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La Turquie et Israël normalisent leurs relations après six ans de brouille

Le 24 novembre 2009, le ministre de l'économie Benjamin Ben-Eliezer s'exprime avecle ministre turc de la défense Vecdi Gonul, à Ankara, Turquie.

Israël et la Turquie ont officialisé lundi la normalisation de leurs relations après six années de brouille, un rapprochement salué par l'ONU comme un "signal d'espoir" pour le Moyen-Orient en crise.

Le retour des ambassadeurs dans les deux pays symbolisera "dans les plus brefs délais" la fin de cette crise diplomatique qui durait depuis 2010.

En annonçant les détails de l'accord, les dirigeants turcs et israéliens se sont félicités de cette normalisation entre deux pays qui étaient de proches alliés jusque dans les années 2000.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré qu'elle allait avoir "des conséquences positives" et "immenses pour l'économie" de son pays, qui recherche des débouchés pour les réserves gazières qu'il va commencer à exploiter en Méditerranée.

Un haut responsable turc a déclaré que l'accord représentait "une victoire diplomatique pour la Turquie" tandis que le nouveau Premier ministre Binali Yildirim saluait "un pas important" après "tant d'années" de préparations pour cet accord.

Le retour à des relations normales réjouit également les Etats-Unis, qui comptent sur ces deux pays alliés, la Turquie, membre de l'Otan, et Israël, pour renforcer la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a qualifié l'accord de "pas positif".

De son côté, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, en visite à Jérusalem, a vu dans l'accord "un important signal d'espoir pour la stabilité" du Moyen-Orient, plongé dans une série de conflits et de crises.

Relations dégradées

Les relations israélo-turques s'étaient progressivement détériorées au cours des années 2000, avant d'être réduites de manière drastique en 2010 en réaction à l'assaut meurtrier lancé par des commandos israéliens contre le Mavi Marmara, un navire affrété par une ONG humanitaire turque pour tenter de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Cette opération s'était soldée par la mort de 10 Turcs.

Israël avait présenté ses excuses en 2013 mais les tensions s'étaient ravivées l'année suivante avec une nouvelle offensive israélienne dans la bande de Gaza.

Afin de rassurer les Palestiniens, le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est entretenu dans la nuit avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, selon un communiqué de la présidence palestinienne. M. Erdogan a également rencontré vendredi le chef du Hamas, Khaled Mechaal, basé à Doha.

Au cours des dernières semaines, la Turquie et Israël avaient esquissé leur rapprochement, Ankara étant mu par une volonté de restaurer son influence régionale, selon des experts.

Israël s'est notamment engagé à verser 20 millions de dollars (18 millions d'euros) aux familles des dix Turcs tués lors de l'assaut contre le Mavi Marmara en 2010 en échange de l'abandon par Ankara de poursuites judiciaires contre les militaires israéliens.

Aide à Gaza

La Turquie avait posé trois conditions à une normalisation des relations: des excuses publiques pour l'assaut, des indemnisations financières pour les victimes et la levée du blocus de Gaza, contrôlée par le Hamas.

Mais M. Netanyahu a affirmé que ce blocus resterait en vigueur. "C'est un intérêt sécuritaire de haute importance pour nous. Je n'étais pas prêt à le renégocier", a-t-il déclaré à Rome où il a rencontré M. Kerry.

Selon la Banque mondiale et l'ONU, le blocus maritime, terrestre et aérien a virtuellement tué toute exportation de Gaza, mené l'économie de la petite enclave coincée entre Egypte, Israël et Méditerranée au bord du gouffre. Il prive également de mouvement la grande majorité des 1,9 million de Palestiniens de Gaza.

Mais pour Israël, ce blocus est nécessaire pour empêcher l'entrée de matériaux permettant aux groupes armés de produire leurs arsenaux artisanaux.

L'accord précise toutefois que la Turquie va acheminer vendredi "plus de 10.000 tonnes d'assistance humanitaire" depuis le port turc de Mersin (sud) vers le port israélien d'Ashdod pour les Palestiniens de la bande de Gaza, a indiqué M. Yildirim.

Selon les médias israéliens, Ankara se serait engagée à empêcher le Hamas au pouvoir à Gaza de mener des activités anti-israéliennes à partir de son territoire, mais il pourra continuer à avoir des activités diplomatiques en Turquie.

M. Netanyahu était soumis à des pressions en Israël pour ne pas signer cet accord sans que le Hamas s'engage à restituer les corps de deux soldats israéliens tués à Gaza en 2014 mais aussi à libérer deux Israéliens présumés vivants et détenus par le mouvement islamiste. M. Erdogan a accepté, selon un responsable israélien, d'apporter son aide sur cette question.
Avec AFP

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L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

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COVID-19: premiers résultats prometteurs pour les thérapies à base d'anticorps

Un technicien de laboratoire tient le médicament de traitement de la maladie à coronavirus (COVID-19), le «Remdesivir» dans les locaux d'Eva Pharma au Caire, en Égypte, le 25 juin 2020. REUTERS / Amr Abdallah Dalsh

Deux sociétés américaines, Regeneron et Eli Lilly, ont publié mercredi des résultats différents et plus ou moins concluants sur leurs traitements contre la maladie Covid-19 à base d'anticorps de synthèse, jugés prometteurs pour les patients au début de la maladie.

Regeneron a d'une part affirmé dans un communiqué de presse que des essais sur 524 patients avaient démontré que son cocktail d'anticorps dits monoclonaux, REGN-COV2, avait permis de réduire la charge virale des malades, et le besoin d'attention médicale ou d'hospitalisation, par rapport à des patients ayant reçu un placebo.

C'est ce traitement qu'a reçu le président américain Donald Trump début octobre.

Ces résultats, qui complètent des précédents sur 275 patients, n'ont pas encore été évalués indépendamment par une revue scientifique.

Le groupe Eli Lilly, qui avait publié auparavant par communiqués de presse des résultats intérimaires, a en revanche publié mercredi des résultats de l'essai de phase 2 de son propre traitement aux anticorps (LY-CoV555, aussi appelé bamlanivimab) dans la revue médicale New England Journal of Medicine.

Les données de cet essai-là sont mitigées. Un seul dosage (2.800 mg) a montré une efficacité modeste, chez des patients non hospitalisés ayant des symptômes légers à modérés.

Les deux sociétés sont soutenues par le gouvernement américain.

Regeneron a reçu plusieurs contrats, dont un à 450 millions de dollars, pour aider à fabriquer des doses à grande échelle aux Etats-Unis.

Et le gouvernement a annoncé mercredi l'achat de 300.000 doses du traitement de Lilly, mais sous un autre dosage (700 mg), pour 375 millions de dollars, avec une option à 812,5 millions de dollars pour 650.000 doses supplémentaires.

Les deux ont déposé auprès de l'Agence américaine des médicaments (FDA) des demandes d'autorisation, les traitements n'étant aujourd'hui disponibles que dans le cadre d'essais cliniques ou d'autorisations au cas par cas, comme M. Trump en a bénéficié.

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