Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Le coronavirus continue de s'étendre, suscitant de nouvelles mesures de précaution

Des livreurs d'une épicerie à l'intérieur de leur bus à Wuhan, l'épicentre de l'épidémie du nouveau coronavirus, dans la province du Hubei en Chine, le 5 mars 2020.

L'épidémie due au nouveau coronavirus, qui a touché désormais plus de 100.000 personnes dans le monde, s'étend et contraint les autorités à multiplier les précautions : le pape François fera ainsi sa prière dominicale en vidéo, et non en public.

La prière sera "retransmise en vidéo en direct (...) sur des écrans sur la place Saint-Pierre", a expliqué samedi le Vatican dans un communiqué.

La propagation accélérée du virus est jugée "très préoccupante" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : au total, 94 pays sont désormais touchés par le Covid-19, qui a fait plus de 3.500 morts à travers le globe.

En Italie, la progression du nombre de personnes contaminées a été importante : plus 1.247 cas au cours des dernières 24 heures et 36 nouveaux décès, portant le nombre de morts à 233. Le gouvernement italien a décidé l'envoi de 20.000 renforts dans ses hôpitaux, ce qui permettra de porter de 5.000 à 7.500 le nombre de lits en soins intensifs.

Cinquième pays le plus touché, la France compte désormais 11 morts et 716 cas.

La Chine a annoncé samedi 28 nouveaux décès, portant le bilan total à 3.070 morts dans le pays, et a fait état d'une nouvelle augmentation du nombre de cas en dehors de la province du Hubei (centre), où le virus est apparu en décembre.

Dans le même temps, le nombre de contaminations confirmées en Corée du Sud a dépassé les 7.000 samedi, ce qui en fait le pays le plus touché en-dehors de Chine. Suit l'Iran, où 21 nouveaux décès et 1.076 infections au cours des dernières 24 heures ont été recensés, portant le total à 145 morts et 5.823 contaminations.

L'île de Malte a annoncé une première contamination samedi, alors que l'archipel des Maldives détectait ses deux premiers cas parmi le personnel d'un hôtel de luxe sur une île à 150 km de la capitale Malé.

Aux Etats-Unis, l'expansion de l'épidémie inquiète: le virus a été détecté sur 21 personnes à bord du Grand Princess, un navire de croisière maintenu au large de la Californie, après la découverte de symptômes chez certains de ses 3.533 passagers et membres d'équipage, selon le vice-président américain, Mike Pence.

Deux personnes sont par ailleurs mortes du coronavirus en Floride, les premières victimes américaines en dehors de la côte ouest, ont annoncé les autorités sanitaires de cet Etat du sud-est des Etats-Unis.

- Effondrement des exportations chinoises -

En Chine, une trentaine de personnes étaient samedi soir bloquées sous les décombres d'un hôtel réquisitionné comme lieu de quarantaine et qui s'est effondré dans la province du Fujian, dans l'Est du pays.

La propagation du virus a été en partie contenue dans la province du Hubei, épicentre de l'épidémie, grâce à la mise en quarantaine de quelque 56 millions de personnes depuis fin janvier.

Les nouvelles contaminations de personnes y sont en baisse depuis plusieurs semaines: la province a annoncé samedi 74 nouveaux cas, soit le nombre quotidien le plus faible depuis son isolement par cordon sanitaire.

La région pourrait bientôt être rouverte, a laissé entendre vendredi le gouvernement, alors que le régime communiste fait l'objet d'une contestation inhabituelle de la part des habitants confinés manquant de vivres et à bout de patience.

Cependant, 24 cas de coronavirus "importés" ont été également recensés samedi à travers la Chine, ce qui laisse redouter une nouvelle hausse des contaminations dans le pays à l'unisson d'une accélération de l'épidémie à l'échelle mondiale.

Les inquiétudes sur l'impact économique de l'épidémie en Chine, où l'activité reste en grande partie paralysée, ont été aiguisées samedi par l'annonce d'un effondrement de 17,2% sur un an des exportations du pays en janvier et février.

De quoi attiser les préoccupations sur la croissance mondiale, dont le géant asiatique est un moteur crucial.

