Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Amériques

Le bras droit de Guaido placé en détention provisoire dans une prison militaire au Venezuela

Juan Guaido et Edgar Zambrano, le 5 janvier 2019.

Edgar Zambrano, le vice-président de l'Assemblée nationale vénézuélienne arrêté mercredi pour sa participation au soulèvement raté du 30 avril, a été placé en détention provisoire dans une prison militaire de Caracas, a annoncé la Cour suprême vendredi.

Un tribunal "compétent en matière de terrorisme" a décidé son placement dans la prison de la police militaire du Fort-Tiuna, le principal complexe militaire de la capitale vénézuélienne, a ajouté la plus haute instance judiciaire du pays dans un communiqué.

Son avocate Lilia Camejo s'est immédiatement insurgée contre cette mesure, disant ne pas comprendre pourquoi son client avait été transféré dans une prison "de la police militaire, alors qu'il s'agit d'un civil".

"Depuis son arrestation, les droits du député (Edgar Zambrano) ont été violés. Nous n'avons pas eu accès à son dossier et nous n'avons pas pu être désignés comme ses avocats", a-t-elle expliqué à la presse.

Edgar Zambrano est le bras droit du chef de file de l'opposition Juan Guaido et vice-président du Parlement, seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition.

Il est notamment accusé de haute trahison et de conspiration pour sa participation "active" à l'appel au soulèvement contre le président Nicolas Maduro lancé par M. Guaido, qui est reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays.

Dans une vidéo diffusée le 30 avril Juan Guaido avait appelé à la rébellion, flanqué d'un groupe de soldats qui avaient tourné le dos au président vénézuélien pour le rallier.

La tentative avait fait long feu: au bout de quelques heures, 25 militaires avaient demandé l'asile à l'ambassade du Brésil et l'opposant Leopoldo Lopez, qui apparaissait aussi dans la vidéo, s'était réfugié dans celle d'Espagne.

Le soir de l'appel au soulèvement, Nicolas Maduro affirmait avoir déjoué cette "escarmouche putschiste" et annonçait que les "traîtres" seraient punis.

Aux côtés d'Edgar Zambrano, neuf autres parlementaires d'opposition ont été inculpés pour leur soutien à Juan Guaido le 30 avril. Deux d'entre eux se sont réfugiés dans la résidence de l'ambassadeur d'Italie et un troisième dans celle de l'ambassadeur d'Argentine.

Toutes les actualités

Colombie : la justice ordonne l'arrestation de l'ex-président Alvaro Uribe

L'ancien président colombien Alvaro Uribe s'entretient avec les médias à Rionegro, en Colombie, le 30 juillet 2018. REUTERS/Fredy Builes

L'ex-président colombien et actuel sénateur Alvaro Uribe, encore très influent dans son pays, a annoncé mardi sur Twitter que la justice avait ordonné son arrestation dans une affaire de manipulation de témoins contre un opposant.

"La privation de ma liberté me cause une profonde tristesse pour mon épouse, pour ma famille et pour les Colombiens qui croient encore que j'ai fait quelque chose de bien pour la patrie", a twitté l'ancien chef de l'Etat (2002-2010), un représentant de la droite dure.

Selon le journal El Espectador, c'est la première fois dans l'histoire de la Colombie qu'une telle mesure est imposée à un ancien chef d'État.

Un ancien lieutenant-colonel rwandais recherché pour avoir pris part au génocide

Un ancien lieutenant-colonel rwandais recherché pour avoir pris part au génocide
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:40 0:00

"Dette impossible" : l'Argentine obtient un sursis

Banco Central Argentina

Après plus de trois mois d'âpres négociations, le gouvernement argentin a annoncé mardi être parvenu in extremis à un accord avec ses créanciers pour la restructuration de 66 milliards de dollars de dette.

Le président argentin, Alberto Fernandez, s'est dit "très content pour le pays" et s'est félicité d'avoir pu restructurer une "dette impossible" au milieu de "la pire crise économique" et "en pleine pandémie".

