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Le chef de l'ONU réaffirme être prêt à aider résoudre la crise au Venezuela

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, au siège des États-Unis, le 5 octobre 2018. (Archives)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé lundi être prêt à servir d'intermédiaire pour négocier une solution à la crise politique au Venezuela, durant un entretien avec le ministre vénézuélien des Affaires étrangères.

M. Guterres a rencontré le chef de la diplomatie vénézuélienne Jorge Arreaza à New York, à la demande de Caracas, alors que perdure la crise politique entre le président Nicolas Maduro et le leader de l'opposition Juan Guaido.

"Le secrétaire général a réaffirmé que son offre de bons offices aux deux parties était toujours valable pour mener des négociations sérieuses afin d'aider le pays à sortir de l'actuelle impasse au bénéfice du peuple du Venezuela", a dit le porte-parole de l'ONU, Stephane Dujarric.

M. Guterres veut avoir l'accord des deux parties avant de passer à l'action. Selon des diplomates de l'ONU, le gouvernement de Nicolas Maduro est prêt à de tels pourparlers mais il n'est pas encore clair quelle est la position de Juan Guaido.

Chef du Parlement vénézuélien, M. Guaido, s'est proclamé le 23 janvier président par intérim du Venezuela et a depuis été reconnu ou soutenu par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis. Il a déclaré le président Maduro un "usurpateur" en raison de sa réélection contestée, à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Washington a proposé au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution appelant le Venezuela à faciliter une aide humanitaire internationale et à s'engager vers un scrutin présidentiel. Le texte a suscité une contre-proposition de la Russie, un des alliés du pouvoir chaviste avec la Chine, la Turquie et l'Iran.

Le Venezuela est confronté à une grave crise économique marquée d'une hyperinflation ainsi que de pénuries de médicaments et de vivres. Selon l'ONU, 2,3 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays depuis 2015, fuyant la pire crise économique de l'histoire récente du pays pétrolier.

Avec AFP

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Le nouveau président du Pérou réforme la police et évince 15 généraux

Francisco Sagasti, président par intérim du Pérou, à Lima, le 16 novembre 2020 (AFP)

Le nouveau président du Pérou, Francisco Sagasti, a ordonné une réforme de la police, en a changé le dirigeant et évincé 15 généraux, en réponse à la répression violente de manifestations menée par le gouvernement antérieur.

"J’ai pris la décision de nommer le général César Augusto Cervantes nouveau commandant de la police", a annoncé lundi à la télévision le dirigeant par intérim du pays, le centriste Francisco Sagasti, six jours après avoir accédé au pouvoir en remplacement du gouvernement éphémère de Manuel Merino.

Le général Cervantes remplace le général Orlando Velasco, qui était à la tête de la police depuis le 7 août. Ce dernier n'avait pourtant pas été tenu responsable de la répression violente des manifestations de la mi-novembre, parce qu’il était en congé de maladie.

Quinze généraux de la police ont été mis à la retraite, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Ruben Vargas, à la radio RPP. "Nous voulons une police qui continue à défendre la démocratie, les droits fondamentaux, qui nous rende la sécurité", a commenté le ministre.

Une mission de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains s’est rendue à Lima pour obtenir des informations sur la répression policière des manifestations contre le précédent président, Manuel Merino, qui avait abouti à la mort de deux jeunes protestataires de 22 et 24 ans, le 14 novembre à Lima.

L’utilisation de fusils tirant des plombs de chasse et des billes de verre avait également fait une centaine de blessés dans la capitale. Des cas de sévices sexuels avaient été rapportés, sur des femmes détenues dans des postes de police.

Des enquêtes sont en cours pour établir les responsabilités.

Francisco Sagasti est devenu le 17 novembre le nouveau chef de l'Etat par intérim, avec la tâche de mettre fin à la profonde crise politique qui secoue ce pays sud-américain et de le conduire aux élections générales d'avril 2021.

Il est le troisième à occuper ce poste en un peu plus d'une semaine.
Le 9 novembre, les députés avaient voté la destitution du populaire président Martin Vizcarra (centre-droit) pour des soupçons de corruption lorsqu'il était gouverneur en 2014.

Le chef du Parlement, l'opposant Manuel Merino, avait pris les rênes du pays, provoquant la colère de milliers de manifestants qui dénonçaient ce qu'ils considéraient comme un "coup d'Etat" parlementaire.

Après cinq jours de manifestations violemment réprimées, M. Merino, lâché par la classe politique, avait finalement démissionné.

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Décès du premier maire noir de New York à 93 ans

L'ancien maire de New York, David Dinkins, assiste au discours du gouverneur Andrew Cuomo sur l'état de l'État dans le bâtiment One World Trade Center de New York, le lundi 9 janvier 2017.