Alors que l'angoisse sur les places boursières grandit, le président américain Donald Trump s'était voulu rassurant vendredi, convaincu que les marchés allaient "rebondir": il a appelé la Fed à baisser ses taux pour stimuler l'économie.

- Evenements annulés -

Reflet de l'inquiétude des autorités, événements sportifs et rassemblements continuent cependant de faire l'objet d'annulation ou report : le marathon de Barcelone prévu le 15 mars se tiendra finalement 25 octobre. La Hongrie a annulé la célébration de la fête nationale, prévue le 15 mars à Budapest.

Aux Etats-Unis, la NBA a demandé aux franchises qui la composent de se préparer à l'éventualité de disputer des matches à huis clos, selon ESPN, une alternative jugée toutefois "impossible" par la star du baskett LeBron James, qui a menacé de ne pas jouer si des matches devaient se tenir à huis clos.

En Arabie saoudite a contrario, Ryad a décidé de rouvrir l'esplanade entourant la Kaaba, lieu le plus saint de l'islam situé au coeur de la Grande mosquée de La Mecque. Le petit pèlerinage (la Omra) reste lui suspendu.

De leur côté 13 pays ont fermé leurs établissements scolaires: 300 millions d'élèves dans le monde sont privés d'école pour plusieurs semaines.

Nombre de pays prennent des mesures d'interdiction de territoire ou de quarantaine pour des voyageurs provenant de pays touchés. Au moins 36 pays ont déjà imposé une interdiction totale d'entrée aux personnes arrivant de Corée du Sud, selon Séoul, et 22 autres ont pris des mesures de quarantaine.

La Russie a également fermé ses frontières aux voyageurs venant d'Iran.

A Bethléem, principale ville touristique dans les Territoires palestiniens, les autorités ont empêché l'entrée et la sortie de touristes après la découverte de 16 cas de coronavirus en Cisjordanie, où l'état d'urgence sanitaire a été déclaré.

Pour l'Organisation mondiale du tourisme, le nombre de touristes dans le monde devrait baisser de 1 à 3% en 2020, soit une perte "de 30 à 50 milliards de dollars".

Dans le monde, les populations se ruent sur les masques, désinfectants, gants ou combinaisons, seuls remparts connus contre le virus.

Toutes les actualités

A Washington, des manifestations émouvantes pour réclamer justice et équité

Des manifestants couchés à même le sol devant la police, au Capitole, le 3 juin 2020, en signe de solidarité. (Photo: Nanythe Talani)

Des centaines de personnes ont manifesté mercredi à Washington pour crier leur ras-le-bol contre les brutalités policières à l’égard des minorités et exiger aussi la fin d’un système qui maintient ces dernières dans la précarité sur les plans social, économique, sanitaire et éducatif.

Il fait 26 degrés celsius en cette matinée du 3 juin 2020 à Washington, D.C., la capitale des États-Unis. La journée s’annonce chaude. Il y a exactement neuf jours depuis que l’Afro-Américain George Floyd est mort asphyxié par un policier blanc à Minneapolis dans le Minnesota, à plus de 1.782 km de Washington.

Pourtant rien n’entame la détermination des habitants de cette ville et ses environs à continuer à battre les pavés pour poursuivre leurs protestations contre les préjugés raciaux. Certains parents ont emmené leurs jeunes enfants.

“Je suis venue pour montrer ma solidarité. C’est important, même si je suis en train de protester contre quelque chose que je ne vais peut-être pas expérimenter. Participer à une revendication politique comme celle-ci est un grand privilège”, explique Sophie, de race blanche, qui étudie le théâtre et la psychologie dans une université dans le Michigan et qui aimerait aussi devenir activiste pour défendre des causes socio-politiques.

Protestation et pancartes

Les marcheurs brandissent des pancartes qui en disent long sur leur présence en ces lieux, malgré la chaleur qui fait déjà suer quelques uns. Certaines pancartes affichent les noms de nombreuses personnes mortes entre les mains de la police. D’autres ont écrit des slogans comme le légendaire “Black lives matter” (La vie des Noirs compte), “Desarm hate” (Désarmez la haine); “Silence is violence” (Le silence est une forme de violence) ou encore les derniers mots de George Flyod: “I can’t breathe” (Je ne peux pas respirer).

