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Lutte contre la malnutrition au Nord-Kivu

Un enfant sur cinq souffre de malnutrition en RDC (vidéo)
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Trois agences onusiennes, le PAM, la FAO et l'Unicef ont lancé un programme pour réduire la prévalence de la malnutrition dans la zone de santé de Minova où 11 décès ont été enregistrés en 2017, a constaté le correspondant de VOA Afrique sur place.

Selon l’ONU, un enfant sur cinq souffre de la malnutrition dans les provinces de l’est de la RDC.

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La zone de santé de Minova, l’une de régions les plus touchées par ce fléau avec plus de 474.000 habitants, est située à 50 kilomètres au sud-ouest de la ville de Goma à la limite de la province voisine du Sud-Kivu.

Rebecca Kawete avec ses deux enfants souffrant de malnutrition à l'hôpital de référence de Minova, RDC, 13 Février 2018. (VOA/Charly Kasereka)
Rebecca Kawete avec ses deux enfants souffrant de malnutrition à l'hôpital de référence de Minova, RDC, 13 Février 2018. (VOA/Charly Kasereka)

A Minova, les maladies fréquentes restent le paludisme et la malnutrition.

L'année dernière, 132 cas ont été enregistrés en pédiatrie dont 11 décès, et le centre continue à recevoir d’autres patients.

Rebecca Kawete est une mère de famille d'une quarantaine d'années. Le regard perdu, tenant ses jumeaux sur le lit de l’hôpital souffrant tous deux de la malnutrition chronique, elle affirme ne plus savoir à quel saint se vouer.

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Mère de 7 enfants dont 3 présentant les symptômes de la malnutrition, elle est arrivée ici il y a quatre mois fuyant la guerre dans cette région où l’armée congolaise affronte souvent les groupes armés locaux.

"Ça fait quatre mois qu’ils présentent des signes de la malnutrition. Je pense que c’est parce je n’avais pas assez de nourriture à leur donner. Ils sont jumeaux et tous deux malades. Pour manger ici, c’est les voisins qui doivent me donner, je suis déplacée de guerre, je ne sais comment je vais payer l’hospitalisation", confie Mme Kawete.

Des patients sur leur lit à l'hôpital de référence de Minova, Nord-Kivu, RDC, le 13 février 2018. (VOA/Charly Kasereka)
Des patients sur leur lit à l'hôpital de référence de Minova, Nord-Kivu, RDC, le 13 février 2018. (VOA/Charly Kasereka)

Avec une dizaine de lits dans le pavillon pédiatrique, la majorité de patients souffrent de malnutrition et risquent d’être contaminés par d’autres maladies, s’inquiètent Dr. Jean-Paul Balega, médecin traitant à la pédiatrie ici à l’hôpital de référence de Minova.

"Nous recevons 8 à 10 cas par mois. Effectivement, l’espace ne répond pas. Vous voyez vous-même que la capacité d’accueil est très faible. Là où nous avons les enfants malnutris, c’est là où nous avons d’autres enfants qui ont d’autres pathologies", explique Dr. Balega.

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Le médecin souligne que trois causes majeures font que la malnutrition persiste dans sa zone de santé : le sevrage chez les femmes qui n'espacent pas les naissances; la culture alimentaire, étant donné que la population vend les cultures ; et, en dernier lieu, les déplacements répétés de la population suite aux multiples conflits armés dans la région.

La région possède presque tout, en termes d’alimentation, mais avec un taux de prévalence de malnutrition de 53 % au Sud-Kivu et 52 % au Nord-Kivu.

Un enfant malnutri à l'hôpital de référence de Minova, Nord-Kivu, RDC, 13 février 2018. (VOA/Charly Kasereka)
Un enfant malnutri à l'hôpital de référence de Minova, Nord-Kivu, RDC, 13 février 2018. (VOA/Charly Kasereka)

Un enfant sur 5 souffre de malnutrition chronique et toute la population reste exposée à l’insécurité alimentaire, selon l’ONU.

La Fao, l’Unicef et le Pam en RDC viennent de bénéficier de plus 3 million de dollars de la part de la coopération suisse pour des projets qui vont contribuer à réduire la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 23 mois, les femmes enceintes et celles qui allaitent leurs bébés.

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Raul Baletto du PAM en RDC soutient qu’une forte sensibilisation sur la pratique alimentaire est nécessaire dans cette région riche en produits agricoles.

La malnutrition demeure un problème majeur de santé publique et de sous-développement en République démocratique du Congo.

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Soudan: la contestation suspend les discussions avec l'armée, veut intensifier le mouvement

Sit-in devant le siège de l'armée à Khartoum, au Soudan, le 20 avril 2019. Les manifestants exigent que l'armée, qui a renversé et arrêté le président Omar al-Bashir la semaine dernière, cède immédiatement le pouvoir.

