Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Le Centre Carter exige la transparence du processus de publication des résultats

Martin Faylul (à gauche) et Felix Tshisekedi (à droite), candidats de l'opposition à la présidentielle du 30 décembre dernier, assistent à une réunion avec l'Union africaine (UA), à Kinshasa, le 2 janvier 2019.

Le Centre Carter à qui les autorités congolaises ont refusé l'accréditation pour les élections du 30 décembre dernier en RDC, exige la transparence dans le processus électoral dans ce pays.

L’organisation américaine exhorte, dans un message écrit, les responsables de la centrale électorale en RDC à veiller à ce que le processus se déroule de manière transparente. Elle appelle toutes les parties des élections congolaises à rester patientes pendant la compilation des résultats finaux.

"J'exhorte la Commission électorale nationale indépendante à informer le public des progrès accomplis dans la compilation des résultats des élections et à faire en sorte que les résultats définitifs reflètent la volonté du peuple congolais telle qu'elle l'a été exprimée lors des scrutins," déclare, dans le message, l'ancien président américain Jimmy Carter.

L’institution dit reconnaître l’importance des efforts de la CENI pour finaliser la compilation des résultats et comprend que cela pourrait nécessiter quelques jours supplémentaires.

La CENI a indiqué la veille (dimanche 6 janvier) qu’elle n’avait compilé que 53% des plis et a repoussé l’annonce à cette semaine sans donner de nouvelles dates. La proclamation des résultats provisoires de la présidentielle était, pourtant, attendue dimanche 6 janvier comme prévue par la CENI avant les élections du 30 janvier.

A ce sujet, le Centre Carter demande instamment à la CENI de veiller à ce que le processus se déroule de manière transparente, avec un accès sans restriction aux observateurs et aux agents des partis politiques à tous les niveaux.

"Afin de favoriser la transparence et la confiance du public, le Centre demande instamment à la CENI d'afficher les résultats au niveau des bureaux de vote sur son site internet et de sensibiliser davantage le public et de mieux communiquer sur l'état de la tabulation," écrit le centre.

Comme l’Union européenne, le Centre Carter s’est vu refuser l’accréditation de ses observateurs par les autorités congolaises.

Seuls les observateurs de l’Union africaine, des organisations africaines et les locaux ont été accrédités.

Les autorités ont tenu à organiser seules ces élections tenues après moult reports le 30 décembre denier.

Toutes les actualités

L'arrestation de l'ancien patron de la CENI irrite la société civile

L'arrestation de l'ancien patron de la CENI irrite la société civile
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:13 0:00

Mondial de hand: succès historique pour la RD Congo

Gauthier Mvumbi de la RDC tente un shoot face au portier danois,Egypte, lke 17 janvier 2021.

La République démocratique du Congo, dont l'équipe est composée majoritairement de Franco-Congolais semi-professionnels, a remporté sa première victoire dans un Mondial de handball face à l'Angola 32-31 jeudi au Caire dans les matches de classement.

L'équipe de Gauthier Mvumbi, pivot remarqué pour son physique atypique (1,95 m pour 137 kg) et sa redoutable efficacité à 6 m, a renversé le score en seconde période (13-15 à la pause) et avec, la hiérarchie face au voisin angolais, place forte du handball africain.

Mvumbi, qui évolue à Dreux, en Nationale 2 (4e division) sous les ordres du sélectionneur Francis Tuzolana, a marqué 2 buts sur 3 tentatives en 16 minutes de jeu.

Johan Kiangebeni, qui vit lui aussi en Eure-et-Loir, à Vernouillet (N1), a terminé meilleur marqueur avec 8 buts en 11 tentatives.

Les Congolais, qualifiés en tant que 7e du dernier championnat d'Afrique pour ce premier Mondial à 32 nations, contre 24 auparavant, voudront poursuivre leur progression samedi contre la Tunisie, autre référence africaine.

Les Pygmées congolais demandent une enquête après un massacre

Des survivants de la communauté pygmée Bambuti dans le petit village de Mbau Mikereba, dans la forêt de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), 31 Août 2007. epa / PIERO POMPONI

En République démocratique du Congo, des défenseurs des "peuples autochtones" ont demandé mardi aux autorités congolaises de "mener des enquêtes" après le massacre de 46 Pygmées jeudi dans l'Est, pour identifier les auteurs de cette tuerie attribuée au groupe armé des Forces démocratiques alliées.

Lors d'une conférence de presse à Kinshasa, des Pygmées et leurs alliés ont demandé à l'Etat congolais "de cerner les causes profondes de cette barbarie", parlant du "massacre de pygmées par d'autres communautés, avec la complicité des Forces démocratiques alliées (ADF)".

Les Pygmées tués jeudi en Ituri près de la province voisine du Nord-Kivu étaient des propriétaires terriens, a indiqué à l'AFP le coordonateur de la Dynamique des groupes des peuples autochtones (DGPA), Patrick Saidi Hemedi.

