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Moyen-Orient

Le chef de la diplomatie iranienne en visite en Chine vendredi

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'exprime devant la Asia Society à New York, mercredi 24 avril 2019.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, se rendra en Chine vendredi pour discuter de "questions régionales et internationales" avec de hauts responsables chinois, a rapporté jeudi l'agence officielle iranienne Irna.

La visite survient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran et sera l'occasion, selon Irna, de parler notamment de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement il y a un peu plus d'un an.

Avec l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et la Russie, la Chine est l'un des partenaires de l'Iran encore parties à cet accord après le retrait des Etats-Unis.

Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, où elle dispose d'un droit de veto, la Chine est aussi un des principaux importateurs de pétrole iranien.

Fin avril, Pékin avait "fait part de sa ferme opposition à la mise en œuvre de sanctions unilatérales par les Etats-Unis", susceptibles de viser ses achats de pétrole iranien.

Le président américain Donald Trump avait annoncé quelques jours plus tôt avoir décidé de mettre fin, à compter du 2 mai, aux dérogations qui permettaient encore à huit marchés (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d'importer du brut iranien sans s'exposer aux sanctions extraterritoriales américaines contre l'Iran.

Face à la campagne de "pression maximale" de Washington à son encontre, l'Iran espère pouvoir continuer de vendre son pétrole à ses principaux clients, notamment en Chine, et n'a pas caché son intention d'user de moyens détournés pour le faire.

En réponse au retrait américain de l'accord sur le nucléaire, l'Iran a annoncé le 8 mai s'affranchir de deux des engagements pris au titre de ce pacte.

Pékin avait alors appelé "toutes les parties en présence à faire preuve de retenue, à renforcer le dialogue et à éviter une escalade des tensions", jugeant que "maintenir et appliquer l'accord (était) de la responsabilité de toutes les parties".

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Une femme à la Cour suprême pour la première fois au Pakistan

La juge Ayesha Malik a prêté serment le 24 janvier 2022. Elle est la première femme nommée à la Cour suprême, qui compte 16 homme.

Une femme a été nommée à la Cour suprême, une première au Pakistan. Ayesha Malik a prêté serment ce lundi à Islamabad. Elle siègera aux côtés de 16 hommes au sein de l'instance judiciaire.

Le premier ministre Imran Khan l'a félicitée sur Twitter, tout en lui souhaitant bonne chance à son nouveau poste.

L'avocate et militante des droits des femmes, Nighat Dad, a estimé que c'etait "une énorme avancée" pour le système judiciaire pakistanais.

Une autre avocate et militante, Khadija Siddiqi, pense que sa nommination "permettra à d'autres femmes d'avancer", et a dit espérer que cela mènera à des décisions de justice en faveur de celles-ci dans l'avenir.

Ayesha Malik, qui a étudié à l'Université Harvard aux Etats-Unis, a été juge à la Haute cour de Lahore pendant 20 ans.

Dans cette juridiction de la province du Pendjab, on lui attribue d'avoir contribué à faire évoluer des mœurs judiciaires encore très patriarcales.

L'an passé, elle y a interdit un test de virginité, qui est censé permettre d'éclairer le passé sexuel des victimes de viols.

Ce test décrié peut souvent faire basculer un dossier en défaveur des victimes, ainsi facilement discréditées. Il est particulièrement traumatisant pour celles-ci, également soumises à une forte stigmatisation sociale qui les empêche souvent de se marier après un viol.

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Comment se fait-il que tant de personnes vaccinées attrapent le coronavirus ?

Un agent de santé prépare une dose de vaccin Johnson and Johnson à Lesbos, en Grèce, le 15 décembre 2021.

Pourquoi tant de personnes vaccinées contractent-elles le coronavirus ces derniers temps ?

Plusieurs facteurs sont en jeu, à commencer par l'émergence de la variante omicron, très contagieuse. La variante omicron est plus susceptible d'infecter les gens, même si elle ne les rend pas très malades, et son apparition a coïncidé avec la période des voyages de vacances dans de nombreux pays.

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Les gens peuvent penser (à tort) que les vaccins anti-COVID-19 bloquent complètement l'infection. Ce n'est pas le cas: les vaccins agissent principalement pour prévenir des cas de maladie grave, explique Louis Mansky, un chercheur qui travaille sur les virus à l'université du Minnesota.

Et les vaccins sont toujours efficaces à cet égard, en particulier pour les personnes qui ont reçu des rappels.

Deux doses des vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna ou une dose du vaccin Johnson & Johnson offrent toujours une forte protection contre les maladies graves dues à l'omicron. Si ces doses initiales ne sont pas très efficaces pour bloquer une infection par le variant omicron, les rappels - en particulier avec les vaccins Pfizer et Moderna - augmentent les niveaux d'anticorps pour aider à combattre l'infection.

Omicron semble se répliquer beaucoup plus efficacement que les variantes précédentes.

Et si les personnes infectées ont une charge virale élevée, il est plus probable qu'elles transmettent le virus à d'autres, en particulier aux personnes non vaccinées. Les personnes vaccinées qui contractent le virus ont plus de chances de présenter des symptômes légers, voire aucun, car les injections déclenchent de multiples défenses dans le système immunitaire, ce qui fait qu'il est beaucoup plus difficile pour omicron de les contourner toutes.

Les consignes concernant les gestes salutaires n'ont pas changé. Les médecins conseillent de porter des masques à l'intérieur, d'éviter les foules et de se faire vacciner et si possible prendre une dose de rappel. Même si, au final, les vaccins ne vous empêcheront pas toujours d'attraper le virus, ils vous permettront de rester en vie et d'éviter un séjour à l'hôpital.

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