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Le développement, clé face aux crises migratoires et sécuritaires en Méditerranée


Des militants protestent contre le renvoi des migrants à Bruxelles, le 6 mars 2017.

Le développement est la clé pour résoudre les problèmes de la sécurité et des migrations dans la région de la Méditerranée occidentale ont estimé dimanche à Alger les chefs des diplomaties du "Dialogue 5+5" réunissant dix pays de la zone.

Dans leur déclaration finale, les ministres des Affaires étrangères des dix pays (Algérie, Espagne, France, Italie, Libye, Malte, Maroc, Mauritanie, Portugal et Tunisie) réunis dimanche dans la capitale algérienne, soulignent "le lien étroit entre la migration et le développement" et veulent "travailler pour une migration sûre, régulière et bien gérée".

"Ils soulignent l'importance de la promotion de projets ayant un impact en terme de création d'emplois et renforcement des capacités nationales, ainsi que le traitement des causes profondes de la migration irrégulière", peut-on également lire.

La gestion des flux migratoires doit concilier mobilité et lutte contre la migration irrégulière et prendre en compte les "dimensions de sécurité et de développement économique et social ainsi que le respect des droits de l'Homme et de la dignité humaine", ont-ils rappelé.

"La Méditerranée a été longtemps une zone de fracture. Aujourd'hui les défis auxquels nous sommes confrontés (...) nous amènent à vivre ensemble à travailler ensemble", a souligné le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, qui coprésidait la réunion avec son homologue français Jean-Yves Le Drian.

"Le phénomène de la migration (...) nous concerne tous", a-t-il rappelé, appelant à tenir compte du "triptyque 'développement-migration-sécurité'".

Les dix pays veulent "coordonner les efforts" face "à la menace terroriste qui s'accentue" dans la région "depuis le retour des combattants étrangers" d'Irak et de Syrie, a indiqué M. Messahel.

M. Le Drian a souligné le consensus des pays concernés pour articuler "volonté politique de partenariat (...), dimension sécuritaire pour lutter contre toutes les formes de terrorisme et (...) dimension de développement". "Il faut toujours mener les trois en même temps", a-t-il insisté.

Les jeunes des pays de la zone, confrontés au chômage, doivent pouvoir concilier "mobilité et une formation dans leur propre territoire", a également souligné le ministre français.

"Des programmes en faveur des jeunes des deux rives de la Méditerranée" doivent être mis en place pour "faire face aux dérives de la radicalisation, du racisme, de la xénophobie et de l'intolérance religieuse", peut-on lire dans la déclaration finale.

Avec AFP

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