"Il n'y a rien qui prouve que ce sont les ADF qui ont perpétré ces massacres", a-t-il ajouté, parlant d'autres communautés voisines en "recherche de terres arables".

La tuerie a été attribuée par les autorités aux ADF, le groupe armé le plus violent parmi les dizaines encore actifs dans l'Est de la RDC.

Les ADF sont à l'origine des rebelles musulmans ougandais opposés au régime de Yoweri Museveni, qui ont fait souche dans l'Est de la RDC où ils se sont installés depuis 1995.

N'attaquant plus l'Ouganda voisin depuis des années, les ADF terrorisent les civils du territoire de Beni dans le Nord-Kivu (plus de 800 morts rien que depuis novembre 2019).

"Nous déplorons l'inertie des autorités", ont ajouté les organisateurs de la conférence de presse, en annonçant une marche jeudi à Kinshasa.

Les défenseurs des peuples autochtones ont également demandé aux autorités "d'adopter et de promulguer en urgence la loi" sur la protection des droits des Pygmées. Une loi actuellement à l'étude au Parlement.

L'Unicef plaide pour la réouverture des écoles en RDC

Des élèves à la sortie de classe, le 27 novembre 2016, au Sud-Kivu, en RDC. (VOA/Ernest Muhero)

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a appelé jeudi le gouvernement de la République démocratique du Congo à rouvrir les écoles qui ont été fermées depuis mi-décembre pour freiner la propagation du coronavirus, en forte accélération.

"Aucun effort ne doit être ménagé pour rouvrir les écoles et s'assurer que les enfants apprennent à lire, à écrire et à réaliser des calculs de base tout en développant leurs connaissances", a déclaré Édouard Beigbeder, représentant de l'Unicef en RDC, cité dans un communiqué.

L'agence "appelle le gouvernement à donner la priorité à la réouverture des écoles et à prendre toutes les mesures de prévention pour rendre les écoles aussi sûres que possible".

L'Unicef estime que "les écoles ne constituent pas le principal moteur de la propagation de la pandémie mais que leur fermeture menace directement le développement, la santé, la sécurité et le bien-être des enfants".

"Si les enfants sont exposés à une deuxième longue période de fermeture des écoles, les effets se feront sentir pendant plusieurs générations", ajoute-t-il.

La fermeture des écoles doit uniquement constituer "une mesure de dernier recours, après que toutes les autres possibilités ont été envisagées", insiste l'agence onusienne.

Les tentatives de l'AFP pour joindre le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire ou ses services n'ont pas abouti dans l'immédiat.

Mais sur Twitter, le ministre Willy Bakonga a indiqué que deux commissions mises en place par son ministère étudiaient "la question de l'enseignement à distance", assurant que "les travaux s'effectuent en tenant compte de tous les paramètres tant pédagogiques que les réalités de terrain".

En 2020, les autorités avaient fermé les écoles pendant 6 mois entre mars-septembre. Rouvertes en octobre, les écoles ont de nouveau été fermées le 18 décembre pour endiguer la deuxième vague.

La RDC a enregistre un total de 20.479 cas de Covid-19, dont 626 décès, depuis mars 2020, selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi. Le nombre de cas a augmenté exponentiellement depuis décembre.

La Guinéenne Bintou Keita prend les commandes de la Monusco

Bintou Keita, à l'époque où elle était secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix, au siège de l'ONU, le 27 février 2018.

La Mission de la paix onusienne en République démocratique du Congo (Monusco) change de patronne: c’est la Guinéenne Bintou Keita qui va en prendre les commandes à partir de février, a annoncé le Conseil de sécurité des Nations unies jeudi.

Madame Keita remplacera l’Algérienne Leila Zerrougui qui était à la tête de la Monusco depuis 27 décembre 2017.

Jusqu'à présent, la nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était sous-secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique, après avoir été adjointe aux Opérations de maintien de la paix en 2017.

Bintou Keita, 62 ans, a plus de trente ans d'expérience, particulièrement dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, et des droits de l'homme.

Elle a rejoint les Nations unies en 1989 et a occupé des fonctions au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et au Darfour en 2015 où elle a dirigé l'opération hybride Union africaine-Nations unies (MINUAD).

Par ailleurs, elle a travaillé en tant que Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

La nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était aussi Responsable de la gestion de la crise de la maladie à virus Ebola pour la Sierra Leone, cheffe de cabinet et directrice des opérations auprès de la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola de 2014 à 2015.

Mme Keita est titulaire d'une maîtrise en économie sociale qu'elle a obtenu à l'Université de Paris II, France, et d'un diplôme d'études supérieures en administration et gestion des entreprises de l'Université de Paris IX.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde reconnaissance à Leila Zerrougui pour sa contribution et ses services importants à la Monusco.

Avec 15000 casques bleus et un budget annuel de plus d’un milliard de dollars, la Monusco est l’une des plus importantes et difficiles opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Le mandat de la Monusco a été renouvelé en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU pour un an avec une amorce prudente de désengagement étalé sur plusieurs années, sans échéance de fin établie.


Voir plus

XS
SM
MD
LG