Les manifestants blancs affichent des messages qui expriment leur soutien à une cause qui touche prioritairement les Noirs.

Sophie, la jeune étudiante, pense que “les Blancs qui jouissent des privilèges doivent se positionner physiquement entre les policiers et ceux qu’ils brutalisent, parce que nous ne serons pas brutalisés au même degré”, explique-t-elle.

Les Hispaniques, qui font aussi partie des minorités subissant quasiment le même sort que les Afro-Américains, ne sont pas en marge du combat. On peut lire sur leurs pancartes: “Eres mi otro yo” (Tu es mon autre moi) ou “Tu pelea es mi pelea” (Ton combat, c’est mon combat).

Au-delà des violences de la police

Partie de Freedom Plaza, sur Pennsylvania Avenue à un jet de pierre de la Maison Blanche, la foule constituée d’environ un millier de personnes, selon les organisateurs, prend la direction de Capitol Hill, siège du Congrès. Des policiers encadrent la marche afin d’éviter des débordements qui ont déjà conduit à des casses de vitrines dans la ville et à des scènes de pillage et de violence dans plusieurs villes américaines lors des différentes marches.

Cependant, cette foule dans la rue, qui rassemble des Noirs, des Blancs, des Hispaniques et des Asiatiques, a des préoccupations plus nobles et des ambitions d’un changement positif de leur société. Elle ne revendique plus seulement l’arrêt des brutalités policières visant les Noirs. Elle réclame désormais le changement profond d’un système qui accorde des privilèges aux Blancs et précarise la vie des minorités ethniques.

Je ne suis pas venu seulement pour George Floyd, car ce n’est pas le premier Noir tué par la police. Je suis venu pour exprimer mon ras-le-bol contre le système”, affirme Josh, un natif de Washington, la trentaine. Il s’apprête à rejoindre les forces armées américaines en octobre.

Comme on pouvait s’y attendre, une horde de policiers est déployée autour du Capitole. C'est là même que siègent ceux et celles qui détiennent la clé du changement voulu par ces hommes, ces femmes et ces quelques enfants venus de partout, unis pour défendre une cause devenue une préoccupation nationale et une question qui transcende les limites raciales.

Des policiers solidaires

Entre les chants et les cris de revendications, les protestataires se couchent à même le sol, ou s’agenouillent pendant plusieurs minutes, pour honorer la mémoire des Afro-Américains et d'autres minorités ayant succombé sous la main de la police.

Pour montrer leur solidarité avec les manifestants en quête de justice sociale et pour se désolidariser de leurs collègues qui brutalisent les minorités, quelques policiers, Blancs et Noirs, mettent leurs genoux à terre, pendant quelques minutes.

Ces protestations changeront-elles quelque chose à la situation des minorités?

Alicia Forda, venue de Columbus dans l’Ohio, veut bien y croire: “Je suis ici pour que mon frère, mon père, mon fils, mon oncle, mon ami ne marchent plus dans la rue avec la peur d’être tués par la police”, explique-t-elle. Et d'ajouter: “Je veux que les miens se sentent en sécurité dans ce pays que nos ancêtres ont bâti. Je suis aussi ici pour que nous, les Noirs, soyons libérés de ces oppressions”.

La revue The Lancet désavoue une étude sur l’hydroxychloroquine

La revue The Lancet désavoue une étude sur l’hydroxychloroquine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:11 0:00

Affaire George Floyd: des critiques de tous les coins du monde

Affaire George Floyd: des critiques de tous les coins du monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:19 0:00

Mort de Georges Floyd: l'auto-critique de l'ambassadeur américain en RDC

Mike Hammer, ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, RDC, le 24 décembre 2018. (Facebook/Henri Mova)

"Le racisme est inacceptable, nous devons faire mieux" a écrit mercredi l'ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo, Mike Hammer, dans une longue déclaration sur la mort de George Floyd où il cite Martin Luther King.

"Le système a échoué à protéger un de nos citoyens comme il l'a trop souvent fait à l'égard de tant d'Afro-Américains", ajoute l'ambassadeur dans sa déclaration sur son compte Twitter, reprise sur le compte de l'ambassade américaine.

