vendredi étaient venus confirmer qu'il avait longtemps été un membre éminent de la jet set, proche de nombreuses personnalités, y compris les présidents Bill Clinton et Donald Trump et le prince Andrew, fils de la reine Elizabeth II, qui avaient voyagé notamment dans ses jets privés.

"Je connais Jeff depuis 15 ans. Un type génial", disait Donald Trump dans un entretien au magazine New York en 2002. "C'est un plaisir de passer du temps avec lui. On dit même qu'il aime les jolies femmes autant que moi, et beaucoup sont plutôt jeunes."

- Victimes privées de procès -

Tous avaient affirmé après son inculpation ne pas avoir été au courant de ses délits présumés et n'avoir plus aucune relation avec lui depuis longtemps.

Inculpé le 8 juillet d'exploitation sexuelle de mineures et d'association de malfaiteurs en vue d'exploiter sexuellement des mineures, il était passible de 45 années d'emprisonnement.

Son procès devait s'ouvrir au mieux en juin 2020. Il avait été débouté, le 18 juillet, d'une demande de remise en liberté sous caution.

Pour les victimes présumées, sa mort vient les priver d'un procès qu'elles attendaient désormais avec impatience.

L'avocat de l'une d'elles, Virginia Giuffre, qui accusait Epstein de l'avoir forcée à avoir des rapports avec des hommes de pouvoir, a ainsi déploré samedi qu'il ait "commis cet acte égoïste de se donner la mort alors que son monde d'abus, d'exploitation et de corruption apparaissait au grand jour".

"Ce n'est pas la fin que quiconque attendait", a ajouté l'avocat, Brad Edwards, cité par Fox News.

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La météo reste incertaine pour le lancement d'astronautes par SpaceX mercredi

L'astronaute Robert Behnken lors de la présentation des astronautes affectés aux premiers essais en vol et aux premières missions du Boeing CST-100 Starliner et du SpaceX Crew Dragon, le vendredi 3 août 2018, à Houston. (AP Photo/David J. Phillip)

"Les responsables de la Nasa et de SpaceX ont donné le +go+ pour le lancement de la mission qui va faire repartir les vols habités des Etats-Unis", a annoncé la Nasa, après une nouvelle journée de réunions d'ultimes vérifications, selon le protocole très strict de l'agence spatiale pour les vols avec astronautes.

Un allumage statique vendredi et une répétition générale des astronautes en tenue se sont déroulés correctement vendredi et samedi, ont rapporté les responsables.

"Tout ce qu'il nous reste est de réussir à contrôler la météo", a dit lors d'un briefing au centre spatial Kennedy, en Floride Kathy Lueders, responsable du programme des vols commerciaux habités à la Nasa.

Le décollage de la fusée Falcon 9 de SpaceX, avec à son sommet la capsule Crew Dragon, est prévu mercredi à 16H33 (20H33 GMT) du centre Kennedy, d'où décollèrent les astronautes qui ont marché sur la Lune dans les années 1960 et 1970. Les deux astronautes sont Bob Behnken et Doug Hurley.

Les prévisionnistes de Cap Canaveral estiment à 60% le risque de temps défavorable (vents, pluie...). Si le décollage n'était pas possible mercredi, les fenêtres suivantes de lancement sont samedi à 15H22 (19H22 GMT), puis dimanche à 15H00 (19H00 GMT).

Mais Mike McAleenan, prévisionniste de la base militaire à Cap Canaveral, a dit avoir "un peu d'espoir" pour mercredi, le temps en Floride étant très changeant en ce moment. Une nouvelle estimation sera publiée mardi.

Un porte-parole de l'agence spatiale, Joshua Finch, a indiqué à l'AFP que la probabilité calculée de "perte d'équipage", pour cette mission de démonstration, était d'une chance sur 276 (0,36%), soit au-delà du seuil minimum exigé par la Nasa pour ce contrat (1 sur 270).

Seuls deux vaisseaux développés par les agences russe et américaine s'étaient amarrés à la station orbitale (ISS) depuis le début de son assemblage en 1998.

En 2014, la Nasa a accordé des contrats à deux entreprises privées, le géant Boeing et la jeune SpaceX fondée par un trentenaire originaire d'Afrique du Sud ayant fait fortune dans la Silicon Valley en cofondant le site PayPal, Elon Musk. Ils se sont vu confier le soin de concevoir et de construire des capsules qui prendront le relais des illustres navettes spatiales américaines, qui ont été arrêtées en 2011 après trente ans de service.

Depuis, la Russie avait la seule fusée au monde capable d'envoyer des astronautes vers l'ISS, les Soyouz, et les Américains payaient l'agence spatiale russe pour des places. Cette dépendance sera rompue une fois que Crew Dragon ou Starliner sera homologuée comme sûre par la Nasa.

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