"Maintenant, nous avons l'horizon dégagé vers là où nous voulons aller", a-t-il ajouté.

Les titres sous législation étrangère, objets de la négociation, représentent environ un cinquième de la totalité de la dette argentine qui s'élève à 324 milliards de dollars, soit 90% du Produit intérieur brut (PIB).

L'Argentine a finalement conclu un accord avec ses créanciers, dont trois groupes - Exchange Bondholders, Ad Hoc et Argentina Creditor Committee - qui avaient refusé fin juillet la dernière proposition du gouvernement argentin.

Il s'agit d'"un soulagement significatif" pour le pays, a souligné le ministère argentin de l'Economie dans un communiqué, alors que la date limite des négociations était fixée à mardi 21H00 GMT.

"L'Argentine ajustera certaines dates de paiement" par rapport à l'offre originale du gouvernement, ce qui implique des paiements en janvier et non en mars de chaque année comme prévu initialement, précise le communiqué.

Les discussions, en cours depuis le 20 avril, concernaient des obligations datant de 2005 et 2010, produits d'une restructuration précédente, ainsi que de nouveaux titres émis à partir de 2016.

Buenos Aires proposait notamment de payer 53,5 dollars de recouvrement pour chaque tranche de 100 dollars de la valeur nominale des obligations. Les créanciers exigeaient 56,5 dollars.

Le nouvel accord prévoit le recouvrement par les créanciers de plus de 54 dollars par tranche de 100, et améliore les délais de paiement, a expliqué une source officielle à l'AFP.

Mauvaise posture

Cette amélioration permet "de faire avancer les paiements sans céder sur le bénéfice économique", souligne l'analyste Sebastian Maril à l'AFP.

Si l'accord "éloigne les craintes d'une défaite devant les tribunaux, semblable à celle qui avait suivi le défaut de paiement de 2001, je doute qu'il suffise pour rendre soutenable la dette publique de l'Argentine à moyen et long terme", a toutefois nuancé Nikhil Sanghani, analyste au cabinet Capital Economics.

En 2001, avec un défaut historique de 100 milliards de dollars, le pays avait connu une crise sociale et économique sans précédent.

L'accord annoncé mardi est le fruit de trois mois de discussions particulièrement tendues. Les principaux créanciers avaient menacé la semaine dernière d'exercer leur droit de veto, assurant représenter plus de la moitié des détenteurs d'obligations.

Malgré les désaccords, les deux parties avaient fermement établi qu'elles désiraient éviter les conséquences d'un défaut de paiement prolongé.

L'Argentine a été déclarée en défaut de paiement le 22 mai, date à laquelle était dû le paiement d'intérêts de 500 millions de dollars sur trois des obligations faisant l'objet des discussions. Malgré le défaut, les négociations ont continué.

La semaine dernière, le pays sud-américain n'a pas non plus honoré le paiement de 600 millions de dollars d'intérêts supplémentaires sur deux autres obligations en cours de restructuration.

L'Argentine est en mauvaise posture et la marge de manoeuvre du gouvernement reste étroite : l'économie, la troisième d'Amérique latine, est en récession depuis 2018 et souffrira encore davantage cette année en raison de la pandémie de Covid-19, avec une contraction annoncée de 9,9 % du PIB, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international.

L'inflation a atteint plus 50% en 2019 et la pauvreté explose.

Le pays doit également négocier un nouveau programme avec le FMI auprès duquel il a souscrit un prêt de 57 milliards de dollars, dont 44 milliards ont effectivement été décaissés.

Autre dossier épineux pour le gouvernement, la restructuration de la dette émise sous législation nationale de 41,7 milliards de dollars, dont les paiements ont été pour l'heure différés au 31 décembre 2021.

Vaccin expérimental anti-COVID-19: le parcours d’un volontaire

Vaccin expérimental anti-COVID-19: le parcours d’un volontaire
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:50 0:00

SpaceX : les deux astronautes américains de retour sur Terre

SpaceX : les deux astronautes américains de retour sur Terre
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:16 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG