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Le Conseil de sécurité de l'ONU discutera jeudi de la Birmanie

  • VOA Afrique

Une réfugiée rohingya et sa fille au Bangladesh, le 3 décembre 2016.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira jeudi pour évoquer les violences en Birmanie et la crise liée au sort de la minorité musulmane Rohingya, ont assuré lundi des diplomates sous couvert d'anonymat.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adressera au Conseil lors de cette réunion réclamée par sept pays dont la France et les Etats-Unis.

Les Nations unies ont plusieurs fois dénoncé une "épuration ethnique" menée par la Birmanie, provoquée par de vastes opérations militaires dans l'ouest et justifiées par les autorités birmanes comme une réaction aux violences initiées par des extrémistes musulmans.

Le président français Emmanuel Macron a même évoqué la semaine dernière un "génocide", tandis que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a parlé de "terrorisme bouddhiste".

Ces violences ont provoqué un exode massif de plusieurs centaines de milliers de Rohingyas vers le Bangladesh. Quelque 800.000 d'entre eux y sont désormais réfugiés, selon la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, qui a demandé jeudi dernier à la tribune des Nations unies une "mission de l'ONU en Birmanie" et la création "de zones sûres" dans ce pays.

La Grande-Bretagne, l'Egypte, le Kazakhstan, le Sénégal et la Suède sont les autres pays qui ont demandé la tenue de la réunion prévue jeudi.

La minorité Rohingya, une communauté d'environ 1,1 million de personnes, est discriminée depuis des années en Birmanie où la citoyenneté est notamment refusée à ses membres.

La dirigeante birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi fait l'objet de pressions diplomatiques accrues depuis quelques semaines sur cette question.

Mardi dernier, elle avait assuré que la Birmanie était "prête" à organiser le retour des plusieurs centaines de milliers - 410.000 selon elle - de Rohingyas réfugiés au Bangladesh, se disant "profondément désolée" pour les civils "pris au piège" de la crise.

Avec AFP

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