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La Russie entame son retrait militaire de Syrie, l'ONU espère un "impact positif"

Le président Vladimir Poutine

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé à des journalistes que ce retrait n'était en "aucun cas" une mesure de rétorsion des Russes face à l'inflexibilité de Bachar al-Assad.

Des bombardiers russes sont revenus en Russie mardi après l'annonce surprise de Vladimir Poutine du désengagement du gros de son contingent militaire de Syrie, dont l'ONU et les Occidentaux espèrent qu'il aura un effet positif sur les négociations de Genève.

Ce nouveau coup de théâtre orchestré par le chef de l'Etat russe, maître depuis des mois du tempo dans la crise syrienne, intervient alors que le conflit entre dans sa sixième année.

Première conséquence sur le terrain: le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a pris note de la "défaite" russe et annoncé passer à l'offensive dans les 48 heures.

A Genève, l'annonce du Kremlin a été saluée mardi par l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui a parlé de "développement significatif" et espéré un "impact positif sur l'avancement des négociations".

Le repli tactique de l'armée russe intervient alors que le problème de l'avenir du président Bachar al-Assad demeure entier, Damas restant sourd aux exigences des opposants syriens.

Pour autant, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé à des journalistes que ce retrait n'était en "aucun cas" une mesure de rétorsion des Russes face à l'inflexibilité de Bachar al-Assad.

Conformément à l'ordre donné lundi soir par Vladimir Poutine, un premier groupe de bombardiers modernes Su-34 et d'avions de transport Tupolev-154, transportant des techniciens et du matériel militaire, a quitté la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie.

Ils ont été accueillis en fanfare mardi sur une base militaire près de Voronej, dans le sud-ouest de la Russie, selon des images diffusées sur les chaînes de télévision russes.

Un vice-ministre russe de la Défense présent en Syrie, le général Nikolaï Pankov, a toutefois prévenu que l'aviation russe poursuivrait ses frappes contre des "objectifs terroristes" et assuré qu'il était encore trop tôt pour parler de "victoire contre les terroristes".

Coup de poker

Vladimir Poutine, qui a toujours la main sur l'échiquier syrien depuis l'irruption des avions russes dans le ciel syrien le 30 septembre, avait annoncé son coup de poker après avoir appelé le président Bachar al-Assad.

"La tâche qui avait été confiée à notre ministère de la Défense et aux forces armées a été globalement accomplie et j'ordonne donc au ministère de la Défense d'entamer à partir de demain (mardi), le retrait de la majeure partie de notre contingent", a déclaré lundi soir M. Poutine à la télévision .

"Néanmoins, pour permettre la surveillance de la trêve dans les combats (entrée en vigueur le 27 février), la partie russe conserve sur le territoire syrien un site de logistique aérienne", selon un communiqué du Kremlin. L'armée russe va également maintenir ses systèmes de défense antiaérienne "les plus modernes", a priori les S-400.

La presse russe estimait mardi que l'annonce surprise de Vladimir Poutine permet à Moscou de présenter son intervention comme une victoire politique en évitant l'enlisement et favorisant le processus de paix.

Selon la Maison Blanche lundi soir, M. Poutine a évoqué par téléphone avec son homologue américain Barack Obama "le retrait partiel" des forces russes de Syrie. Josh Earnest, le porte-parole de M. Obama, avait auparavant souligné qu'il était "difficile" de mesurer l'impact de cette annonce sur les négociations en cours.

La force de frappe russe a permis à l'armée syrienne d'engranger des victoires alors qu'elle se trouvait en mauvaise posture l'été dernier. Les Occidentaux ont toutefois accusé la Russie de privilégier les frappes sur les rebelles plutôt que sur l'organisation jihadiste Etat islamique, notamment pendant les premiers mois.

A New York, l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine a indiqué lundi que la diplomatie russe avait reçu l'ordre "d'intensifier (ses) efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie".

A Genève, l'opposition syrienne a accueilli l'annonce avec prudence, déclarant attendre d'en vérifier les effets sur le terrain et redouter une "ruse" du Kremlin.

Le sort d'Assad

L'annonce du retrait russe est intervenue quelques heures après le début d'un nouveau cycle de négociations entre des représentants du régime syrien et de la très hétéroclite opposition.

Au lendemain des premiers entretiens entre Staffan de Mistura et le négociateur en chef du régime de Damas, Bachar al-Jaafari, l'émissaire de l'ONU doit rencontrer l'opposition syrienne mardi à 16h00 GMT.

M. de Mistura a rappelé lundi que "la mère de toutes les questions" était de trouver un accord sur une transition politique.

Mais alors que pour Damas, le sort du président syrien n'est pas sujet à discussion, l'opposition syrienne veut la mise en place dans les six mois qui viennent d'un "organe de transition" doté de tous les pouvoirs.

