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Nigeria

Le bilan monte à 20 morts après l'effondrement d'un immeuble à Lagos

Des responsables gouvernementaux de l'Organisation standard du Nigéria examinent les matériaux utilisés dans la construction du bâtiment qui s'est effondré à Lagos, au Nigéria, le 14 mars 2019.

Vingt personnes sont mortes dans l'effondrement d'un immeuble abritant une école maternelle et primaire avec des dizaines de personnes piégées à l'intérieur, a annoncé vendredi à l'AFP le ministre de la Santé de l'Etat de Lagos, Jide Idris.

"Vingt personnes ont été tuées et 45 ont été soignées dans les différents hôpitaux" de la ville, a-t-il affirmé, sans préciser combien d'enfants se trouvaient parmi les victimes. Une quinzaine de blessés étaient toujours pris en charge "dans un état stable".

Un précédent bilan officiel faisait état de neuf morts.

Nigeria: la foule se rue autour de l'immeuble effondré à Lagos
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Le vieil immeuble abritant une école maternelle et primaire, ainsi que des appartements et des commerces, s'était écroulé subitement mercredi matin à Lagos Island, un quartier densément peuplé de la capitale économique nigériane.

Le drame a suscité une immense indignation au Nigeria, le bâtiment en question ayant été identifié comme devant être démoli depuis 2017, selon l'Etat de Lagos.

Le gouverneur de Lagos, Akinwunmi Ambode, avait affirmé mercredi que l'école était "illégale" et que les propriétaires avaient refusé de respecter l'injonction des autorités de démolir plusieurs bâtiments dans ce quartier historique.

"La plupart des bâtiments du centre-ville de Lagos sont vieux et ne répondent pas aux normes minimum", a confirmé à l'AFP l'un des principaux constructeurs immobiliers à Lagos, Alani Fasiu Amusa.

"Ils ont été construits il y a de nombreuses années avec des matériaux de mauvaise qualité et en l'absence d'ingénieurs en bâtiment qualifiés", a-t-il ajouté.

Malgré cette situation, de très nombreux immeubles abandonnés ou désaffectés de cette partie de la ville sont encore squattés de manière plus ou moins informelle par des familles ou des commerçants.

Les autorités de Lagos ont acheminé vendredi des bulldozers dans ce secteur et commencé à démolir d'autres immeubles du voisinage, afin d'éviter un autre scénario tragique.

Selon Omotayo Fakolujo, responsable de l'Agence de construction et de contrôle de l'Etat de Lagos, une centaines de bâtiments sont concernés.

Les habitants de trois immeubles avaient déjà été délogés en fin de matinée, et ont exprimé leur colère, affirmant ne pas avoir été prévenus, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

"Ils sont arrivés vers midi (11h00 GMT) sans avoir averti personne", a déclaré à l'AFP Toheeb Olasupo, un informaticien de 25 ans. "Ils étaient venus hier pour marquer les bâtiments, ça ne nous a pas laissé le temps" de s'organiser pour trouver une alternative.

Des effondrements meurtriers de bâtiments se produisent fréquemment au Nigeria, où les règles de construction sont régulièrement bafouées.

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Le harcèlement sexuel en milieu universitaire nigérian pourrait être passible de 14 ans d'emprisonnement

Le bâtiment principal de l’Université d’Abuja, le 9 juillet 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Le Sénat du Nigeria a adopté mardi un projet de loi sur le harcèlement sexuel, particulièrement dans l’enseignement supérieur, à la suite d’une enquête de la BBC qui avait révélé une mauvaise conduite de professeurs vis-à-vis des étudiantes au Nigeria et au Ghana.

Au Nigeria, il est désormais illégal pour les enseignants de faire des avances sexuelles aux étudiantes.

La nouvelle loi envoie un message clair aux auteurs de harcèlement sexuel en milieu universitaire: un professeur reconnu coupable d'avoir eu une relation sexuelle avec une étudiante pourrait être condamné à une peine pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison.

La nouvelle est bien accueillie par Rose, une étudiante qui vient de terminer son cycle d’études supérieures à l’Université de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria. "Il y a certains professeurs d’université qui harcèlent leurs étudiantes. Certains menacent les étudiantes de les faire échouer lorsqu’elles refusent de coopérer", explique-t-elle.

Zanaib, une autre étudiante au sein de la même université, se souvient de l’expérience de deux de ses camarades de promotion.

"Je n’ai jamais été harcelée mais je connais beaucoup de femmes qui sont victimes. Deux de mes amies ont été victimes de harcèlement sexuel. La première n’avait pas le choix que d’abandonner les études. On lui a dit qu’ils n’ont pas retrouvé ces dossiers d’admission donc automatiquement qu’elle n’était pas une étudiante inscrite à l’université. Auparavant, son professeur avait fait du chantage", confie la jeune dame.

Le projet de loi sera dans les prochains jours à la Chambre des représentants. S'il est adopté, il sera par la suite envoyé au président Muhamadu Buhari pour promulgation.

Cependant, Faith Nwadishi, militante de droits humains au Nigeria, s'inquiète de son application.

"Il faut aussi une volonté politique pour son application. Sinon vous allez finir par retomber sur les gens qui sont intouchables", analyse l’activiste.

Le vice-président du Sénat, Ovie Omo-Agege, soutient ce projet de loi et se veut rassurant quant à son application. "selon les termes et les provisions du projet de loi que nous venons d’adopter, il n’y aura pas de discrétion pour le jugement. Tout ce qui est demandé est de prouver que le crime a été réellement commis", précise le législateur.

Le projet de loi a été présenté à l'origine en 2016, mais n'avait pas été adopté par les deux chambres du Parlement fédéral. Il a été réintroduit à la suite d’un documentaire de la BBC qui avait provoqué l'indignation face au harcèlement sexuel des étudiantes au Nigeria et au Ghana voisin.

Par la suite, quatre professeurs d’universités pris en flagrant délit ont été suspendus, même s'ils ont toujours nié les accusations.

Le mois dernier, à la suite d'une série de viols sur mineures, des manifestations ont eu lieu à travers tout le pays. Les manifestants ont réclamé justice pour les victimes de violences sexuelles basées sur le genre.

Les sénateurs sont d'accord. "Nous devons protéger nos filles contre les prédateurs", a déclaré le président du Sénat, Ahmed Lawan, cité par le quotidien Guardian.

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