Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sénégal

Le 60e anniversaire de l'indépendance relayé au second plan

Des élèves commissaires à l’école nationale de police, à Dakar, le 4 avril 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, le 60e anniversaire de l'indépendance a été fêté dans la plus grande sobriété à cause de la pandémie du coronavirus. Les forces militaires et paramilitaires ont passé leur fête près de la population dans la lutte contre le covid-19.

C'est par une prise d'armes dans la cour d'honneur du palais de république que l'an 60 de l'indépendance du Sénégal a été célébré. L'état d'urgence sanitaire imposé par le covid-19 a privé les forces de défense et de sécurité de leur traditionnel défilé.

Le 60e anniversaire de l'indépendance dans la plus grande sobriété
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:01 0:00


Ousseynou Faye, adjudant-chef de gendarmerie à la retraite, estime que les troupes peuvent avoir un "sentiment de regret mais pas de tristesse" parce qu'avec le contexte actuel et l’évolution de la maladie ils ne peuvent que soutenir "les actions du président de la République" car l'intérêt de la nation est toujours la priorité.

L'ancien sous-officier affirme par ailleurs que les forces militaires sont "habituées" aux prises d’armes. C'est la règle à chaque fois qu’il y a un "événement qui empêche au Président d’organiser la fête au niveau national".

Même son de cloche du côté de l'adjudant-chef à la retraite Dame Diop, qui affirme que le concept armée-nation est plus que jamais de rigueur. Pour lui, les soldats vont maintenant s'adonner à un autre de leurs rôles, qui est celui de la "sensibilisation et la conscientisation sur la situation actuelle avec la maladie de coronavirus".

Distanciation sociale oblige, Dakar observe sans fanfare les 60 ans d'indépendance du #Sénégal
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:08 0:00

Du côté de la population, on se réjouit de la présence et de l'engagement des forces de défense et de sécurité dans cette lutte contre le covid-19, même si à Dakar, les premiers jours du couvre-feu ont été marqués par quelques "manquements", comme l'indique le jeune Ciré.

Il appelle les populations à plus de responsabilité car la présence des troupes sur le terrain est importante et rassurante. "La population est quand même consciente que c’est dans le bien général qu’ils sont en train de mener cette tâche et sont en train d’abattre un rôle je crois qui est exemplaire qui leur est dévolu", soutient-il. Ciré estime que l'apport des forces régaliennes est une "chose plus que normale". Pour lui, les citoyens doivent respecter cette situation et "y mettre du sien vu la situation qui est plus que grave".

Dans un monde éprouvé par la pandémie du covid-19, le Sénégal ne fait pas exception avec un calendrier complètement bouleversé. Le 4 avril, date symbole de l'indépendance, n'a pas connu de défilé cette année mais a plutôt consacré un rapprochement entre la population et les forces de défense et de sécurité déployées sur toute l'étendue du territoire dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire.

Toutes les actualités

De plus en plus de jeunes sénégalais se tournent vers le métier de livreur

De plus en plus de jeunes sénégalais se tournent vers le métier de livreur
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:44 0:00

Des centaines de Guinéens manifestent à Dakar

Des centaines de Guinéens manifestent à Dakar
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:24 0:00

"Sembene à travers l’Afrique": entretien avec le professeur Samba Gadjigo

"Sembene à travers l’Afrique": entretien avec le professeur Samba Gadjigo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:20 0:00

Exclue de la présidentielle, la diaspora guinéenne manifeste à Dakar

Des ressortissants guinéens protestent contre le scrutin, à Dakar, le 22 octobre 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Des centaines de ressortissants guinéens au Sénégal ont marché sur l’ambassade de Guinée à Dakar pour le deuxième jour d’affilée afin de protester contre la tournure de la présidentielle dans leur pays.

Dispersés à coup de grenades lacrymogènes par le groupement d’intervention de la police sénégalaise, les citoyens guinéens résidant dans la capitale sénégalaise n’ont pas dit leur dernier mot.

Privés de vote par leur gouvernement qui a décidé de ne pas organiser le scrutin sur le territoire sénégalais, ces Guinéens ne sont pas pour autant désintéressés de ce qui se passe dans leur pays.

"Cette marche n’a jamais été planifiée, c’est venu naturellement", assure Mouhamed Diallo, ex-président de l’Amicale des élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Sénégal.​ "Les gens se sont appelés après la proclamation des premiers résultats en Guinée", précise-t-il, avant d'ajouter: "les gens expriment leur ras-le-bol suite à l’injustice que nos frères subissent aussi en Guinée".

Pour le journaliste guinéen Mamadou Yaya Baldé, la Guinée semble courir droit vers le mur.

"Nous n’avons pas un État de droit, nous avons un état policier, un état violent qui a toujours brillé dans la répression", dénonce-t-il.

"L’histoire politique de notre pays et surtout sa sociologie électorale est caractérisée par la fraude, la violence et les contestations. Je pense que tout est réuni pour qu’il y ait une explosion en Guinée", tranche-t-il.

Les manifestants appellent également la Cédéao, l’Union africaine et la communauté internationale à agir, précisant que si la Guinée sombre, les pays limitrophes subiront de plein fouet l'impact.

Minute Eco: Le taux de croissance du Congo sera de 4,6% en 2020 et celui du Tchad de 5,5% en 2020

Minute Eco: Le taux de croissance du Congo sera de 4,6% en 2020 et celui du Tchad de 5,5% en 2020
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:27 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG