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La révision de la Constitution fait débat au Mali, un mois avant le référendum


Des manifestants, membres de Trop, c'est trop protestent contre le référendum sur la Constitution du 9 juillet, à Bamako, le 8 juin 2017. (VOA Kassim Traore)

Au Mali, la Constitution révisée crée une vive tension entre les partisans du "oui" et du "non". Le texte, est diversement apprécie au Mali, doit être soumis à un referendum le 9 juillet prochain.

Les organisations de la société, certains partis politiques et des associations se sont donnés la main pour demander le retrait de Constitution révisée. Au même moment, les partis politiques de la majorité se lancent dans une campagne d'explication du nouveau texte.

La Constitution malienne révisée par des députés est contestée à travers plusieurs de ses articles, qui constituent pour certains comme une violation, pour le président de la commission loi de l'assemblée nationale la Cour constitutionnelle a donné son avis favorable pour ce qui de l'article 118.

"La notion d'intégrité du territoire, c'est une notion de droit international, on se dmeande si les frontières du Mali sont menacées", souligne Zoumana Ntji Doumbia, député.

L'opposition trouve qu'en plus de la violation la situation sécuritaire du pays ne permet pas l'organisation du referendum.

"Certains territoires n'ont pas de préfets", explique Honorable Soumaila Cisse, chef de file de l'opposition, parlant du manque de souveraineté du gouvernement.

Le changement de mandat du président de la république de 5 a 10 ans, la violation de l'article 118 sont des amalgames selon le député Yacouba Traore de Segou.

Le projet de constitution prévoit le Sénat et l'Assemblée nationale. Les deux combines donne le congrès, qui doit statuer sur les questions référendaires à la place des Maliens.

Pour le moment les structures en charge de l'organisation du referendum du 9 juillet sont a pied œuvre.

"Nous allons conjuger nos efforts pour que tout ce passe dans la légalité", confie Amadou Bah président de la Ceni, à VOA Afrique.

"Non-C'est fini" ou " An Tè-A Bana", une plateforme composée de partis politiques, organisations de la société civile, des regroupements de jeunes et femmes, demande le retrait du projet constitutionnelle.

Kassim Traoré, correspondant à Bamako

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