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La sécurité renforcée des ambassades françaises en Afrique


Des véhicules de la gendarmerie burkinabè bloquent une rue à Ouagadougou le 2 mars 2018.

Aucun ressortissant français n'a été tué ou blessé dans l'attaque contre l'ambassade de France.

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La situation est "sous contrôle" à l'ambassade de France et à l'Institut français, avait précisé auparavant l'entourage du chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian.

"Les forces françaises au Burkina sont intervenues en soutien à l'action de l'armée burkinabé, elles n'ont pas pris part directement à l'action", a affirmé à l'AFP le porte-parole de l'Etat-major de l'armée française, le colonel Patrick Steiger.

Le parquet de Paris a de son côté ouvert une enquête pour tentative d'assassinats terroriste.

>> Lire aussi : Au moins 17 morts dans une attaque terroriste à Ouagadougou

Selon l'entourage du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, "la situation" était "sous contrôle" vendredi midi à 13H (locales et GMT) à l'ambassade de France et à l'Institut français.

Le président français Emmanuel Macron est "tenu informé en direct par ses équipes de l'évolution de la situation" à Ouagadougou, a indiqué son entourage.

Vendredi matin devant l'ambassade de France, un correspondant de l'AFP a entendu des échanges de tirs intenses et vu un véhicule, celui des assaillants selon des témoins, en feu sur la chaussée.

Selon des témoins, cinq hommes armés sont sortis d'une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l'ambassade de France dans le centre de la capitale du Burkina Faso.

Selon une source à l'intérieur de l'ambassade de France, cinq hommes armés auraient essayé de rentrer dans l'ambassade sans y parvenir. Ils ont alors tiré sur l'ambassade.

D'autres témoignages ont fait état d'une explosion près de l'état-major des armées burkinabè et de l'institut français, à environ un kilomètre de cette première attaque, toujours dans le centre de la capitale burkinabè.

Des photos postées par des habitants de la capitale sur Twitter montraient plusieurs épaisses colonnes de fumée noire s'élevant de plusieurs bâtiments, dont celui de l'état-major des forces armées burkinabè.

La capitale du Burkina a été ces dernières années à plusieurs reprises la cible d'attaques jihadistes visant des cibles fréquentées par les Occidentaux.

Les attaques de groupes jihadistes contre des représentants de l'État (gendarmeries, écoles notamment) sont régulières dans le nord du pays, frontalier des zones instables du Mali.

Le 13 août dernier, deux assaillants avaient ouvert le feu sur un café-restaurant hallal, le Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, faisant 19 morts et 21 blessés. L'attaque n'a pas été revendiquée.

Le 15 janvier 2016, trente personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d'un raid jihadiste contre l'hôtel le Splendid et le restaurant Cappuccino dans le centre de Ouagadougou.

L'assaut, donné par les forces burkinabè soutenues par des militaires français, avait duré une douzaine d'heures et l'attaque avait été revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islmaique (Aqmi) qui l'attribue au groupe jihadiste Al-Mourabitoune.

Le 3 février dernier, un assaillant a été tué lors d'une embuscade tendue par des hommes armés contre une patrouille de policiers à Déou, localité située dans le nord du Burkina Faso, frontalière au Mali.

Le nord du Burkina Faso est le théâtre d'attaques jihadistes depuis le premier trimestre 2015, qui ont fait 133 morts en 80 attaques, selon un bilan officiel.

Avec AFP

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