Le premier et unique maire noir de New York, David Dinkins, est décédé à l'âge de 93 ans, ont rapporté mardi les médias américains.

Ce démocrate avait été maire de New York de 1990 à 1993 après l'avoir emporté face à Rudy Giuliani et Edward Koch.

Son mandat avait été marqué par des troubles à caractère racial et antisémite, notamment en 1991 à Crown Heights, dans l'arrondissement de Brooklyn, et la mort d'un étudiant juif.

David Dinkins, qui avait hérité d'une ville frappée par le racisme, la pauvreté et la violence, avait essuyé à l'époque de nombreuses critiques pour son incapacité présumée à assurer ses fonctions.

Né en 1927 à Trenton, dans le New Jersey (nord-est), il est décédé de mort naturelle à son domicile moins de deux mois après le décès de son épouse Joyce, a rapporté le New York Times.

David Dinkins avec Hillary Clinton.
David Dinkins avec Hillary Clinton.

Dans une ville sous tension, en avril 1989 cinq jeunes avaient été accusés à tort pour le viol et les blessures infligées à une joggeuse blanche de 28 ans, Trisha Meili, à Central Park. Ils avaient porté plainte contre la ville de New York et obtenu réparation.

Quelques mois plus tard, un adolescent noir, Yusuf Hawkins, avait été tué par un groupe de jeunes blancs à Brooklyn.

Un million de New-Yorkais recevaient à l'époque des allocations pour survivre et un millier de meurtres étaient enregistrés chaque année à New York. Le crack avait débarqué dans la ville et faisait des ravages.

David Dinkins a été à la tête de l'une des mairies les plus ouvertes de l'histoire de New York, incluant de nombreuses femmes, le premier Portoricain à la tête des pompiers de la ville et un psychiatre noir ouvertement homosexuel comme responsable de la santé mentale.

Connu pour ses costumes raffinés et sa politesse, M. Denkins était considéré "trop gentil" pour tenir et diriger une ville comme New York.

Défait aux élections municipales par Rudy Giuliani après un seul mandat, M. Dinkins avait déclaré: "Mes amis, nce que nous avons fait a été historique. Personne ne peut nous l'enlever".

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Nouvelles manifestations anti-racisme au Brésil

Funérailles de João Alberto Silveira Freitas à Porto Alegre au Brésil, 21 novembre 2020.

Plusieurs manifestations anti-racistes ont eu lieu dimanche au Brésil devant des magasins du groupe Carrefour, pour protester contre la mort d'un homme noir roué de coups jeudi par des vigiles blancs dans un supermarché à Porto Alegre.

À Rio de Janeiro, une centaine de manifestants étaient réunis dans un centre commercial où se trouve un de ces supermarchés du groupe français, ont constaté des journalistes de l'AFP.

D'autres manifestations ont rassemblé plusieurs dizaines de personnes réclamant le boycott de Carrefour, notamment à Salvador de Bahia (nord-est), ou à Santos (sud-est). D'autres rassemblements de ce type avaient eu lieu vendredi et samedi.

Sur les pancartes des manifestants à Rio, on pouvait lire "Carrefour assassin" ou "Les vies noires comptent", slogan du mouvement Black Lives Matter, qui a organisé les manifestations de masse après la mort de George Floyd, Américain noir mort sous le genou d'un policier blanc.

Au Brésil, Joao Alberto Silveira Freitas, 40 ans, a été tabassé à mort jeudi soir par deux agents de sécurité blancs travaillant pour un sous-traitant d'un supermarché Carrefour à Porto Alegre (sud).

Les images insoutenables d'une vidéo montrant la victime frappée à coups de poing par un vigile sur le parking pendant que l'autre le tenait ont choqué le Brésil, qui célébrait vendredi le jour de la Conscience Noire.

Vendredi soir, dans une série de tweets en portugais, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a exprimé ses condoléances après cet "acte horrible" et estimé que les images étaient "insupportables".

Il a également demandé "une revue complète des actions de formation des salariés et des sous-traitants, en matière de sécurité, de respect de la diversité et des valeurs de respect et de refus de l'intolérance".

"Nous n'acceptons plus ces excuses, ils ont promis des mesures, mais on n'a encore rien vu", a dénoncé Djefferson Amadeus, de l'Institut de Défense du peuple noir, qui manifestait dimanche à Rio.

"Nous n'allons pas nous taire tant qu'on continue à tuer notre peuple, cela montre que le racisme est encore bien présent au Brésil, non seulement au supermarché, mais aussi dans les favelas (quartiers pauvres de Rio)", a renchéri Thais dos Santos, manifestante de 23 ans.

Samedi, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro a critiqué les mouvements anti-racistes, les accusant lors d'un discours au sommet virtuel du G20 de tenter d'importer au Brésil des "tensions qui ne font pas partie de son histoire".

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