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Le chef de la diplomatie égyptienne se rend en Israël pour une rare visite

Le ministre des affaires étrangères egyptienne Sameh Choukri et son homologue français Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence interministérielle sur le conflit israélo-palestinien, à Paris le 3 juin 2016.

Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukry, se rend dimanche en Israël pour la première visite à un tel niveau depuis neuf ans, durant laquelle il rencontrera le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont annoncé les deux pays.

M. Choukry aura un "entretien approfondi" avec M. Netanyahu sur la reprise des négociations israélo-palestiniennes, a indiqué le ministère égyptien dans un communiqué.

Ils vont étudier les "mesures de confiance" à promouvoir afin de "créer un environnement favorable à la reprise des négociations directe" entre les deux parties "dans le but de parvenir à une solution durable et juste", a-t-il précisé.

Le ministre égyptien s'est rendu à Ramallah, le 29 juin, pour y rencontrer des responsables palestiniens, selon son ministère.

M. Netanyahu s'est pour sa part déclaré "heureux" de la première visite d'un chef de la diplomatie égyptienne en Israël depuis 2007, lors du conseil des ministres hebdomadaire.

"Je vais le rencontrer cet après-midi puis de nouveau ce soir", a affirmé M. Netanyahu dont les propos ont été diffusés par la radio publique. "Cette visite est importante pour plusieurs raisons: elle reflète le changement intervenu dans les relations entre l'Egypte et Israël qui s'est notamment traduit par l'appel important du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour faire avancer le processus de paix avec les Palestiniens et les pays arabes", a-t-il ajouté.

En mai, le président égyptien s'était dit prêt à aider à relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, actuellement au point mort.

M. Sissi avait précisé qu'une paix durable entre Israéliens et Palestiniens permettrait de réchauffer les relations entre son pays et Israël.

L'Egypte est devenue en 1979 le premier pays arabe -et l'un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie- à avoir signé un accord de paix avec Israël. Les relations entre les deux pays restent toutefois un sujet sensible dans l'opinion publique et les médias égyptiens.

Une trentaine de ministres et représentants de pays arabes et occidentaux, de l'ONU et de l'UE, s'étaient réunis début juin à Paris pour soutenir une initiative française visant à organiser une conférence internationale avec les Israéliens et les Palestiniens d'ici la fin de l'année.

Avec AFP

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington fait appel de la décision de l'OMC face à la Chine

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase 1" de l'accord commercial américano-chinois à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS / Kevin Lamarque

Washington a fait appel auprès de l'Organisation mondiale du commerce de sa condamnation sur les taxes douanières punitives imposées à la Chine au début de la guerre commerciale entre les deux grandes puissances.

Les Etats-Unis en ont fait l'annonce lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'organisation basée à Genève, a indiqué un porte-parole de l'OMC.

Washington avait été condamné le 15 septembre par l'ORD. Ce cas, porté par Pékin devant l'OMC en 2018, concerne une première tranche de droits de douane imposés par l'administration Trump sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.

Dans son jugement rendu à la mi-septembre, l'ORD stipulait que "les mesures en cause sont incompatibles" avec divers articles du GATT (ancêtre de l'OMC), et recommandé "que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations".

Réagissant au verdict de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'administration Trump avait jugé l'organisation "totalement inadéquate" pour mettre fin aux pratiques commerciales de la Chine, jugées déloyales.

Ce jugement était très attendu dans la mesure où il s'agit d'un des premiers verdicts de l'OMC portant sur la guerre commerciale.

En règle générale, l'organe d'appel de l'OMC dispose de trois mois pour rendre son rapport. Toutefois, l'organe d'appel, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnel depuis décembre 2019 faute de magistrats en nombre suffisant.

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