Les responsables de la contestation au Soudan ont annoncé dimanche la suspension des discussions avec les militaires, et appelé à intensifier les manifestations réclamant un pouvoir civil.

"Nous suspendons nos discussions avec le Conseil militaire" de transition, a déclaré un porte-parole des organisations représentant la contestation, Mohamed al-Amine, qui s'adressait à des milliers de personnes rassemblées devant le QG de l'armée à Khartoum.

"Nous considérons le Conseil militaire comme un prolongement du régime" de l'ex-président Omar el-Béchir, destitué le 11 avril dernier, a-t-il ajouté en appelant à "poursuivre et intensifier les manifestations jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites".

Les manifestants massés devant le QG militaire agitaient des drapeaux soudanais, et inondaient de lumière les bâtiments avec les lampes de leurs téléphones portables.

"Liberté, paix, justice" scandait la foule. "Notre révolution est civile, elle est protégée par le peuple" lançaient aussi des manifestants.

Le chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane, a fait monter la pression sur les manifestants en "condamnant le blocage de routes et la fouille de personnes sans en avoir l'autorité", lors d'une rencontre avec des officiers de haut rang. Il faisait référence aux barrages et points de contrôle établis par les manifestants aux abords du QG de l'armée.

Samedi, les dirigeants militaires et les leaders de la contestation avaient eu des discussions et convenu de les poursuivre. D'autres séries de discussions avaient également eu lieu auparavant, selon un responsable de la contestation.

Plus tôt dans la journée, le général Burhane avait affirmé à la télévision son "engagement à remettre le pouvoir au peuple", et promis que l'armée répondrait dans la semaine aux demandes des manifestants.

- Annonce "dans quelques jours" -

Il avait également indiqué que l'équivalent de 113 millions de dollars, en devise américaine, euros et livres soudanaises, avaient été saisis dans la résidence de M. Béchir. Le président déchu a été arrêté puis emprisonné après sa destitution par l'armée sous la pression de la rue.

Et le nouveau procureur général, al-Walid Sayyed Ahmed, en place depuis quelques jours à peine, a de son côté annoncé des dispositions pour contrôler les biens des hauts responsables du régime de M. Béchir et de leurs familles.

Mais ces annonces n'ont pas apaisé la foule qui campe depuis plus de deux semaines devant le siège de l'armée pour réclamer un transfert rapide du pouvoir à une autorité civile, seule à leur yeux à même de garantir une véritable transition politique.

L'annonce de la composition d'un Conseil civil censé remplacer le Conseil militaire, qui était attendue dimanche, interviendra "dans quelques jours", a indiqué un porte-parole de la contestation, Madani Abbas Madani.

La contestation au Soudan, déclenchée le 19 décembre après la décision du gouvernement Béchir de tripler le prix du pain, s'est rapidement transformée en contestation inédite contre le président déchu et plus largement du système en place.

- Aide financière de Ryad et Abou Dhabi -

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 30 juin 1989, Omar el-Béchir a dirigé d'une main de fer un pays miné par des rébellions dans plusieurs régions et est en outre accusé de graves violations des droits humains.

Sur le plan économique, le pays a aussi souffert de l'embargo imposé par les Etats-Unis en 1997, en raison notamment d'un soutien à des groupes jihadistes, et retiré 20 ans plus tard. Le Soudan demeure cependant sur la liste américaine des "pays soutenant le terrorisme."

Une délégation soudanaise va se rendre à Washington pour discuter d'un retrait du Soudan de cette liste, a déclaré dimanche M. Burhane à la télévision.

Les Etats-Unis avaient salué jeudi les premières mesures prises par les militaires, mais ont aussi appelé à une transition qui réponde davantage aux aspirations démocratiques des Soudanais.

Washington avait également annoncé la venue à Khartoum de la responsable du département d'Etat américain chargée de l'Afrique de l'Est, Makila James, "ce week-end", sans préciser qui elle y rencontrerait. Le général Burhane n'a pas fait de commentaire sur cette visite dans son interview télévisée dimanche.

Ryad et Abou Dhabi ont confirmé dimanche leur soutien au Soudan en annonçant un dépôt de 500 millions de dollars dans la banque centrale soudanaise et une somme de 2,5 milliards destinée à financer les besoins du peuple soudanais en produits alimentaires, médicaments et produits pétroliers, selon l'agence saoudienne officielle SPA, qui n'a pas précisé s'il s'agit de dons ou de prêts.

Dimanche, la valeur de la livre soudanaise s'est fortement renforcée sur le marché noir, s'échangeant à 45 livres pour un dollar contre 72 livres la semaine dernière. Le taux de change officiel est fixé à 47,5 livres pour un dollar.

Avec AFP

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