La guerre en Syrie, qui a débuté en mars 2011 après la répression sanglante par le régime de manifestations prodémocratiques, s'est transformée en un conflit complexe impliquant une multitude d'acteurs locaux et internationaux. Elle a fait plus de 270.000 morts, poussé plus de la moitié des habitants à quitter leur foyer et provoqué une importante crise migratoire.

AFP

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Forte explosion dans un immeuble du centre de Madrid

De la fumée s'élève d'un bâtiment endommagé après une explosion dans le centre-ville de Madrid, à Madrid, Espagne, le 20 janvier 2021.

Une forte explosion d'origine inconnue s'est produite mercredi après-midi dans un immeuble du centre de Madrid, selon la Télévision nationale espagnole (TVE) et des témoins.

On ignorait encore s'il y avait des victimes.

Selon TVE, l'explosion, "très puissante", a détruit trois étages de l'immeuble, qui est situé près d'un résidence pour personnes âgées.

La CEDH condamne la Suisse pour avoir emprisonné une femme qui mendiait

Les juges de la Cour Européenne des Droits de l'Homme avant une audience, à Strasbourg, en France, le 22 novembre 2017. (AFP/ Frederick Florin)

La Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné mardi la Suisse pour avoir infligé une lourde amende à une mendiante roumaine pour mendicité sur la voie publique à Genève.

"La Cour estime que la sanction infligée à la requérante ne constituait une mesure proportionnée ni au but de la lutte contre la criminalité organisée, ni à celui visant la protection des droits des passants, résidents et propriétaires des commerces", explique l'institution judiciaire du Conseil de l'Europe, installée à Strasbourg.

Une Roumaine analphabète, appartenant à la communauté rom et née en 1992, avait été condamnée en janvier 2014 à 500 francs suisses (environ 464 euros) d'amende pour mendicité sur la voie publique. Cette femme, qui n'avait pas de travail et ne touchait pas d'aide sociale, a été ensuite placée cinq jours en détention provisoire pour ne pas avoir payé l'amende.

"Placée dans une situation de vulnérabilité manifeste, la requérante avait le droit, inhérent à la dignité humaine, de pouvoir exprimer sa détresse et essayer de remédier à ses besoins par la mendicité", a considéré la CEDH.

La Cour a donc jugé que la Suisse avait violé l'article 8 protégeant le droit au respect de la vie privée et familiale de la convention européenne des droits de l'Homme.

La Suisse doit verser à la requérante 922 euros pour dommage moral.

Donald Trump gracie 73 personnes, dont Steve Bannon

L'ancien stratège de la Maison Blanche Steve Bannon arrive pour témoigner au procès de Roger Stone, au tribunal fédéral de Washington, le 20 août 2020.

Peu avant la fin de ses fonctions, le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi la Maison Blanche.

Le communiqué de la Maison Blanche indique que "le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres". Ni M. Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

M. Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain.

Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il esr connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, M. Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui.

La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison.

Ces derniers mois, M. Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Crtains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

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YouTube prolonge d'une semaine la suspension du compte de Donald Trump

Le logo de YouTube

Le site YouTube, propriété de Google, a annoncé mardi, à la veille de l'investiture de Joe Biden, qu'il prolongeait d'une semaine la suspension de la chaîne du président américain sortant Donald Trump.

"Compte tenu des préoccupations concernant de potentiels actes de violence, la chaîne de Donald J. Trump ne pourra pas mettre en ligne de nouvelles vidéos ou des vidéos en direct pour une période supplémentaire minimum de sept jours", a indiqué le groupe dans un message transmis à l'AFP.

"Les commentaires continueront d'être désactivés indéfiniment sous les vidéos de la chaîne", a-t-il ajouté.

YouTube avait suspendu pour une première fois le 13 janvier la chaîne du locataire de la Maison Blanche, qui comptait 2,77 millions d'abonnés, et ce pour sept jours. Le groupe avait alors également supprimé une vidéo en estimant qu'elle enfreignait sa politique de lutte contre l'incitation à la violence.

La plateforme avait pris cette décision après des mesures plus radicales d'autres réseaux sociaux. La pression de la part d'ONG était en train de monter, certaines menaçant même Google d'appeler à un boycott publicitaire, comme elles l'avaient fait contre Facebook cet été.

Après la violente invasion du Capitole américain par une foule de partisans de Donald Trump le 6 janvier, les géants des technologies ont choisi d'appliquer leurs règles beaucoup plus strictement que par le passé.

Facebook et Instagram ont suspendu temporairement puis indéfiniment le profil du président sortant tandis que Twitter a définitivement supprimé son compte. Snapchat et Twitch ont réagi d'une façon similaire.

Apple, Google et Amazon ont banni d'internet le réseau social conservateur Parler, prisé des fans du milliardaire républicain, en l'excluant de leurs services d'hébergement.

Toutes ces entreprises veulent absolument éviter de faciliter d'éventuels débordements et violences pendant la cérémonie d'investiture de Joe Biden, prévue à 12H00 mercredi (17H00 GMT).

Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les autorités, et Airbnb a annulé toutes les réservations prévues à Washington cette semaine.

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