"Je partage votre peine, je partage votre colère, je partage votre indignation concernant cette mort et je partage votre désir de justice", ajoute-t-il aux nombreux Congolais choqués qui l'ont interpellé sur les réseaux sociaux.

"Une injustice où qu'elle soit menace la justice partout", poursuit-t-il, affirmant citer le leader des droits civiques Martin Luther King, assassiné en 1968.

"Quand nous, en tant qu'Américains, dévions des idéaux de liberté et d'égalité qui ont fondé notre nation, nous devons nous engager (...) à identifier nos failles, à corriger notre trajectoire", ajoute le représentant de Donald Trump, qui plaide régulièrement pour la lutte contre l'impunité et la corruption en RDC.

"Alors que nous nous efforçons de parfaire notre démocratie américaine et d'atteindre nos idéaux, nous continuerons de rechercher le même engagement de la part de nos amis et de nos partenaires dans le monde entier", conclut ce fervent soutien des réformes amorcées par le nouveau président congolais Félix Tshisekedi.

George Floyd, un homme noir de 46 ans, est décédé le 25 mai à Minneapolis (États-Unis) en répétant "I can't breathe" ("Je ne peux pas respirer"), gisant par terre, menotté et avec le cou sous le genou d'un policier dont les collègues sont restés passifs. Les autopsies ont confirmé que la mort était due à la pression au niveau de son cou.

Depuis lors, un mouvement de colère contre le racisme et les brutalités policières s'est propagé à travers les États-Unis et le monde.

New York prolonge son couvre-feu et refuse de faire appel à la Garde nationale

Des agents de police de New York dans le quartier de Brooklyn à New York, mardi 28 avril 2020. (Todd Maisel via AP)

Le couvre-feu décrété lundi à New York va être prolongé jusqu'au 7 juin, a annoncé mardi le maire de New York Bill de Blasio après une série de pillages, tout en refusant de déployer la Garde nationale dans la capitale économique américaine comme réclamé par Donald Trump.

Cette mesure exceptionnelle sera en vigueur de 20h00 à 05h00 du matin, a précisé le maire, après que le coeur de Manhattan et certains quartiers du Bronx eurent été le théâtre de nombreuses scènes de pillage lundi soir, au premier jour du couvre-feu.

De nombreux commerces ont été vandalisés, dont le grand magasin emblématique Macy's.

"Des intrus ont pénétré dans le magasin, (..) la police est intervenue et à ce stade les dégâts sont limités", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la chaîne.

Au vu de ces images largement relayées sur les réseaux sociaux, le président Donald Trump, qui lorsqu'il habitait New York vivait sur la 5e Avenue, tout près de certains magasins ciblés lundi, a appelé dans un tweet la ville à "agir vite" et à "appeler la Garde nationale".

Plusieurs villes à travers le pays ont déjà appelé ces soldats en renfort après les manifestations contre les brutalités policières contre les Américains noirs qui embrasent le pays depuis une semaine, après la mort de George Floyd aux mains d'un policier blanc à Minneapolis.

Mais M. de Blasio a estimé que la ville n'en avait "pas besoin" grâce à ses plus de 36.000 policiers, soit les effectifs policiers municipaux les plus importants du pays, mieux préparés selon lui à ce genre de situations.

"Nous allons prendre des mesures immédiatement pour rétablir l'ordre et le calme", a-t-il assuré. "Je sais que nous allons surmonter cela, nous allons avoir quelques jours difficiles mais nous allons y arriver".

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a de son côté jugé "inexcusables" les pillages de lundi soir, et estimé que le maire et la police n'avaient "pas fait leur travail".

"Je pense que le maire sous-estime l'ampleur et la durée du problème, je ne pense pas qu'ils aient utilisé suffisamment de policiers pour y répondre", a déclaré lors d'un point de presse M. Cuomo, dont les rapports avec le maire sont notoirement difficiles.

Le gouverneur a cependant refusé d'imposer un déploiement de la Garde nationale à New York, soulignant que cela impliquerait de suspendre le maire et que cela ne ferait qu'"empirer la situation".

Entré en vigueur lundi à 23h00, le couvre-feu new-yorkais a été avancé et commence désormais dès 20h00.

Voir plus

XS
SM
MD
LG